Essais

Essai : Skoda Kamiq, la bonne affaire ?

Le SUV semblant être devenu la norme ces dernières années, nul constructeur ne peut plus ignorer ce marché, et chacun multiplie les modèles, histoire de couvrir tous les segments. Skoda ne fait pas exception à la règle et vient compléter par le bas une gamme riche maintenant de trois SUV.

  • Wouters Bruno
  • 26 août 2019
  • Skoda
3,7
score VROOM
  • 4,0
    Performance
  • 4,0
    Tenue de route
  • 3,5
    Confort
  • 3,5
    Équipement
  • 3,5
    Sécurité
  • 3,5
    Prix/Qualité
  • 3,5
    Consommation
  • 4,0
    Global
Avantages et inconvénients
  • Agrément du bloc 1.0 TSI
  • Comportement routier amusant
  • Habitabilité respectable
  • Politique d’options
  • Prix encore inconnu
  • Un SUV banal de plus

Si pendant longtemps les Skoda marquaient un temps de retard face aux autres véhicules du groupe, Volkswagen ou Audi, cette époque est aujourd’hui bien révolue. Si les grandes avancées techniques apparaissent encore souvent d’abord au sein de ces deux marques, les Skoda en bénéficient dorénavant très rapidement, se montrant d’autant plus attractives, et le Kamiq ne fait pas exception à la règle.

Considéré comme un SUV urbain, le Kamiq n’en affiche pas moins des dimensions plutôt généreuses : avec 424cm, il lorgne plus du côté du T-Roc que du T-Cross… Il partage pourtant sa plateforme MQB A0 avec le T-Cross, l ‘Arona, la Polo, la Scala ou encore l’Ibiza. Ces dimensions profitent directement aux occupants avec un habitacle accueillants et un coffre dans la bonne moyenne avec ses 400 litres. Seul un Dacia Duster ou un Honda HR-V fera franchement mieux…. Pas d’énorme révolution esthétique, le Kamiq s’inscrit bien dans la lignée du Kodiaq et du Karoq, ce qui ne l’empêche pas de se démarquer par ses phares LEDs sur deux niveaux, une astuce qu’on retrouve sur le traitement de la poupe avec les réflecteurs séparés des blocs lumineux, et d’adopter à son tour les lettres S-K-O-D-A sur son hayon à la place du logo.

Scala sur échasses

Pas de grosses surprises dans l’habitacle, puisqu’on y retrouve la planche de bord développée pour la Scala. Et c’est tant mieux, parce que cet élément apporte un vent de fraîcheur et de modernité dont ne bénéficient pas ses deux grands frères, même s’il n’apporte guère d’éléments complémentaires. Le Virtual Cockpit est de la fête, pourvu de piocher dans les bonnes options, pareil pour l’écran tactile, pouvant aller jusqu’à 9,2 pouces. Restons dans l’habitacle pour souligner que ses occupants seront assis 4cm plus haut que dans la Scala. Assez logique, puisque la garde au sol augmente dans les mêmes proportions. La place n’est pas comptée pour les passagers arrière qui peuvent en prime (et en option !) bénéficier de l’immense toit vitré panoramique qui baigne de lumière l’espace de vie. 

Les aspects pratiques soufflent le chaud et le froid. Peu avare en espaces de rangements disséminés un peu partout, le Kamiq fait l’impasse sur la banquette arrière coulissante, un petit « plus » pourtant bien pratique à l’usage. Il faudra se contenter de la banquette rabattable 60/40 et de la possibilité de disposer d’un dossier de siège passager avant rabattable. 

Up to date

Comme évoqué plus haut, le Kamiq n’a pas à rougir point de vue technologie embarquée : assistant maintien de voie, freinage d’urgence, détection d’angle mort, aide au stationnement, adaptateur de vitesse adaptatif, détecteur de fatigue, chargeur de téléphone par induction, ports USB-C, carte eSIM intégrée, contrôle vocal avancé, point d’accès wifi, Bluetooth, Apple CarPlay, Android Auto, MirrorLink… De quoi satisfaire les plus exigeants, de série ou en option. 

