Essais

Essai : KGM Tivoli, « nouveau nez »

SsangYong devient KGM. Pour marquer son nouveau départ, le Tivoli modernise son visage. Un nouveau nez suffisant pour relancer l’intérêt d’un modèle déjà « éculé » ?

  • Christiaens  Jean-Francois Christiaens Jean-Francois
  • 19 février 2024
  • Ssangyong
3,5
score VROOM
  • 4,0
    Performance
  • 3,5
    Tenue de route
  • 3,5
    Confort
  • 3,5
    Équipement
  • 3,5
    Sécurité
  • 4,0
    Prix/Qualité
  • 2,5
    Consommation
  • 3,5
    Global
Avantages et inconvénients
  • Rapport encombrement / habitabilité
  • Moteur turbo essence volontaire
  • Garantie 5 ans
  • Rapport prix / équipement
  • Disponible en 4X4
  • Accès / volume du coffre
  • Consommation réelle
  • Gamme mécanique limitée
  • Modèle vieillissant

L’histoire de SsangYong n’a rien d’un long fleuve tranquille. La marque coréenne est passée de difficultés en renaissances à répétition. Le Phoenix renaît une fois de plus grâce à l’argent frais du groupe industriel sud-coréen KG Group. Pour l’occasion, le groupe a décidé de changer le nom de SsangYong. Dorénavant, la marque s’appelle officiellement KG Mobility, ou KGM pour les intimes. Si le fer de lance de ce renouveau est constitué par le rutilant SUV Torres ainsi que sa déclinaison électrique Torres EVX, les anciens modèles du catalogue SsangYong aussi marquent le coup pour l’occasion. Notamment le Tivoli. Un modèle qui lançait une précédente renaissance de SsangYong… en 2015.

Nez lissé

Pour affirmer au monde extérieur son nouveau départ dans la vie, le Tivoli s’offre un passage sur le billard. Le chirurgien esthétique s’est concentré sur sa face avant pour lui donner un coup de jeune. L’opération est plutôt réussie. Mais l’ajout d’une calandre inédite et la disparition de toutes les mentions SsangYong sur la carrosserie (mais on ne trouve pas de trace de KGM) ne transcendent pas fondamentalement le modèle découvert il y a maintenant plus de 8 ans ! Soit un âge canonique dans l’univers automobile… Mais il faut reconnaître que le packaging initial était intéressant et que la « mamy botoxée » reste séduisante. Pour être complet, notons que le Tivoli reçoit de nouvelles « chaussures » de 18 pouces avec finition Diamond Cut et ajoute la nouvelle couleur de lancement Iron Metal dans sa garde-robe pour l’occasion.

Habitabilité généreuse, mais coffre tarabiscoté

Long de 4,23 m, le Tivoli évolue dans l’univers des SUV compacts, comme le Ford Puma (4,19 m) ou le Renault Captur (4,23 m) pour ne citer que deux de ses très nombreux concurrents. Le Tivoli exploite plutôt bien ses centimètres et présente un espace habitable confortable pour ses occupants. En revanche, son coffre est moins convaincant. D’abord, son accès est peu pratique, avec un seuil de chargement assez élevé. En plus, ses formes sont un peu tarabiscotées. Sur papier, le volume offert est acceptable pour le segment, avec 423 l. Mais dans la pratique, il faudra jongler avec le double plancher qui lisse le seuil de chargement si on veut exploiter au maximum le volume disponible.

On notera tout de même à destination des déménageurs frénétiques que le Tivoli possède une botte secrète pour les séduire : se dériver en version allongée Grand Tivoli (anciennement XLV) dont la poupe étirée présente… 720 l de coffre ! Lui aussi bénéficie en ce moment de la même cure de jouvence que le Tivoli classique.

Ergonomie à l’ancienne (et c’est bien !)

KGM a un peu retouché l’intérieur du Tivoli à l’occasion de son changement de nom. Dans ce cas-ci aussi, les évolutions restent subtiles (bouches de ventilation redessinées, revêtements de sièges renouvelés, etc.). L’ambiance générale qui règne à bord reste donc plutôt austère et un peu vieillotte. Mais au-delà de cette première impression, il faut reconnaître que l’ensemble du mobilier est plutôt solide et l’ergonomie générale du poste de conduite excellente. Encore de l’ancienne école, le Tivoli donne directement accès à de nombreuses fonctions directement via des raccourcis. Quel bonheur de commander la climatisation, le volant ou les sièges chauffants, l’alerte de franchissement de ligne, etc. sans devoir naviguer au travers d’une forêt de menus dans un écran tactile !

