Essais

Essai : Volkswagen Taigo, plus qu’une silhouette opportuniste ?

Volkswagen étoffe sa famille, déjà nombreuse, de SUV avec un nouveau modèle : le Taigo. Un modèle compact qui s’offre la coquetterie d’une silhouette de « coupé ». Une alternative intéressante à son frère T-Cross à la poupe conventionnelle ?

  • Christiaens  Jean-Francois Christiaens Jean-Francois
  • 17 décembre 2021
  • Volkswagen
3,7
score VROOM
  • 3,5
    Performance
  • 4,0
    Tenue de route
  • 3,0
    Confort
  • 4,0
    Équipement
  • 4,0
    Sécurité
  • 3,5
    Prix/Qualité
  • 4,0
    Consommation
  • 3,5
    Global
Avantages et inconvénients
  • Volume de coffre pour le segment
  • Contenu technologique complet
  • Style soigné
  • Supplément de prix contenu par rapport au T-Cross
  • Quelques détails de finition pour le prix
  • Gamme mécanique limitée
  • Seuil de chargement du coffre
  • Grille tarifaire plutôt élevée

Après s’être attelé à offrir une vaste palette de SUV de toutes longueurs, depuis le petit T-Cross de 4,11 m au grand Touareg de 4,88 m, Volkswagen s’ingénie maintenant à en multiplier les silhouettes pour offrir toujours plus de choix à la clientèle. Si le moyen T-Roc s’est ainsi décliné en cabriolet, le petit T-Cross se décline de son côté en coupé : le Taigo.

Silhouette connue

La silhouette de ce Taigo n’est pas tout à fait inconnue puisqu’elle rappelle assez fidèlement celle du Volkswagen Nivus lancé en Amérique du Sud en 2020.

Mais le Taigo n’est pas qu’un simple « rebadgeage » du Nivus fabriqué au Brésil. Le Taigo bénéficie en effet de nombreuses attentions spécifiques pour le marché européen, notamment sur le plan de l’équipement sécuritaire avec par exemple un airbag central avant en série, et sortira de l’usine espagnole de Volkswagen, à Pampelune. Ce n’est pas un hasard : il va y rejoindre les Polo et T-Cross partageant la même base technique (MQB A0).

Lumineux !

En plus de sa silhouette à la poupe fuyante et son pavillon abaissé (- 6 cm par rapport au T-Cross), le Taigo peut compter sur sa signature lumineuse travaillée pour aguicher. A l’arrière, on retrouve notamment une « vraie » barre LED reliant les optiques alors qu’elle reste factice sur le T-Cross. Et à l’avant, les amateurs du genre peuvent aussi jouir d’une calandre ornée d’un jonc lumineux (la nouvelle marotte de VW) en optant pour les phares matriciels IQ.Light.


Plus long qu’un T-Roc !

Bien qu’il conserve (quasiment) le même empattement (2,56 m) que le T-Cross, le Taigo allonge sensiblement ses porte-à-faux (surtout à l’arrière) pour accentuer son profil sportif. Il grandit, concrètement, de 16 cm. Ce qui porte son encombrement à 4,27 m. En fait, le Taigo devient même plus long que le T-Roc (4,23 m) du segment supérieur ! Un constat qui rappelle le Renault Arkana, le SUV coupé dérivé du « petit » Captur devenant plus long que le « grand » Kadjar.

Plus de banquette coulissante, mais…

Cet étirement de son porte-à-faux arrière permet au Taigo de conserver un volume de coffre généreux malgré son hayon fuyant. Il annonce 438 l, soit quasiment le volume offert par le T-Cross avec sa banquette arrière coulissante avancée au maximum (385-455 l). Un équipement dont se passe d’ailleurs le Taigo (tout comme le siège passager avant rabattable en tablette optionnel du T-Cross) qui se contente d’une modularité plus basique avec de simples dossiers asymétriques rabattables. Côté pratique, notons que pour jouir des quasiment 440 l de coffre, il faudra positionner le double plancher au niveau inférieur. Et alors composer avec un seuil de chargement moins commode compte tenu de la haute marche à franchir.


