Essais

Essai : Mercedes EQS SUV, l’opulence magnifiée

Has been, la limousine thermique traditionnelle ? Alors la limousine réinterprétée à l’ère du SUV et de la mobilité électrique pourrait vous plaire ! On vérifie ça ensemble au volant de la Mercedes EQS SUV ?

  • Christiaens  Jean-Francois Christiaens Jean-Francois
  • 26 janvier 2024
  • Mercedes-Benz
4,0
score VROOM
  • 4,0
    Performance
  • 4,0
    Tenue de route
  • 5,0
    Confort
  • 4,5
    Équipement
  • 4,5
    Sécurité
  • 3,5
    Prix/Qualité
  • 2,5
    Consommation
  • 4,0
    Global
Avantages et inconvénients
  • Habitabilité / modularité
  • Confort royal
  • Equipement de pointe
  • Prix élitistes
  • Poids
  • Consommation réelle « en conséquence »

Mercedes-Benz possède une position de référence indéniable quand il est question de « grand luxe ». Et il n’est pas question que cela change, peu importe la mode du moment. Les nouvelles tendances sont à la mobilité électrique ? Pas de problème : Mercedes propose dorénavant l’EQS en alternative à sa référentielle Classe S. Mais ce qui fonctionne le mieux en ce moment, c’est la silhouette de SUV ? Pas de problème, Mercedes propose aussi le grand SUV GLS dans son catalogue. Et si on veut combiner les deux grandes tendances du moment ? Toujours aucun problème non plus : voici l’EQS SUV, la limousine réinterprétée à l’ère du SUV Roi et de l’électromobilité ! Et puis si vraiment vous êtes du genre pointilleux, rappelons que cet EQS SUV peut dorénavant aussi profiter d’une déclinaison encore plus opulente griffée Mercedes-Maybach…

Nouvelles proportions

Comme son nom l’indique, l’EQS SUV se profile… comme une version SUV de l’EQS ! Concrètement, cela signifie qu’elle reprend à son compte les mêmes gimmicks cosmétiques (notamment une face avant et des surfaces générales les plus lisses possibles). Mais bien sûr aussi la même base technique étudiée spécifiquement pour la mobilité électrique dans sa version à l’empattement XXL. Soit 3,21 m !



Contrairement à ce que l’on pourrait penser au premier coup d’œil, l’EQS SUV n’est pas plus longue que sa sœur berline. Elle est plus courte d’une petite dizaine de centimètres (5,13 m). Mais dans la pratique, les nouvelles proportions de l’EQS en robe de SUV (plus haute de 21 cm et plus large de 3 cm) la rendent encore plus pratique. Dans sa configuration 5 places de série, l’EQS SUV libère en effet un accès pratique et un espace habitable impressionnant pour les passagers de sa banquette arrière.

Si on peut qualifier de « banquette » ces sièges très confortables, cela dit en passant. On profite aussi d’un coffre gigantesque qui peut osciller de 645 l à 880 l en fonction de la position retenue pour la banquette qui coulisse électriquement. Et si vous envisagez de déménager en EQS SUV, sachez que le luxueux pachyderme peut engloutir plus de 2m² de colis en configuration cargo (2.100 l). Seul petit regret sur le plan pratique : Mercedes n’a pas ménagé de frunk sous le capot avant de son EQS SUV pour ranger les câbles. Il faut donc toujours composer avec la petite valisette dédiée à cet effet dans le coffre.

7 vraies places

Mais l’atout dans le jeu de l’EQS en format SUV, c’est la possibilité de commander des sièges supplémentaires extractibles pour transporter jusqu’à 7 passagers (1.936 €). Avec tous les sièges déployés, le volume de coffre se réduit forcément. Mais avec 195 l (soit un volume équivalent à celui d’une citadine…), il permet encore d’être pratique au quotidien.

Bien sûr, pour les longues transhumances à 7, il faudra opter pour un coffre de toit. Voire une remorque. Peu importe la motorisation retenue, l’EQS SUV peut en effet tracter un attelage non freiné de 750 kg (et jusqu’à 1.800 kg pour une remorque freinée sur tous les EQS SUV à quatre roues motrices).