Skoda se distingue aussi par ses astuces « Simply Clever », tellement malignes qu’on se demande pourquoi si peu de constructeurs y pensent, comme le parapluie intégré dans la porte, les protections escamotables pour les bords de portière (génial, tout simplement !), la lampe de poche LED dans le coffre, l’entonnoir intégré au bouchon de lave-glace ou encore le gratte-givre dans la trappe à carburant, la poubelle dans la garniture de porte, j’en passe et des plus pratiques : le genre de petit détail qui facilite la vie quotidienne…

Côté châssis, le Kamiq se distingue de la Scala par sa garde au sol surélevée, ses roues de plus grand diamètre minimum 16 pouces) et ses amortisseurs spécifiques. L’essieu arrière est renforcé, les trains roulants disposent de réglages spécifiques et de quelques adaptations pour accueillir les ressorts et amortisseurs plus longs. Sous le capot, du connu, avec des motorisations essence, diesel et CNG. 

Nouveau dans la famille, le 1.0 G-TEC au CNG développe 90ch mais se fera encore un peu désirer, tout comme le 1.5 TSI, un quatre cylindres de 150ch. Ces deux motorisations n’apparaîtront que plus tard. En attendant il reste le choix entre le 1.0 TSI en 95 ou 115ch, boîte cinq pour le 95ch, boîte six ou DSG sept pour le 115ch. Le 1.6 TDI de 115ch est disponible avec la boîte six et la DSG à sept rapports. Autant le savoir, entre 115ch mûs par l’essence et 115ch nourris au diesel, le train avant se coltine une bonne centaine de kg en plus, aux dépens de l’agilité et de l’agrément…

Et ça donne quoi ?

Je le confesse, je ne suis guère séduit par la mode du SUV, pour de multiples raisons : souvent plus lourd, plus cher, plus glouton, moins rigoureux et guère plus logeable qu’une berline correspondante, le SUV n’offre objectivement pas un grand intérêt, hormis celui du « paraître ». Enfin, si, il possède un atout, bien réel : l’assise plus haute facilite l’accès à bord : une aubaine pour une population vieillissante… Le SUV serait-il une voiture de retraités ?! Pas le Kamiq : bien installés au volant d’un 1.0 TSI de 115ch à boîte mécanique six vitesses, nous prenons beaucoup de plaisir à sa conduite. Vaillant, le trois cylindres suffit amplement à la tâche, aussi à l’aise en ville sur un filet de gaz que sur autoroute, sans se montrer trop envahissant dans l’habitacle. Sur les petites routes de montagne, le petit bloc ne faiblit pas et pour peu qu’on joue de la boîte, autorise de belles relances, et donc des dépassements en toute sécurité entre deux virages. Encore plus enthousiasmant, le châssis se révèle joueur, sans sous-virage excessif, et sans mouvements de caisse inconsidérés : les virages et épingles sont avalés avec gourmandise. Bref, on s’amuse au volant de ce Kamiq, d’autant que le confort ne pâtit pas exagérément de la rigueur du châssis. La direction, communicative, et les freins, au toucher agréable, achèvent de convaincre. 

Disponible en décembre, le Kamiq ne dévoilera ses tarifs qu’en octobre. Sachez toutefois que le surcoût par rapport à une Scala devrait grossièrement osciller entre 500 et 1.500 €, dépendant des motorisations et des niveaux d’équipement. Sachez aussi que vous ne serez pas déçu à son volant !

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À propos de l'auteur : Wouters Bruno Bruno Wouters collabore avec Vroom depuis 2005. Tant qu’il y a des roues et un moteur, c’est un homme heureux.
Et s’il apprécie les progrès technologiques, rien ne le lui plaît plus que de parcourir les routes de campagne au volant d’une Morgan ou d’une moto, pour les sensations!
Photos ©: Manufacturer. Source ©: Skoda.

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