Mais cela ne signifie pas que le Tivoli soit « dépassé ». Il dispose d’un cockpit digital dont le grand écran de 10,25 pouces distille de nombreuses informations. Et au centre de la planche de bord, on retrouve également un écran de 8 pouces (Smart Audio) ou de 9 pouces (navigation) en fonction du niveau retenu. Les connectivités Apple CarPlay et Android Auto sont disponibles avec connexion filaire. L’écran est assez grand pour que les informations s’y affichent de manière lisible, et le traitement « mat » de la surface permet une bonne lisibilité. Sur la version de pointe, la navigation embarquée se montre également efficace et affiche, par exemple, aussi la vitesse moyenne sur les zones surveillées par des radars tronçons.



Un seul moteur, mais à la carte

Lors de son arrivée sur le marché, le Tivoli étrennait deux nouvelles mécaniques 1.6l élaborées à partir du même bloc mais s’alimentant soit au sans-plomb à la pression atmosphérique, soit au gazole « sous pression ». Mais ces e-XGI 160 et e-XDi 160 de respectivement 128 ch et 115 ch n’existent plus. Le Tivoli n’est plus proposé qu’avec un 1.5 l turbo essence de 163 ch. Pour des raisons fiscales, on peut toutefois aussi le commander dans une variante Low Power « dégonflée » à 135 ch. Uniquement proposée en boîte manuelle, cette version présente un couple maximal de 260 Nm, comme sur la version de 163 ch en boîte automatique (6 rapports). Si on opte pour la version 163 ch en boîte manuelle (6 rapports), on peut disposer d’un petit supplément de 20 Nm (280 Nm). Notons que si le Tivoli n’accueille dorénavant plus qu’un unique moteur sous son capot, on peut tout de même le commander avec une transmission à quatre roues motrices (en 163 ch et boîte automatique). Une attention rare sur le segment des SUV compacts. Et qui rend le Tivoli encore plus polyvalent en cas de besoin, en plus de sa garde au sol déjà généreuse (17,8 cm).

Performances soutenues, mais…

En route, le KGM Tivoli se montre rapidement convaincant. Son insonorisation est soignée, ses commandes plutôt bien calibrées et son amortissement convaincant bien qu’un peu ferme. Sans être une référence d’agilité, le Tivoli fait également preuve d’un comportement dynamique efficace. On en profitera d’autant plus que son moteur est vigoureux. Le 1.5 l turbo anime, en effet, vaillamment le SUV coréen de 1.300 kg. Sa boîte automatique manque juste parfois un peu de réactivité, lors des kick down. Et son Stop&Start se montre parfois un peu lent au redémarrage. Mais dans l’ensemble, la mécanique se montre convaincante. En revanche, il faudra conduire avec un pied (très) léger si on souhaite se rapprocher de l’homologation WLTP annoncée à 7,6 l /100 km en 163 ch / boîte automatique (7,0 l/100 km en boîte manuelle ou 8,3 l/100 km en 4X4). Nous avons relevé un appétit réel d’un peu plus de 9 l/100 km au bout de notre semaine d’essai menée « à bon rythme ».

Prix KGM Tivoli 2024

KGM annonce ne pas avoir augmenté les tarifs du SsangYong Tivoli malgré sa cure de jouvence. Heureusement, car les tarifs ont déjà sensiblement augmenté depuis la présentation du modèle en 2015. A l’époque, il affichait un prix de départ canon de 14.990 €. Mais depuis, l’inflation généralisée a sévi aussi sur le Tivoli. Le prix catalogue officiel démarre maintenant à 23.490 €. Avec les « offres temporaires » (remise / écobon / prime de reprise), ce tarif est toutefois déjà ramené en un claquement de doigts à 17.490 € à certaines conditions. Pour ce tarif, il faut se contenter de la version 135 ch en boîte manuelle et ligne Crystal assez dépouillée. A l’autre extrémité du catalogue, un Tivoli 163 ch, boîte automatique 4X4 en ligne Sapphire de pointe est affiché à 35.190 € (soit 29.190 € remises comprises).

La meilleure affaire se situe plutôt entre ces deux extrêmes. Comme une version 135 ch / boîte manuelle Quartz à 26.990 € ramenée à 20.990 €. Dans tous les cas, rappelons que KGM offre une garantie de 5 ans / 100.000 km.

Notre verdict

Le Tivoli, qu’il soit siglé SsangYong ou présenté en toute discrétion comme un produit KGM, reste un SUV compact aux qualités intéressantes. Un modèle « âgé », mais modernisé juste suffisamment pour rester dans le coup. Le tout sans déplaire aux conducteurs insensibles aux « gadgets ».

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Christiaens  Jean-Francois
À propos de l'auteur : Christiaens Jean-Francois Jean-François Christiaens est journaliste automobile depuis 2005. Passionné par tout ce qui roule, il prend autant de plaisir à découvrir une voiture électrique que de rouler dans une hypercar. Mais son cœur penche tout de même plutôt vers l’univers des petites bombinettes héritières de l’ère GTI. Quoique dorénavant, un bon break confortable ne le laisserait pas indifférent. C’est ça, vieillir ?
Photos ©: Sébastien Vanhouche.

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