Cocon technologique

A bord, outre l’espace généreux offert et le confort d’assise soigné, l’EQS SUV affirme son statut de limousine grâce à sa finition irréprochable et la qualité de ses matériaux. Mais également grâce à son contenu technologique. La pièce maîtresse de cette démonstration se nomme Hyperscreen. Autrement dit, un très impressionnant écran qui s’étend sur toute la largeur du tableau de bord. Au-delà de la prouesse technique, ce sont surtout les fonctions pratiques au quotidien de cette succession d’écrans que l’on apprécie, ainsi que sa réactivité et son ergonomie générale. Finalement, son défaut principal, c’est d’être rapidement couvert de traces de doigts un peu partout…

Jusqu’à 699 km d’autonomie !

Dans ses entrailles, l’EQS SUV embarque une généreuse batterie de 118 kWh utilisables. Si l’on se contente de la version d’accès (si on peut s’exprimer ainsi…) de l’EQS SUV en deux roues motrices (EQS SUV 450 +), on peut alors jouir d’une autonomie WLTP de 699 km. Dans ce cas, le moteur électrique développe 265 kW (360 ch) et 568 Nm de couple. Toutes les autres versions proposées jouissent d’une transmission intégrale 4MATIC. L’EQS SUV 450 4MATIC développe toujours 265 kW (360 ch) mais un couple porté à 800 Nm. L’EQS 500 4MATIC offre jusqu’à 330 kW (449 ch) et 828 Nm. Et enfin, « notre » EQS SUV 580 4MATIC laisse 400 kW (544 ch) et 858 Nm sous le pied droit.

Dans tous les cas, les performances sont plus que suffisantes et permettent d’animer ce « paquebot » de +- 2,8 tonnes vaillamment. La vitesse de pointe est fixée à 210 km/h sur tous les modèles, et le sprint de 0 à 100 km/h est couvert en respectivement 6,8 s ; 6,1 s ; 5,3 s et 4,7 s. Les autonomies WLTP maximales oscillent, quant à elles, de 699 à 610 km.

Pas de 800 volts, mais…

Bien que cet EQS SUV puisse être qualifié de manifeste de la mobilité électrique dans de nombreux domaines, il n’articule pas son réseau haute tension en 800 volts comme certains modèles concurrents. Dans la pratique, cela signifie principalement qu’on ne pourra pas jouir de recharges ultra-rapides en cas de besoin. L’EQS SUV autorise tout de même de digérer jusqu’à 200 kW en courant continu en théorie. De quoi récupérer de 10 à 80 % de charge en 31 minutes officiellement. Dans la pratique, nous avons relevé un pic à 163 kW lors de notre essai. Mais la courbe de charge est restée assez élevée durant toute l’immobilisation, nous permettant de récupérer de 14 % à 80 % en un peu plus de 35 minutes. Soit de repasser de 48 km à 329 km d’autonomie, le temps d’une grosse demi-heure. C’est toujours bon à prendre, l’EQS SUV invitant clairement aux voyages au long cours !

L’EQS SUV 580 4MATIC avance une consommation WLTP de 22,2 kWh/100 km. Dans notre cas, nous avons relevé un appétit total de 33 kWh/100 km sur l’ensemble de notre semaine d’essai en période hivernale. Mais sans jouer à l’économie, un style de vie peu en adéquation avec le positionnement de l’engin ! Donc sans nous priver ni des équipements de confort, ni des performances toniques offertes par les deux machines électriques à l’occasion. Ce qui laisse tout de même un rayon d’action réel de plus de 350 km. Mais notez que durant un trajet couvert de façon « plus économique », nous avons relevé une moyenne de 26 kWh/100 km. Ce qui permet déjà d’étendre le rayon d’action réel à plus de 450 km très facilement.

Confort et agilité

En route, l’EQS SUV se distingue par son excellent niveau de confort. L’insonorisation soignée et la suspension pneumatique adaptative permettent d’avaler les kilomètres très sereinement. Mais on notera aussi que les quatre roues directrices (offrant jusqu’à 10° d’inclinaison à l’arrière !) assurent une surprenante agilité à l’EQS SUV. Et ce tant en conduite dynamique que pour effectuer des manœuvres. Ce « paquebot » tourne quasiment sur place !

