Auto
  • Porsche 911 Carrera 4S : Boxer toutes catégories
  • Porsche 911 Carrera 4S : Boxer toutes catégories

    porsche 911
    porsche 911
    porsche 911
    porsche 911
    porsche 911
    porsche 911
    porsche 911
    porsche 911
    porsche 911
    porsche 911
    porsche 911
    porsche 911
    porsche 911
    porsche 911
    porsche 911
    porsche 911
    porsche 911
    porsche 911
    porsche 911
    porsche 911
    porsche 911
    porsche 911

    Après l’essai de la 911 Carrera « de base », nous vous proposons celui de la 911 Carrera 4S, la version ultra polyvalente. La greffe des deux turbos a-t-elle eu raison de son caractère ?
      • Performances de très haut niveau
      • Polyvalence absolue
      • Comportement routier au top
      • Finition
      • Tarif très costaud
      • Places arrière étriquées
      • Caractère légèrement lissé
      • Coffre réduit

    Petit retour en arrière, au début de cette année pour être plus précis : la 911 entame une véritable révolution. A l’occasion du facelift de la série 991, le célèbre flat-six se convertit aux turbos ! Une concession au « downsizing » qui a vu par ailleurs, la cylindrée réduite à 3 litres. « Less is more » dit-on de l’autre côté de la Manche, et avec cette nouvelle mécanique, Porsche promet des performances en hausse et surtout, parce que c’était le but recherché, une consommation et des émissions de CO2 en baisse.

    Dans son baluchon, nous y voyons…

    Passons rapidement sur les nouveautés apportées par cette nouvelle génération, déjà traitées lors de l’essai de la 911 Carrera. Rappelons simplement que ce facelift apporte de très subtiles évolutions sur le plan esthétique et que l’habitacle accueille un nouveau système multimédia, infiniment plus performant. Pour faire bonne mesure et répondre à ce nouveau moteur plein de fougue, Porsche révise également la partie châssis qui peut gagner 4 roues directrices, mais uniquement en option sur cette version S.

    Démarrage et… sourire

    De la 911 Carrera précédemment essayée, nous avions le souvenir d’un moteur plein de fougue, mais étonnement discret. Trop, sans doute, aux oreilles des nostalgiques du modèle qui pratiquaient le moteur atmosphérique. Equipée de l’échappement sport optionnel, notre Carrera 4S craque irrésistiblement dans l’air au démarrage. Une voix rauque typée 911 et qui ne peut que donner le sourire.

    Heureusement, tu ne changes pas vraiment…

    Nous ne le martèlerons probablement jamais assez, mais mamy 911, c’est certainement l’une des sportives les plus utilisables au quotidien. Quand la plupart de ses concurrentes vous ruinent le dos ou vous confinent dans un environnement sombre digne d’un bunker de la Seconde Guerre mondiale, la 911 ouvre en grand ses baies vitrées et vous gratifie d’un confort surprenant. Certes, les jantes de 20 pouces de notre exemplaire martèlent un peu la colonne vertébrale sur les ornières de nos rues, mais une fois à vitesse plus élevée, tout se remet dans l’ordre.

    Finition au sommet

    L’habitacle est un vrai cocon tourné autour du conducteur. La finition est absolument irréprochable et si les places arrière sont vraiment anecdotiques, il est possible de rabattre les dossiers pour fournir un espace de rangement supplémentaire. Ce qui, soyons honnêtes, n’est pas un grand luxe, le coffre avant ne battant pas des records de volume…

    Quant au ronron du moteur, il se fait parfaitement oublier. A ce niveau, c’est presque une déception : même agrémentée de l’échappement sport, le flat-six ne tonne plus dans l’habitacle comme auparavant et réserve ses notes hargneuses au monde extérieur.

    Un roc !

    Avec son moteur porté à la manière d’un sac-à-dos, la 911 n’a jamais été une grande dévoreuse d’autoroute, stabilité précaire à haute vitesse oblige. Ou du moins, jusqu’à récemment : désormais, les nouvelles épures retenues par le constructeur pour ses trains roulants permettent d’enquiller les kilomètres d’ « Autobahn » à vitesse démentielle, sans pour autant dévier de sa trajectoire. Un roc !

    Sécurité par tous les temps

    Sur routes sinueuses, la Carrera 4S devient impériale. Le freinage est absolument indestructible sur la route, y compris sans la chère option « carbone-céramique ». Voilà qui permet de bien planter le train avant en entrée de virage, le reste suivant naturellement, aidé par l’excellente motricité naturelle du modèle et par ses quatre roues motrices. La direction finement soignée et les 4 roues directrices permettent d’atteindre des sommets ! Mais si vous n’arpentez pas régulièrement les virolos de nos routes de campagne, il est parfaitement possible de se passer de cette dernière option… Et bien entendu, lorsque la météo se gâte, la transmission intégrale rassure…

    Et le moteur ?

    Parlons-en. Nous avions déjà évoqué sa sonorité : pleine et hargneuse à l’extérieure, plutôt calme et feutrée dans l’habitacle. Plus discret donc que la précédente unité, il se rattrape avec un couple faramineux de 500 Nm, disponible dès les plus bas régimes. Avec la boîte automatique PDK optionnelle, il forme un tandem d’une efficacité diabolique ! Certes, les plus pointilleux noteront un très léger temps de réponse (vraiment infime) comparé au moteur atmo et un caractère globalement plus lisse, mais pour le reste, il a tout bon : souple et très costaud en bas, il continue de pousser comme un beau diable jusqu’à 7.500 tr/min ! 420 chevaux, ça cause ! Et là, enfin, on retrouve cette symphonique chevauchée de Walkyrie…

    Tarif

    Ici aussi, hélas, c’est du costaud. A 121.726 € en prix de base, la Carrera 4S fait payer cher ses multiples atouts. D’autant que si vous puisez dans le catalogue d’options, chose absolument inévitable, les prix enflent à une vitesse affolante. Notre monture était ainsi affichée à plus de 150.000 € !

    A la pompe, notre Carrera 4S aura consommé un petit litre de plus que la Carrera précédemment essayée. Comptez donc une moyenne de 9 l/100 km sur un rythme souple et environ 12,5 l/100 km si vous avez le pied droit plus lourd ou si vous arpentez régulièrement la ville. Au niveau des émissions de CO2, Porsche annonce 180 g/km. Remarquable, vu les 420 chevaux !

    Conclusion

    Capable de rouler à plus de 300 km/h et d’abattre le 0 à 100 km/h en 4 secondes, la 911 Carrera 4S à boîte PDK offre des performances de très haut niveau, dans un écrin soigné et avec une polyvalence que ses concurrentes ne peuvent que lui envier. Très facile à vivre au quotidien, cette 911 est sans aucun doute le maître-achat dans la gamme… Certes, certains pourront lui reprocher un caractère plus timoré que dans le passé, mais elle se rattrape en offrant un niveau de prestations plus élevé que jamais. 

    Texte :

    Photos : François Piette

    Donnez votre avis!

    Actualités et essais