Essais

Ferrari California T Handling Speciale : Au Zénith !

Je vous le demande, comment rester de marbre devant tant de grâce et un logo aussi évocateur ? Une Ferrari, même dans son modèle d’accès, reste un mythe qui se doit d’entretenir la légende… Découvrons ensemble cette California T, agrémentée du pack « Handling Speciale ».

  • Piette François
  • 12 octobre 2016
  • FERRARI
  • 164 vues
Avantages et inconvénients
  • Comportement routier épatant
  • Confort étonnant
  • Magie du logo/design
  • Moteur charismatique, performances
  • Bruit à allure constante
  • Détails de finition
  • Ergonomie
  • Habitabilité arrière

C’est la moins chère des Ferrari. Et c’est également, la plus atypique : 2+2, moteur V8 biturbo avant, cabriolet à toit en dur rétractable. Une telle combinaison, au sein de la famille Ferrari, est tout simplement unique. Mais surtout, au-delà du descriptif, il y a la magie. La magie d’un logo qui envoûte les jeunes et les moins jeunes, la magie d’une ligne qui se laisse caresser du regard et la magie d’une sonorité qui évoque la compétition et les âpres batailles sur la piste. Allez, laissons-nous envoûter un bref instant…

Handling Speciale

Ce pack sublime quelque peu l’espèce en revisitant les suspensions : plus fermes tant à l’avant qu’à l’arrière, elles promettent un dynamisme supérieur en conduite dynamique, d’autant que le contrôle de stabilité a été recalibré pour l’occasion. La boîte profite de cette circonstance pour réviser sa gestion, alors que l’échappement se voit retravaillé pour fournir des notes plus hargneuses que jamais. Diffuseur, calandre, canules d’échappement et logo spécifique sont là pour démarquer la bête du reste des California T.

Le V8 biturbo, pour sa part, reste inchangé : d’une cylindrée de 3,9 litres, il délivre 560 chevaux et surtout, quelque 755 Nm aux roues arrière, au travers d’une boîte automatique à 7 rapports.

Une clé en plastique pour la boîte de Pandore

Elle est là, garée devant moi. Rouge, évidemment, mais ici élégamment contrastée d’un toit noir. La magie opère, les battements du cœur s’accélère. Heureusement, car, sinon, autant changer de métier ! Ouvrons la porte. La clé brise un instant ce moment magique, vulgairement finie dans un plastique rouge criard. Pénétrons cet antre…

Sentiments contrastés…

Prenons place à bord. Pas de doute, c’est une Ferrari : le volant arbore fièrement le cheval cabré, les diodes lumineuses surplombent celui-ci et les innombrables inserts en carbone vous rappellent le pedigree de la bête. La position de conduite est excellente, quoique légèrement trop haute pour les plus grands gabarits. Une broutille. Cuir, Alcantara et fibre de carbone se marient élégamment, mais… Comment vous cacher notre petite déception ?

La finition n’est pas optimale, les places arrière sont anecdotiques, quelques plastiques jurent, le système multimédia entièrement revu (compatible avec Apple Car Play) n’est pas au niveau de celui des marques premium allemandes et… l’ergonomie est un cauchemar pour les débutants : plus de commodos, mais des boutons sur le volant qui commandent quasiment tout, depuis les clignotants jusqu’aux essuie-glace en passant par le fameux « manettino » qui gère les modes de conduite… Voilà qui demande un petit temps d’adaptation…

Démarrage…

Clé tournée pour le contact, appuyons sur le bouton de démarrage pour réveiller la bête. Dans un souffle grave, le V8 prend vie. Rauque et sourd, il signale sa présence en claironnant au travers de la ligne d’échappement spécifique. Ajustons le « manettino » sur le mode confort pour nous sortir de ce dédale urbain. Pas de levier de vitesses, mais quelques boutons sur la console centrale et des palettes. Sur ce mode, les gestions de l’accélérateur et de la boîte favorisent les évolutions souples.

Une direction au micro poil !

Mais déjà, la première chose qui surprend à ce train de sénateur, c’est la légèreté et la précision de la direction. Rarement, de toute ma carrière d’essayeur, je n’ai eu l’occasion de tâter un tel joyau entre les mains ! Un vrai régal qui ne pêche que par son léger manque de réversibilité. Elle constitue néanmoins, l’un des plus gros atouts dans le plaisir que distille cette fabuleuse machine.