Aux places arrière, la mutation de SUV en « CUV » ne pénalise pas trop la garde au toit. Elle reste suffisante pour des adultes. Mais contrairement à ce que sa longueur totale généreuse (équivalente à celle d’une Golf) pourrait laisser croire, le Taigo conserve une largeur aux coudes et un espace aux genoux typiques d’un modèle du segment B, comme la Polo. Bref : n’espérez pas voyager confortablement à 5 adultes ou installer trois sièges auto à l’arrière…

Plus soigné

Pour habiller le tableau de bord de son Taigo, Volkswagen a tenu compte des reproches adressés aux plastiques durs et creux de son T-Cross. Le Taigo jouit dès lors d’un matériau moussé nettement plus qualitatif. Dommage, en revanche, que les contre-portes semblent avoir été oubliés lors de cette montée en gamme…

Pour le reste, le Taigo profite des dernières évolutions technologiques (MIB3) apportées notamment par Volkswagen à la sœur Polo à l’occasion de son récent restylage. On retrouve donc à bord du Taigo un tableau de bord numérique moderne, une commande tactile ergonomique pour la climatisation et un grand écran central pouvant aller jusqu’à 9,2 pouces pour l’info-divertissement. Petit détail (amusant ou consternant, selon son point de vue…) : le Taigo entre lui aussi dans l’ère de l’option « déblocable » en après-vente. Autrement dit, avec l’installation radio Ready2Discover, il est possible d’activer la fonction de navigation ultérieurement, à distance, moyennant paiement.

Offre conventionnelle

Sur le plan mécanique, le Taigo n’apporte aucune réelle nouveauté. Il reprend classiquement à son compte les mécaniques à trois et quatre cylindres essence 1.0 TSI et 1.5 TSI bien connues du groupe Volkswagen. Il n’y a pas de bloc diesel prévu.

L’offre débute avec le 1.0 TSI de 95 ch en boîte manuelle à 5 rapports. Le cœur de gamme est constitué du 1.0 TSI de 110 ch décliné en boîte manuelle (6 rapports) ou boîte double embrayage DSG (7 rapports). Le 1.5 TSI de 150 ch, exclusivement en DSG 7, chapeaute enfin la gamme.

Dans tous les cas, seules les roues avant sont motrices. On notera aussi l’absence de toute mécanique (micro) hybride au catalogue, une technologie pourtant devenue assez courante dans le segment pour baisser l’homologation CO2.

Sans reproche ni éclat

Pour notre galop d’essai, nous avons opté pour le moteur qui devrait être le plus populaire sur notre marché selon D’Ieteren : le 1.0 TSI 110 DSG. En route, le Taigo fait alors preuve d’un dynamisme suffisant et d’un bel agrément mécanique. Même s’il faut parfois composer avec quelques à-coups brusques provenant de la boîte à double embrayage lors des démarrages ou des manœuvres. Avec son typage d’amortissement plutôt ferme, sans être inconfortable, le Taigo présente également un maintien de caisse efficace. De quoi offrir un agrément de conduite convaincant, à défaut d’être amusant. Sans reproche ni éclat particulier, donc.

Combien ça coûte ?

En attendant la future ligne d’accès baptisée simplement Taigo, l’offre débute en ce moment avec la ligne Life à partir de 24.215 € en 95 ch (comptez 26.600 € avec le TSI 110 DSG). Ce qui correspond quasiment aux mêmes prix que ceux des T-Cross équivalents.

Le haut de gamme se dédouble dans le cas du Taigo en deux versions : Style ou R-Line pour un look plus sportif. Pour le bloc TSI 110 DSG comptez alors respectivement 28.885 € et 29.160 €.

Le Taigo 1.5 TSI 150 DSG R-Line chapeaute l’offre du haut de ses 31.400 €. Notez, pour être complet, que chaque exécution est dédoublée en version « Business » à l’équipement plus généreux moyennant une petite rallonge.

Notre verdict

Le Taigo possède une personnalité esthétique propre qu’il a l’intelligence de ne pas surfacturer par rapport à son jumeau dizygote T-Cross à la poupe plus classique. Ne grevant pas trop ses aspects pratiques sur l’autel du style, le Taigo a dès lors toutes les chances de s’imposer auprès des clients attachés à l’image de leur monture.


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Christiaens  Jean-Francois
À propos de l'auteur : Christiaens Jean-Francois Jean-François Christiaens est journaliste automobile depuis 2005. Passionné par tout ce qui roule, il prend autant de plaisir à découvrir une voiture électrique que de rouler dans une hypercar. Mais son cœur penche tout de même plutôt vers l’univers des petites bombinettes héritières de l’ère GTI. Quoique dorénavant, un bon break confortable ne le laisserait pas indifférent. C’est ça, vieillir ?

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