Prix Mercedes EQS SUV 2024



Commençons par la bonne nouvelle : Mercedes propose son EQS SUV en exécution AMG Line disposant d’une dotation de série très complète. Inutile donc de multiplier les innombrables options. Même la peinture métallisée est comprise ! Et les mauvaises nouvelles ? Forcément, pour un tel niveau de luxe/technologie, les prix catalogue sont plutôt élitistes. L’EQS SUV 450+ démarre à partir de 124.025 €. A l’autre extrémité, l’EQS SUV 580 4MATIC réclame au minimum 176.055 €. De plus, il faudra encore débourser de solides sommes supplémentaires si l’on veut jouir du menu complet. Comme les 10.406 € réclamés pour le pack Premium Plus, par exemple, qui comprend notamment les sièges massant et l’affichage tête haute en réalité augmentée, etc.

Notre verdict

L’EQS SUV se profile comme un cocon luxueux à la fois pratique et confortable. Difficile de ne pas l’apprécier au quotidien. Une vraie Mercedes exclusive, dans tous les sens du terme.

Vous cherchez une nouvelle voiture ?

Vous cherchez une Mercedes EQS SUV ? Choisissez parmi plus de 45.000 voitures sur VROOM.be. Neuf et d'occasion ! Découvrez nos dernières annonces Mercedes EQS SUV maintenant ici :

Lire plus:

Christiaens  Jean-Francois
À propos de l'auteur : Christiaens Jean-Francois Jean-François Christiaens est journaliste automobile depuis 2005. Passionné par tout ce qui roule, il prend autant de plaisir à découvrir une voiture électrique que de rouler dans une hypercar. Mais son cœur penche tout de même plutôt vers l’univers des petites bombinettes héritières de l’ère GTI. Quoique dorénavant, un bon break confortable ne le laisserait pas indifférent. C’est ça, vieillir ?
Photos ©: Jean-François Christiaens.

Essais recommandés pour vous

Plus d'essais
3,5 /5 Essai : Mercedes Classe B, une familiale polyvalente et injustement sous-estimée !

Essai : Mercedes Classe B, une familiale polyvalente et injustement sous-estimée !

On en a assez peu parlé, mais la Mercedes Classe B a elle aussi, profité d’un récent facelift. Un comble, sachant qu’elle pourrait bien être la meilleure des Mercedes compactes ! Hélas, le plaisir sera de courte durée…

3,9 /5 Essai : Audi SQ8 Sportback e-tron, règne en péril ?

Essai : Audi SQ8 Sportback e-tron, règne en péril ?

La SQ8 Sportback e-tron détient officiellement le titre de SUV électrique de pointe dans la famille Audi. Un rang qu’elle pourra encore tenir même avec l’arrivée de la SQ6 e-tron ?

3,3 /5 Essai : Volkswagen Polo, toujours pas une mini-Golf…

Essai : Volkswagen Polo, toujours pas une mini-Golf…

La 6e génération de la Volkswagen Polo est-elle suffisamment armée grâce à son facelift pour sortir de l’ombre de sa grande sœur, l’iconique et légendaire Golf ?

3,7 /5 Essai : Skoda Kodiaq 2024, aucune crise du logement à bord !

Essai : Skoda Kodiaq 2024, aucune crise du logement à bord !

La deuxième génération du Skoda Kodiaq enfonce encore le clou par rapport à son prédécesseur, en offrant davantage d'espace ! En outre, il offre quelques fonctionnalités bien pratiques, ainsi qu’une motorisation hybride rechargeable. Peut-on encore lui reprocher quelque chose ?

Voitures neuves recommandées pour vous

Plus de voitures neuves

Essence, Manuelle

21 500 €

Essence, Automatique

27 547 €

Diesel, Manuelle

32 584 €

Essence, Manuelle

23 748 €

Voitures d'occasion recommandées pour vous

Plus de voitures d'occasion

Essence, Automatique

23 500 €
2020
30 212 km

Diesel, Automatique

52 900 €
2021
1 500 km
52 990 €
2019
105 433 km

Essence, Automatique

28 995 €
2011
65 000 km