Quelles sont les qualités de la Lotus Emeya ?
1. Son comportement de GT dynamique
La Lotus Emeya n’a pas usurpé son badge qui a toujours été synonyme de sportivité et de dynamisme. Elle se rapproche simplement davantage de la philosophie d’une Omega que d’une Elan, Elise ou Seven. En revanche, comme toutes les Lotus aussi bien d’antan que d’aujourd’hui, l’Emeya est (très) agréable à conduire ! Ses liaisons au sol sont excellentes, ni trop dures, ni trop souples et l’équilibre de son châssis est parfait notamment grâce à une répartition des masses 50 :50. Et pour pimenter légèrement sa conduite, son comportement est légèrement typé propulsion malgré les deux moteurs et quatre roues motrices de ses deux variantes 600 et 900 ! À la manière d’une Audi e-tron GT, la Lotus Emeya est moins sportive qu’une Porsche Taycan, la faute à son gabarit et sa position de conduite. En revanche, elle comble sa légère différence de vivacité par une polyvalence (encore) supérieure aux deux Allemandes ! La Lotus Emeya est véritablement une GT dynamique plutôt qu’une sportive davantage radicale et c’est une excellente chose.



2. Sa qualité de fabrication et de matériaux.
Il ne fait aucun doute que la Lotus Emeya est au bas mot un véhicule premium, voire de luxe. Son prix en est d’ailleurs la preuve. Cette dynamique berline électrique coûte en effet un minimum de 110.190 € en Belgique ! Un tarif qui peut encore grimper à l’image de notre exemplaire 600 Sport SE dont la facture s’élevait à un total de 145.610 € ! En revanche, une fois à l’intérieur, on voit et l’on sent une très bonne partie de chaque centime dépensé. La preuve en est : il n’y a pas le moindre plastique à bord ! Tout n’est qu’agréable à toucher et manipuler.



3. Son ergonomie
Non content de disposer d’un grand écran central de 15,1 pouces à la définition, réactivité, connectivité et facilité d’utilisation irréprochables, la Lotus Emeya conserve juste ce qu’il faut de commandes physiques. Celles installées sur la console centrale règlent rapidement la climatisation alors que les palettes de son volant changent à la fois la régénération au lever de pied et les modes de conduite ! De quoi passer aisément et rapidement de réglages confortables à dynamiques, ce qui est (très) pratique.



Quels sont les défauts de la Lotus Emeya ?
1. Son gabarit
Bien qu’indéniablement dynamique, la Lotus Emeya n’en est pas moins grande, lourde et encombrante. Elle mesure 5,139 m de long pour (plus de) 2 m de large et un poids de 2,5 tonnes sur la balance ! Les ingénieurs de la marque ont fait un boulot remarquable pour dissimuler ces caractéristiques lorsqu’on profite de ses performances et de son châssis. Mais lorsqu’il faut se garer ou encore se croiser dans une rue étroite, en revanche, impossible d’oublier son gros gabarit…



2. Ses consommations élevées
Théoriquement, la batterie de 102 kWh de la Lotus Emeya lui offre une autonomie WLTP maximale de 580 km. Malheureusement, difficile d’arriver à un tel rayon d’action en pratique. Lors de notre prise en main en Belgique, nous ne sommes jamais parvenus à descendre sous la barre des 20 kWh/100 km. Nous avons consommé un minimum de 21,7 kWh/100 km et un maximum de 29,5 kWh/100 km en profitant de 450 kW (603 ch) et 710 Nm de notre exemplaire. Autrement dit, l’autonomie réelle de la Lotus Emeya oscille plutôt entre 470 et 350 km par plein d’ions… Heureusement, grâce à son architecture 800 V, la Lotus Emeya est capable de se recharger (très) rapidement ! Sa puissance de charge maximale de 420 kW lui permet en effet de passer de 10 à 80 % de niveau de batterie en un minimum de 15 minutes !



3. Son blason
Sans doute le plus gros défaut de la Lotus Emeya, c’est son badge, et plus particulièrement la philosophie « Light is Right » d’un certain Colin Chapman si longtemps associé à ce dernier. La berline électrique est en effet à l’opposé de la simplicité et de certains des modèles les plus iconiques de la marque. Si l’on se limite à ces aspects, difficile de qualifier l’Emeya de vraie Lotus… Heureusement, la marque ne se limite pas à la légèreté de ses modèles. Pour tout ce qui est de la sportivité, du dynamisme, du prestige et de l’exclusivité que le constructeur a toujours affiché, l’Emeya est en revanche une vraie Lotus ! C’est dire à quel point il s'agit tout simplement d'une bonne voiture.