A un rythme de sénateur...

Badgée « Handling Speciale » ou pas, la California T est une remarquable dévoreuse de kilomètres. Etranglons une bonne fois pour toutes les rumeurs qui cataloguent les Ferrari comme de véritables « tape-culs ». Non, la California T n’est rien de tout cela et se révèle remarquablement filtrante, y compris sur les routes les plus dégradées. La boîte enchaîne les rapports rapidement, l’accélérateur fait preuve d’une vraie progressivité, mais le bourdonnement de l’échappement peut lasser…

Sonorité enchanteresse ?

Une Ferrari, c’est d’abord une musique, me répète régulièrement mon cœur de passionné… Même bâillonné par une paire de turbos, le V8 Ferrari s’exprime d’une voix rauque et claire, qui n’évoque en rien les V8 US « gargouillants ». Ici, c’est une sonorité rageuse qui vire vers un timbre féroce au fur et à mesure de la montée en régimes. Une voix qui donne le frisson… tant qu’elle est modulée ! Car à régime constant, le grondement sourd de l’échappement devient lancinant. Mais une Ferrari, on l’achète aussi pour sa voix unique, non ?

Du sport en vue !

Passons au mode « Sport ». Sur un tempo plus dynamique, la California T envoûte. Biturbo ou pas, un moteur Ferrari présente un caractère bien à lui : souple et disponible en bas, de plus en plus rageur en haut ! Une fois la barre des 5.000 tr/min dépassée, vous entrez dans le mode postcombustion : vos vertèbres sont sévèrement matraquées, l’échappement hurle à déterrer les morts, les diodes s’enchainent sur le volant et l’horizon semble tout à coup, nettement plus proche que tout à l’heure ! D’une pichenette sur la palette de droite, vous passez au rapport suivant et la Ferrari jappe dans l’air, le museau se cabre et vous revoilà vigoureusement propulsé vers le septième ciel automobile.

Une grosse MX-5

Dans les virages, la masse et la puissance de la Ferrari imposent une certaine circonspection… Théorique ! En effet, ce qui interpelle surtout, c’est la sensation de légèreté de l’ensemble. Rassuré par un freinage indestructible, vous freinez tard et plongez dans la corde des virages. Le train avant prodigieusement accrocheur et la direction vive comme l’éclair permettent d’enchaîner les virolos à un train d’enfer, que la bienséance m’interdit de chiffrer ici. Facile, la Ferrari se laisse guider du bout des doigts et des orteils. Un régal…

Tarif

Affichée à 188.713 €, la California T est la seule Ferrari affichée à moins de 200.000 €. Y compris dans cette version « Handling Speciale » qui peaufine le comportement routier sans vraiment compromettre le confort : les 7.018 € demandés pour ce pack, hisse l’Italienne entre une Porsche 911 Turbo Cabriolet et une 911 Turbo S Cabriolet. Du côté des émissions de CO2, le nouveau moteur turbo permet de réduire la note : 251 g/km. Un beau résultat, somme toute…

L’instrumentation digitale complémentaire demande une certaine habitude, à l’instar de l’ergonomie générale de la bête, mais se révèle archi complète. L’équipement ne recèle toutefois pas les dernières avancées en matière de sécurité active : alerte anti-louvoiement, régulateur adaptatif, détection d’angle mort… Vous êtes dans une Ferrari, soyez donc concentré sur votre conduite ! Logique, après tout, non ?

Conclusion

A l’instar d’un violoniste chevronné, vous avez rapidement l’impression de ne faire plus qu’un avec votre monture. Tel un stradivarius, votre instrument envoûte l’espace par les sons qui s’en dégagent. Puis, d’un bref coup d’œil, vous lorgnez sur le volant et c’est alors qu’apparaît dans toute sa gloire, le magnifique cheval cabré. Non, la magie n’est pas morte. La California T est une vraie Ferrari. Avec tout ce que cela sous-entend…

Lire plus:

À propos de l'auteur : Piette François

Actualité recommandée pour vous

Plus d'actualités
Volvo n’installera pas son usine géante de batteries en Belgique

Volvo n’installera pas son usine géante de batteries en Belgique

Jan Jambon n’est pas parvenu à convaincre le constructeur suédois.

