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Essai : Range Rover Velar, à mi-chemin

Le Range Rover Velar profite d’une mise à jour qui le rend plus élégant, plus propre et plus technologique. Mais ce facelift suffit-il à justifier le prix élevé ?

  • Möller  Yeelen Möller Yeelen
  • 03 novembre 2023
  • Land Rover
3,5
score VROOM
  • 4,0
    Performance
  • 3,5
    Tenue de route
  • 4,0
    Confort
  • 3,5
    Équipement
  • 3,5
    Sécurité
  • 3,0
    Prix/Qualité
  • 3,0
    Consommation
  • 3,5
    Global
Avantages et inconvénients
  • Style élégant
  • Confort à bord
  • Comportement dynamique pour ce genre de voiture
  • Prix costaud
  • Ergonomie dans l’habitacle sans les boutons
  • Fiabilité

Lancé en 2017 en tant que modèle intermédiaire, le Range Rover Velar s’adresse à ceux qui désirent plus d'espace et de luxe que sur l'Evoque, mais qui ne veulent pas passer au volumineux Range Rover (Sport). Côté technique, ce Land Rover repose sur la même base technique que le Jaguar F-Pace lancé peu de temps auparavant. Cependant, tout en affichant des proportions similaires à celles du F-Pace, le Velar affiche un look spécifique, avec des lignes bien plus tendues. En 2023, le modèle a profité d’un léger lifting qui a apporté de nouveaux phares, une batterie plus grande (pour la version hybride rechargeable) et, surtout, un intérieur modernisé. Et en pratique, qu’apporte réellement ce facelift?

Une ligne encore plus tendue

Les designers de Land Rover n'ont pas vraiment touché à l’élégance naturelle du Velar. Le modèle était d’ailleurs très réussi lors de son lancement, tout comme l'Evoque en son temps, et n'a donc eu besoin que de petites retouches pour rester dans l'air du temps : une nouvelle calandre, de nouveaux phares avec éclairage matriciel LED et un pare-chocs arrière légèrement redessiné, sous des feux arrière LED avec effet 3D. Les sorties d'échappement sont désormais dissimulées, comme sur tous les modèles Jaguar Land Rover qui n’ont pas de vocation sportive.



Pivi pour tout !

À bord, les changements sont plus radicaux. C’en est fini du double affichage central avec un écran tactile inclinable en haut pour l'infodivertissement et un écran plus petit en-dessous pour tout ce qui touche à la climatisation et au confort, avec des boutons rotatifs fixes et des touches tactiles. Pour ce facelift, les designers ont opté pour un look épuré, ne laissant que le grand écran tactile flottant de 11,4 pouces avec le système d'infodivertissement Pivi Pro, que l'on retrouve également dans le reste de la gamme JLR. Le second écran a été supprimé et est remplacé par un compartiment de rangement plus grand, à l’élégant couvercle. La zone autour du levier de vitesses (boîte automatique de rigueur) a également été laissée à l'état brut.



Plus de boutons, s’il vous plaît

L'esthétique est épurée et minimaliste, et nous n'avons rien à redire sur le choix des matériaux : le cuir et les surfaces douces font leur petit effet ! En revanche, l'ergonomie laisse à désirer, puisqu'il faut désormais tout commander via l'écran tactile, dont la structure des menus n'est pas toujours très claire. Le risque de distraction est donc élevé, notamment si vous avez lancé la fonction Apple CarPlay/Android Auto (disponible sans fil) et que vous voulez juste chauffer votre siège. Il en va de même pour les nombreuses fonctions de confort peu intuitives destinées aux passagers. Dommage, car le Jaguar F-Pace, techniquement similaire, dispose bien d'un second panneau pour la climatisation, les réglages des sièges, et même d'une série de boutons pour les modes de conduite et le volume sur la console centrale. 



Spacieux et confortable

Heureusement, le Velar maîtrise les fondamentaux. Les sièges offrent un bon maintien et sont (en option) réglables électriquement dans tous les sens ! À l’arrière, il y a suffisamment d’espace pour deux passagers, mais le cinquième larron sera bien plus mal loti vu l'étroitesse du siège et l'épaisseur du tunnel central. Notez qu’il est possible, en option, d'incliner (électriquement) les sièges arrière. Le coffre profond affiche un généreux volume, avec 552 litres à la clé. La version hybride rechargeable, pour sa part, doit se contenter de 502 litres, le double plancher étant rendu pratiquement inutilisable en raison de la présence de la batterie.

