Selon les chiffres officialisés par la fédération belge de l'automobile et du cycle (FEBIAC), 32.124 voitures particulières neuves ont été immatriculées en Belgique au cours du mois de septembre 2026. Ce chiffre en soi, n’a rien d’exceptionnel. Cela représente juste une légère augmentation de +1,9 % par rapport aux 31.519 unités enregistrées en septembre 2025. Ce qui est historique, c’est la répartition de ces nouvelles immatriculations au niveau des motorisations choisies par les clients.
50,9 % d’électriques…
Pour la première fois, la motorisation électrique a représenté plus d’une immatriculation sur deux en Belgique : 50,9 %. Un cap symbolique qui s’inscrit toutefois dans une évolution plus profonde du marché automobile belge. Ce résultat est loin d’être un « one-shot ». Mais la courbe d’électrification du marché s’accélère toutefois : les voitures électriques représentaient déjà 34,7 % des nouvelles immatriculations sur l’ensemble de l’année 2025 ; puis 39,1 % durant le premier trimestre 2026 avant d’atteindre le précédent record de 46,2 % en août dernier. Septembre marque, maintenant, le passage au-delà du cap symbolique des 50 %.
… et seulement 5,3 % de PHEV
Cette montée en puissance des motorisations électriques se fait, notamment, au détriment des voitures hybrides rechargeables qui ne représentent plus que 5,3 % des nouvelles immatriculations en Belgique. Un changement radical, mais assez attendu, qui suit le changement de fiscalité des voitures de société. Dans le même temps, on remarquera aussi la quasi disparition des motorisations diesel sous le capot des nouvelles voitures (1,6 %) qui arrivent sur nos routes. Les voitures à essence (29,5 %) et hybrides (12 %) restent les principales alternatives du moment à la vague du « tout-électrique ».

Plus de 20 % d’électriques auprès des particuliers
Si, bien sûr, cette électrification du marché belge a jusqu’ici été très largement portée par les entreprises et les voitures de société pour des raisons fiscales, on soulignera tout de même un deuxième fait marquant du mois de septembre 2026. Pour la première fois, plus d'une voiture neuve sur cinq immatriculée par les clients particuliers était, en effet, aussi électrique (20,2% des immatriculations auprès des particuliers). L’intérêt pour la voiture électrique s’élargit donc progressivement au-delà du seul marché professionnel pour s’étendre plus sensiblement vers le marché privé. Il faut dire que, dans le même temps, l’offre de voitures électriques « abordables » s’est aussi largement étoffée. A titre de comparaison, les voitures électriques ne représentaient encore que 8 % des immatriculations auprès des particuliers en début d’année. Mais là aussi, la courbe d’immatriculation des voitures électriques accélère rapidement…