Polestar 3 : le futur Volvo XC90 « sportif » se précise

Polestar 3 : le futur Volvo XC90 « sportif » se précise

Polestar a dévoilé la première image officielle de son futur SUV. Cette Polestar 3 sera fabriquée aux Etats-Unis, au côté du futur Volvo XC90, et est attendue pour 2022.

La Toyota Corolla Cross arrive en Europe

La Toyota Corolla Cross arrive en Europe

Un nouveau SUV viendra donc encore gonfler le catalogue de Toyota en Europe. En outre, cette Corolla Cross inaugurera la nouvelle génération de mécanique hybride du spécialiste japonais.

Cette Toyota GR Yaris brûle de l’hydrogène… pour sauver les moteurs à combustion !

Cette Toyota GR Yaris brûle de l’hydrogène… pour sauver les moteurs à combustion !

Toyota continue le développement de ses motorisations thermiques capables de brûler de l’hydrogène. Cette Yaris sportive devrait dès lors donner de l’espoir aux puristes…

Essais recommandés pour vous

3,4 /5 Essai : Ford Ranger, éditions spéciales à la « benne » !

Essai : Ford Ranger, éditions spéciales à la « benne » !

Pour célébrer l’actuel Ranger et nous rappeler qu’il reste encore et toujours en vente, Ford n’en présente pas moins de 4 éditions spéciales ! Zoom sur les Wolftrack, Stormtrak, Raptor SE et MS-RT !

4,0 /5 Essai : Ford Mustang Mach E-GT, couteau suisse électrique

Essai : Ford Mustang Mach E-GT, couteau suisse électrique

Plus agressive, sportive et dynamique, cette version GT du SUV américain ne se comporte pourtant pas comme le pur-sang indomptable qu’on aurait imaginé…

Renault Kangoo vs VW Caddy : chers amis des familles !

Renault Kangoo vs VW Caddy : chers amis des familles !

Pour leur nouvelle vie, les Renault Kangoo et Volkswagen Caddy montent indiscutablement en gamme. De quoi faire oublier leur origine roturière tout en offrant toujours un habitacle modulable et spacieux. Mais à quel prix ?

3,9 /5 Essai : BMW M240i xDrive, le plaisir en ligne de mire

Essai : BMW M240i xDrive, le plaisir en ligne de mire

Alors que la Série 1 est devenue une sage traction, BMW a conservé une architecture de propulsion sur sa nouvelle Série 2. Mais transmet-elle toujours « le plaisir de conduire » cher à la marque ?

Conseils recommandés pour vous

Plus de conseils
Voici combien coûte la Dacia Jogger, la familiale 7 places abordable

Voici combien coûte la Dacia Jogger, la familiale 7 places abordable

Le nouveau Jogger sera commercialisé chez nous dès le 24 décembre, pour une arrivée en concession prévue à partir de mars 2022. Mais combien coûte ce nouveau crossover familial imaginé par Dacia ?

Futur collector : Lotus 2 Eleven, plus radicale, tu meurs !

Futur collector : Lotus 2 Eleven, plus radicale, tu meurs !

Au salon de Genève en 2007, Lotus présente un engin radical, destiné à limer l’asphalte des circuits : la Lotus 2 Eleven. Chose surprenante pour un engin de ce calibre, certains exemplaires seront homologués pour la route, moyennant un supplément assez raisonnable !

L’une des trois Bugatti EB 112 est en vente !

L’une des trois Bugatti EB 112 est en vente !

Le spécialiste allemand Schaltkulisse vient d’enrichir son catalogue de vente d’une rarissime EB 112. Seuls 3 exemplaires de cette Bugatti 4 portes ont été assemblés !

Top 10 des marques automobiles les plus fiables en 2021

Top 10 des marques automobiles les plus fiables en 2021

Les marques japonaises affichent, à nouveau, d’excellents résultats dans cette nouvelle étude de fiabilité.

Voitures neuves recommandées pour vous

Plus de voitures neuves

Hybride - Essence, Automatique

48 500 €
2021
50 km

Hybride - Diesel, Automatique

59 900 €
2021
50 km

Électrique, Automatique

33 950 €
2020
50 km

Diesel, Manuelle

31 500 €
2021
50 km

Voitures d'occasion recommandées pour vous

Plus de voitures d'occasion

Essence, Manuelle

11 990 €
62 523 km

Hybride - Diesel, Automatique

44 650 €
2021
7 982 km

Essence, Automatique

59 990 €
2019
31 685 km

Électrique, Automatique

27 750 €
2020
6 018 km