Essence, diesel ou hybride

Voilà qui nous amène aux motorisations et, en la matière, vous avez le choix : en essence, le Velar est proposé avec un quatre cylindres turbo de 2 litres (P250) ou un six cylindres de 3 litres (P400) ; en diesel, il y a le D200 (quatre cylindres de 2 litres, 204 ch) et le D300 (six cylindres de 3 litres, 300 ch). Pour ceux qui recherchent une meilleure déduction fiscale, il y a la version P400e, qui combine un moteur turbo de 2 litres et un moteur électrique (de 143 ch) pour fournir 404 ch au total. 

Cette version profite d’une plus généreuse une batterie de 19,2 kWh et devrait théoriquement pouvoir parcourir jusqu'à 64 km sur le mode entièrement électrique. Land Rover admet toutefois qu'en pratique, il vaut mieux tabler sur une autonomie électrique de 51 km. Voire d’une dizaine de kilomètres de moins si vous empruntez régulièrement l'autoroute. Heureusement, la batterie se recharge rapidement grâce à une fonction charge rapide permettant jusqu'à 50 kW (0-80 % en 30 minutes), alors qu'une borne de recharge classique est limitée à 7 kW (0-100 % en 2,5 heures).

Le Range Rover le plus dynamique

Sur la route, le Velar n'est pas le plus souple de sa catégorie : en effet, il tente plutôt le compromis entre confort et dynamisme, ce à quoi ses gènes Jaguar contribuent sans aucun doute. Même avec un P400e pas léger (2,3 tonnes à vide !), les mouvements de caisse restent bien maîtrisés et les virages peuvent être négociés à un rythme soutenu. A ce sujet, notez que cette version atteint les 100 km/h en 5,4 secondes ! Cette voiture reste plus adaptée au six cylindres diesel, notamment parce que, sur la version hybride, la consommation s’envolera rapidement si vous ne rechargez pas régulièrement la batterie. Dans cette dernière hypothèse, l’ordinateur de bord affichera rapidement une moyenne de 9 à 10 l/100 km, alors que le diesel se contente toujours d'un gros 8 litres. Hélas, le moteur D300 n'est disponible que sur les onéreuses versions Dynamic HSE et Autobiography.

Prix du Range Rover Velar

Le Range Rover Velar est affiché en Belgique à partir de 69.480 euros, ce qui correspond au Velar S doté du moteur essence P250. L'équipement de série est assez complet, avec notamment un régulateur de vitesse adaptatif (que vous pouvez désactiver !), une caméra de recul, des phares LED automatiques, des sièges en cuir, un hayon électrique et le système d'infodivertissement Pivi Pro avec navigation. Pour profiter du 6 cylindres de la D300, il faut cependant opter pour la version Dynamic HSE, qui vous coûtera un minimum de 95.330 euros. La version P400e hybride rechargeable réclame pour sa part un minimum de 82.600 euros (Velar S). 

Cependant, gardez à l'esprit que sa piètre réputation en matière de fiabilité nuira à sa valeur de revente. Nous en avons d'ailleurs fait les frais lors de notre essai : à deux reprises, le moteur essence est tombé en panne et n'a pas voulu redémarrer, ce qui nous a forcés à nous arrêter sur la voie d’urgence pour tout couper et remettre le contact. Enfin, le système d'infodivertissement a demandé à plusieurs reprises une mise à jour, qui n'a jamais pu être installée.

Notre verdict

Le Range Rover Velar est une bonne voiture de luxe. Elégant, offrant beaucoup d'espace et prodiguant un confort de haut niveau, il se montre en outre assez dynamique et les combinaisons moteur-boîte sont réussies. Mais c'est au niveau des détails qu'il déçoit, et cela ne s'est pas amélioré avec le facelift. L'ergonomie de l'écran tactile, par exemple, n'a pas été peaufinée. Et la fiabilité discutable reste un gros point noir pour une voiture qui peut facilement coûter plus de 100.000 euros...

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Möller  Yeelen
À propos de l'auteur : Möller Yeelen Yeelen est un passionné de voitures depuis l'époque où les monoplaces rouges gagnaient encore la Formule 1, et depuis 2018, il en a fait son métier. S'il le pouvait, il remplirait un hangar d'une collection éclectique allant des jolies citadines aux supercars emblématiques, mais pour l'instant, il ne peut réaliser ce rêve que via Gran Turismo...

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