JUN
2008
Pour beaucoup, une Cadillac, c’est une limousine aux dimensions impressionnantes, à la suspension « chewing-gum », motorisée par un gros V8 plus réputé pour sa gloutonnerie que par sa puissance spécifique et « sur-gadgetisée »… Bref, une image assez éloignée de celle d’un bolide conçu pour limer l’asphalte des circuits ! Et pourtant, avec sa CTS, Cadillac nous a prouvé qu’il savait également faire des berlines de gamme moyenne et de dimensions raisonnables. Quant à la division « V », elle est un peu à Cadillac ce que « AMG » est à Mercedes. Un badgé collé sur des modèles sportifs… Vraiment sportifs !Tout naturellement, le clou du spectacle se situe sous le capot. Bien entendu, le moteur est un bon gros V8. Si auparavant, il s’agissait du V8 de 7 l et 510 chevaux de la Corvette Z06, les ingénieurs de la General Motor ont pensé que cela ne pouvait « raisonnablement » suffire. Qu’à cela ne tienne, sur les étagères du département moteur, il y a justement le tout nouveau bloc de la Corvette ZR1 : une cylindrée de 6.2 l, suralimenté, une puissance de 556 chevaux à 6.100 tr/min et un couple de 747 Nm à 3.800 tr/min ! Les performances sont décoiffantes : 0 à 100 km/h en moins de 4 secondes et le 400 mètres départ arrêté en 12 secondes ! De toutes les berlines V8 actuellement en production, ne cherchez pas ailleurs, c’est celle-ci la plus rapide !Evidemment, avec une telle mécanique, il a fallu quelque peu aménager le reste. Ainsi, Cadillac rassure en insistant sur la robustesse des éléments, dont notamment le différentiel arrière, adapté pour encaisser une telle puissance ! Au niveau des trains roulants, la CTS-V fait appel à une suspension adaptative. Quant à la transmission, elle entraîne les roues arrière via une boîte automatique avec palettes au volant. Enfin, ce modèle a parcouru le Nürburging en 7:59.32. Un temps remarquable, si l’on considère qu’il s’agit d’une berline de série, qui plus est, montée sur des pneus de grande série !