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  • Kawasaki Versys : En faut-il vraiment plus?
  • Kawasaki Versys : En faut-il vraiment plus?

    kawasaki versys
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    La Versys, une intelligente déclinaison de la très réussie ER-6, ne fut pas gâtée à sa naissance par la fée design, qui ne semblait guère s’être penchée sur son berceau. C’est semble-t-il corrigé pour le millésime 2010, à la plastique nettement plus attractive. Hormis la ligne, peu de défauts déforçaient la Versys première mouture, voyons ce qu’il en est de ce nouvel opus.

    • Lignes plus consensuelles, finition en progrès, belle polyvalence
    • Définition moteur discutable par rapport à la ER-6, confort de suspension perfectible

     La ER-6 a bénéficié d’une remise à jour pour le millésime 2009, c’est au tour de la Versys d’en profiter un an plus tard. Le travail sur la ligne saute immédiatement aux yeux, avec des traits plus tendus affinant la silhouette. Nouveau bloc optique avec deux phares superposés, nouvelle tête de fourche, écopes de radiateur et caches latéraux redessinées, clignoteurs plus fins, feux arrières de Z1000 à diodes, nouveau garde-boue avant, rétros travaillés, carters moteur redessinés, tout ou presque a été repensé pour donner à la Versys une ligne à la fois plus consensuelle et plus racée. Personne ne s’en plaindra!

    Evolutions

    Techniquement, la Versys bénéficie des évolutions inaugurées sur la ER-6: ainsi certaines fixations moteur sont dorénavant assurées par des silentblocs pour atténuer les vibrations, mais les différences entre la Versys et la ER-6 se jouent encore, comme pour les précédents millésimes, sur les réglages moteur. Si la ER-6 développe 72 ch à 8.500 tr/min, la Versys se contente de 64 ch à 8.000 tr/min. Le couple baisse un peu aussi, 60 Nm au lieu de 66, au régime très légèrement inférieur de 6.800 tr/min. Les suspensions de la Versys offrent plus de débattement et la roue avant est toujours guidée par une fourche inversée. La hauteur de selle de 845mm (785 pour la ER-6) correspond bien à la définition "trail" de la moto mais reste d’autant plus acceptable que la moto, fine et légère, ne se fait pas intimidante. Nous retrouvons avec plaisir une position de conduite parfaite pour notre gabarit (1m80), avec une selle extrêmement confortable et bien dessinée.

    Accueillante

    Nous apprécions le large guidon, le réservoir étroit et les repose-pieds bien placés qui mettent directement à l’aise. Assis bien droit, les mains sur un guidon large sans excès, le dos calé par la selle passager, les jambes idéalement pliées, difficile de trouver meilleure position pour conduire avec sérénité et efficacité. Le pare-brise, dorénavant réglable en trois positions par le biais de quatre vis, soulage de la pression du vent et invite à tailler la route. Le comportement routier, à l’unisson de la position de conduite, justifie la confiance qu’inspire cette Versys. Précise, stable mais maniable, on ne voit guère ce qu’on pourrait lui reprocher sur le plan dynamique. Hélas, ce comportement remarquablement sain et rassurant se paie par des suspensions décidément trop fermes, heureusement atténués par l’excellente selle et la bonne position de conduite. Voici sans doute un des rares défauts de la Versys, et l’attaque de l’amortisseur directement par le bras oscillant, sans biellette, y est sans doute pour quelque chose.

    comportement

    Soyons positifs: cette fermeté permet à la Versys d’avaler les nids de poules ornant nos routes sans sourciller ni talonner! Le moteur de la Versys confirme une fois de plus l’agrément d’une architecture à deux cylindres pour une moto, et à fortiori pour une moyenne cylindrée. Certes moins lisse qu’un quatre cylindres, le vertical twin de la Versys rechigne à descendre trop bas dans les tours, surtout sur les rapports supérieurs. Dans les rapports intermédiaires, il pourra reprendre dès 2.000 tr/min mais se montre nettement plus à l’aise entre 3 et 6.000 tr/min, une plage de régime idéale à l’usage. Capable de monter dans les tours, on le sent s’essouffler à l’approche de la zone rouge et on en vient de nouveau à regretter les réglages spécifiques à la Versys, qui nous paraissent moins réussis que sur la ER-6. Celle ci, aussi remplie dans les mi-régimes, se montre plus rageuse et volontaire en montant dans les tours quand la Versys semble s’essouffler. Nous nous en plaignions pour la précédente génération, ça se ressent moins pour le nouveau millésime, mais nous préférons le tempérament plus joueur du bouilleur de la ER-6. Voilà, c’est dit!

    La polyvalence à prix raisonnable

    Ceci étant, en usage ‘normal’ le bloc de la Versys tracte avec entrain, propulsant avec vivacité la Versys d’un virage à l’autre. Le tableau de bord n’évolue guère, et on lui reprochera de faire l’impasse sur l’indication du rapport engagé. Le réservoir de 19 litres, conjugué à une consommation raisonnable, incite au voyage, d’autant que la Versys peut recevoir une bulle plus grande, des poignées chauffantes et une bagagerie qui élargiront son champ d’action. Le freinage, avec ABS pour notre modèle d’essai, remplit parfaitement son office sans appeler de remarques particulières, et confirme que la Versys peut en offrir beaucoup. Tant les motards confirmés que les frais émoulus du permis, tant les citadins que les campagnards, tant les navetteurs que les voyageurs au long cours apprécieront toutes les qualités qu’offre la Versys, pour la somme raisonnable de 8.090 €, le prix de la polyvalence et la preuve qu’il n’est pas nécessaire de dépenser (beaucoup!) plus pour un maxi scooter ou encore plus pour un gros trail ou une GT!

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