Ne dites plus DS7, mais DS « Numéro 7 ». Comme un parfum Chanel, le modèle porte un numéro et sort le grand jeu, DS étant censée symboliser le luxe à la française. Après la berline N°8, la branche de luxe de Stellantis renouvelle son grand SUV, qui est désormais disponible en versions tout électriques, mais existe également en essence microhybride (MHEV). On a testé les deux. On rappellera que le DS N°7 a un cousin latin qui compte bien lui faire de la concurrence : le Lancia Gamma, conçu sur la même base technique et produit dans la même usine italienne, à Melfi.
Design - DS Automobiles DS 7
Un style original et cossu…
Le DS N°7 mesure 4,66 m de long et est donc un peu plus petit que les Peugeot 5008/E-5008. Il est surtout plus original esthétiquement, avec notamment ses poignées de portes encastrées dans la carrosserie, son imposante calandre illuminée ou encore sa teinte biton optionnelle avec toit noir, voire même capot noir.
… mais pas trop clivant
Un style chic et cossu, mais moins clivant que la ligne de la berline N°8. C’est que le N°7 devait être plus consensuel, pour plaire au plus grand nombre : l’ancien DS7 représentait à lui seul environ 50% des ventes de la marque !



Expérience - DS Automobiles DS 7
Un intérieur un peu baroque mais chic
À l’intérieur, le N°7 reprend la planche de bord de la berline N°8. Le design du mobilier est un peu baroque et chargé, mais l’ambiance est globalement chic, avec quelques beaux matériaux sur les finitions hautes, comme des garnitures en bois véritable ou en aluminium, ainsi que des sièges en Alcantara.
Des sièges qui peuvent disposer d’une fonction massage et d’un chauffage de nuque intégré dans l’appuie-tête. On aime moins le plastique basique de la console centrale flottante… L’écran tactile central est grand (16 pouces), mais le multimédia est parfois un peu lent.
SUV spacieux et pratique
À l’arrière, l’espace pour les jambes est généreux et ce grand SUV dispose aussi d’un coffre spacieux (560 l banquette en place ou 515 l sur la version électrique bimoteur). Le dossier arrière se rabat en 3 parties (40/20/40) et le plancher de chargement est bien plat. Dommage par contre que ce SUV ne dispose pas de frunk (coffre avant) pour ranger le câble de recharge indépendamment des bagages.




Conduite - DS Automobiles DS 7
Un N°7 microhybride un peu rugueux
Pour les allergiques à l’électrique, le N°7 est disponible avec un propulseur microhybride associant le tricylindre 1.2 turbo à essence de 136 ch et un moteur électrique (28 ch/51 Nm) alimenté par une batterie 48V, pour une puissance cumulée maximale de 145 ch.
Les performances sont assez banales (0-100 km/h en 10,4 secondes) et le 3-cylindres est, surtout, un peu rugueux et bruyant dans l’effort. Pas très premium, d’autant que cette version est privée d’amortissement piloté… Le compromis confort/tenue de route reste néanmoins très bon et cette nouvelle génération est plus dynamique que l’ancienne, grâce notamment à un meilleur maintien des mouvements de caisse en virage.
Des électriques douces et confortables
Les versions électriques sont clairement plus agréables à conduire que l’hybride car plus douces (pas d’à-coup de transmission), plus silencieuses et plus performantes. On a le choix entre 3 versions : traction de 230 ch à batterie de 73,7 kWh utilisables (543 km d’autonomie officielle), Long Range traction de 245 ch (batterie de 97,2 kWh, 739 km d’autonomie annoncée) ou bimoteur à transmission intégrale de 350 ch (97,2 kWh, 679 km d’autonomie).
Consommation réelle DS N°7 Long Range
On vous conseille la Long Range de 245 ch, suffisamment performante (0-100 km/h en 7,8 secondes) et offrant un beau rayon d’action : nous avons relevé une consommation moyenne de 19,1 kWh/100 km sur un parcours mixte clim’ branchée à fond, ce qui correspond à une autonomie réelle d’environ 510 km. Sur autoroute, comptez plutôt 480 km maximum, ce qui reste très correct. Des palettes au volant permettent de régler l’intensité de la régénération sur plusieurs niveaux et on dispose d’un mode one pedal.
Batterie 400V mais bonne autonomie
Les deux batteries sont de type NMC et fonctionnent sous 400 Volts et non 800 contrairement aux nouvelles références premium. La vitesse de recharge DC n’est donc pas « explosive » (maximum 160 kW) et il faut compter environ 30 minutes pour passer de 20 à 80% de charge dans des conditions idéales.
Sur borne AC, le chargeur triphasé 11 kW permet de passer de 20 à 80% en 5h ou 6h20 selon la batterie. Comptez environ 10h pour une charge complète. Un chargeur 22 kW sera toutefois disponible à terme pour diviser ce temps de charge par deux.



Budget - DS Automobiles DS 7
Prix DS N°7 2026
La version microhybride 145 ch varie de 40.900 à 55.200 euros selon le niveau de finition. L’électrique de base à petite batterie est 10.000 euros plus chère : à partir de 49.900 euros. La Long Range, elle, débute à 55.900 euros. La bimoteur est la plus chère : à partir de 69.400 euros.
Un tarif qui gonfle vite
On vous déconseille la finition de base, assez dépouillée (pas de GPS ni d’Android Auto/Apple Carplay sans fil). Les finitions hautes sont nettement plus chics… mais leur prix grimpe vite (jusqu’à 70.000 euros pour une Long Range de sommet de gamme !). Notons toutefois que les DS N°7 sont couverts par une garantie de 8 ans/160.000 km.
Verdict - DS Automobiles DS 7
Ce DS N°7 affiche une personnalité propre et un style intérieur original. Il séduira un public à la recherche d’un SUV décalé mais qui soigne ses aspects pratiques. Une autre approche du premium. Ceci dit, le prix grimpe vite et DS n’a pas l’image forte des SUV premium allemands, avec donc une valeur de revente probablement moins intéressante… Ce qui risque de compliquer sa vie sur le marché de la voiture de société…















