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  • BMW K 1300 GT : Go Fast! (Suite et fin)
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    bmw k 1300 gt
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    Le lendemain matin, le ciel gris et bas n'incite guère à l'optimisme. Nous montons malgré tout jusqu'au péage. L'échec se confirme: la route n'est accessible qu'aux voitures munies de chaines. Nous en sommes quitte pour rebrousser chemin jusqu'à Zell-am-See puis prendre la vallée suivante et rejoindre le Felbertauerntunnel. Nous en sortons à une altitude d'environ 1500 mètres, la pluie s'est transformée en neige fondante, le thermomètre indique 2°!


     Notre route continue vers l'Italie, et nous nous arrêtons pour manger un bout à Bressanone. Comique: nous sommes en Italie, mais les noms de rues, les cartes de restos, tout est bilingue allemand-italien, l'allemand en tête! Quelques jolies routes plus loin, nous posons nos roues à Riva del Garda, au bord du lac du même nom. Une merveille, tout comme la rive ouest du lac que nous longerons le lendemain, sous un franc soleil qui ne nous quittera plus jusqu'à notre retour. Prochaine étape, la côte ligure, à Portofino précisément. Un crochet par Brescia, un peu d'autoroute pour traverser la plaine du Pô puis nous attaquons le massif montagneux pour atteindre la côte au plus court. Au plus court, c'est vite dit! Nous nous retrouvons sur des routes si étroites qu'on ne peut y croiser qu'une autre moto et si tortueuses qu'il nous faut rentrer la première et braquer quasiment à fond pour avaler les épingles. Le GPS paraît démesurément optimiste sur la moyenne estimée et c'est avec un fameux retard sur ses premières prévisions que nous arrivons enfin à Portofino, un véritable joyau épargné de toute pression immobilière.

    Hors du temps

    Le temps semble s'être figé dans cette irrésistible et minuscule petite crique! Malgré tout le plaisir que nous a apporté la K 1300 GT jusqu'ici, nous aurions bien aimé ne pas avoir à reprendre le guidon dès le lendemain et nous poser un peu plus longuement sur cette riviera italienne si délicieusement préservée. Prochaine étape: Nîmes: nous longeons d'abord la côte vers Gênes, que nous contournons en remontant sur l'autoroute. De Gênes à Cannes, nous traversons 146 tunnels et franchissons sans doute le même nombre de ponts ou peu s'en faut! Le temps est radieux, mais le vent latéral ne facilite guère la conduite, tant il se montre violent. Heureusement, les qualités dynamiques de la K ne semblent guère pâtir de ces conditions difficiles. Après une excellente soirée passée chez des amis à Nîmes nous filons vers Rocamadour, non sans d'abord passer par Uzès, et jeter un regard sur le pont du Gard. Nous nous régalons dans les Cévennes, franchissons le pont de Millau.

    Excès d'optimisme

    Notre élan se brise net par l'intervention inopinée de la maréchaussée française nous reprochant une vitesse semble-t-il excessive. Maudites et imparables jumelles! Tout ceci fait sérieusement chuter la moyenne et nous brise un peu le moral, vu la sévérité de la dite maréchaussée. Heureusement, une délicieuse étape chez des amis possédant une vieille bâtisse dans un hameau proche de Rocamadour nous fait prendre cet incident fâcheux avec philosophie! La dernière étape, qui doit nous ramener en Belgique, se déroulera toutefois dans le plus profond respect d'une législation plus adaptée à l'automobile qu'à la moto au prix, faut-il le préciser, d'un profond ennui, hormis un petit incident mécanique sans gravité: quelques écrous perdus. Mais un dimanche, dans une station-service qui ne vend que de l'essence et quelques souvenirs, ça se présente mal. Heureusement et comme dans toutes les belles histoires, un bon samaritain croisa notre route. Notre sauveur, un possesseur de Ducati aimant l'arsouille, puisqu'il transitait d'un circuit à un autre, en remorquant sa belle, nous vint en aide avec sa boîte à outils et ses boulons.

    Le bon samaritain

    Notre bon samaritain en rit encore: une Ducati volant au secours d'un BMW!! Voici venue l'heure du bilan, et notre mésaventure avec la gendarmerie lors de notre avant dernière étape résume sans doute au mieux les qualités et les défauts de celle qui nous a mené à travers l'Europe durant 4400 km. La K 1300 GT réunit une telle somme de qualités qu'il faut se faire violence pour ne pas les exploiter. Le châssis s'est montré impérial, que ce soit en charge à plus de 230 km/h, en bondissant d'un lacet à un autre sur de petites routes de montagne, ou encore en flânant sur un filet de gaz le long d'un bord de mer. Les suspensions réglables font merveille, même si nous avons privilégié le plus souvent la position "Normal", réservant la "Sport" à l'attaque et la "Comfort" à la promenade. Les poignées et la selle chauffantes furent d'un grand réconfort à basse température, tout comme la bulle électrique préservant pilote et passager des remous. Le freinage combiné s'est montré magistral, et le moteur d'un tempérament exceptionnel, transformant à la demande, et avec la complicité d'un châssis bien né, cette GT en véritable sportive.

    Le top

    Et c'est là que le bât blesse. Tous les composants de la K 1300 GT rendent cette moto tellement efficace qu'il en devient difficile de respecter des limitations de vitesse pas toujours judicieuses et en tous cas inadaptées au comportement routier de la K et au coffre du moteur, capable de reprendre en sixième depuis le ralenti jusqu'à la vitesse maxi avec une vigueur réjouissante! En pinaillant, on lui reprochera bien quelques petits défauts, dont un tableau de bord pas toujours très lisible en fonction de l'orientation du soleil, ou quelques vibrations dans la poignées. Rien de rédhibitoire, et on en viendrait même à accepter un prix plutôt confortable, 18.600 € auxquels s'ajoutent le pack Safety (RDC et ASC) à 435 € et le pack HighLine (xénon, ESA, cruise control, poignées et selle chauffantes) à 1.835 €, ce qui nous met la belle à près de 21.000€, sans compter le top-case ou le sac de réservoir… Ca commence à faire des sous, mais vous ne trouverez pas meilleure Grand Tourisme sur le marché actuellement. Un dernier détail: sur les 4400 km et sans avoir été avare en essorage de poignée (hormis la dernière étape…), la consommation s'est établie à six litres aux cent de moyenne, en duo avec bagages.

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