ou


Pas encore de compte

La quotidienne

Les dernières infos de l'actualité automobile

L’hebdomadaire

Une sélection du meilleur de l'actualité automobile


Ce compte existe déjà

Essai : Volvo ES90 (2026), fausse berline électrique

{"fr":"Volvo S90 argent sur route sinueuse entourée de forêt dense.","nl":"Zilveren Volvo S90 op kronkelige weg omringd door dichte bossen."}
{"fr":"Volvo berline grise sur route de montagne sinueuse avec paysages montagnards en arrière-plan.","nl":"Grijze Volvo sedan op kronkelige bergweg met op de achtergrond berglandschap."}
1/19

Essai : Volvo ES90 (2026), fausse berline électrique

Essai : Volvo ES90 (2026), fausse berline électrique

Qui Volvo cherche-t-elle à convaincre avec sa nouvelle ES90 ? Tentative de réponse au volant de la berline électrique, qui n’en est en réalité pas vraiment une…

Écrit par Sébastien Vanhouche

2 Juin 2026

Design

-

Expérience

-

Conduite

-

Budget

-

Publicité

Une fois n’est pas coutume, la Volvo ES90 n’a pas engendré une variante surélevée, mais est plutôt la version plus terre à terre du SUV EX90 né peu avant elle. Mais pourquoi introduire une jumelle à la robe de berline d’un SUV électrique ?

Design - Volvo ES90

Berline électrique qui n’en est pas une

Tout comme son grand frère, la Volvo ES90 est un véhicule pour le moins imposant. Elle mesure en effet tout juste 5 m de long, soit à peine 37 mm de moins que l’EX90, pour 1,942 m de large et 1,549 m de haut. La « berline » électrique scandinave est certes près de 20 cm plus basse que le SUV, mais il ne s’agit pas véritablement d'une berline pour autant, d’où l’utilisation des guillemets. Et pas besoin d’aller chercher bien loin pour le prouver. Elle affiche en effet la même hauteur que le petit EX30 qui est pourtant classé comme un SUV par Volvo ! L’ES90 est même plus haute que feu la V90 Cross Country qui était pourtant la variante surélevée d’un break. Autant dire qu’il ne s’agit pas d’une berline classique, mais davantage d’un crossover.

Tout n’est que qualité à bord…

Si la carrosserie de la Volvo ES90 pose quelques questions, ce n’est pas du tout le cas de son habitacle. Tout n’est en effet que qualité à bord. La plupart des matériaux que l'on touche sont de bonne facture alors que l’assemblage est tout simplement irréprochable. Ne vous méprenez pas, du plastique, il y en a, ce n'est pas une Rolls-Royce non plus, mais peu. Le crossover électrique scandinave est indéniablement premium. Son habitacle est également épuré et dépouillé de toutes fioritures, peut-être même trop…

Volvo Polestar 2 argentée dans un parking avec vue sur la ville et montagne. Vue latérale de la voiture électrique Polestar 2, stationnée devant un mur moderne. Polestar 2 garée près d'un mur, design moderne et lignes épurées.
Publicité

Expérience - Volvo ES90

… ou presque

La pièce maîtresse de l’habitacle de la Volvo ES90, c’est son écran central de 14,5 pouces. Épaulé par un petit combiné d’instruments digital de 9 pouces, qui affiche juste ce qu’il faut d’informations, il est réactif et extrêmement facile à prendre en main. Il se connecte également à Android Auto et Apple CarPlay sans fil, même si cela n’est pas nécessaire. Il s'agit tout simplement de l'un des meilleurs systèmes d'infodivertissement du marché, même s’il n’est pas exempt de défauts. Malheureusement, à l'exception des commandes du multimédia, de l'activation des feux de détresse et de l'assistant Google, la moindre action réclame un minimum de deux clics, y compris pour modifier la température de la climatisation ! Dommage…

Grande aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur

Grande à l’extérieur, la Volvo ES90 l’est également à l’intérieur. Son habitabilité arrière est même tout bonnement gigantesque ! Il faut dire qu’elle repose sur un empattement de 3,102 m ! Son coffre n’est pas en reste non plus avec un volume évoluant de 442 à 1.445 litres. Le capot de la Volvo ES90 cache également un petit frunk de 27 litres, tout juste suffisant pour y ranger les câbles de recharge. Si l’on devait pinailler, on dirait que le plancher arrière est assez haut. Il faut dire qu’une grande batterie se cache sous ce dernier.

Intérieur moderne d'une Polestar 3 avec écran tactile et design épuré. Polestar 4 blanc vu de l'arrière, hayon ouvert, design moderne et élégant. Coffre avant d'une Volvo avec espace de rangement ouvert et logo visible.
Publicité

Conduite - Volvo ES90

Jusqu’à 702 km d’autonomie ou 680 ch !

Volvo propose trois variantes différentes de son ES90. En entrée de gamme, le crossover électrique scandinave dispose d’un unique moteur arrière de 245 kW (333 ch) et 480 Nm de couple, associé à une batterie de 92 kWh. De quoi envoyer ses 2.410 kg de 0 à 100 km/h en un minimum de 6,6 s et lui permettre de revendiquer un rayon d’action maximal de 664 km. Elle peut également recevoir deux moteurs développant ensemble jusqu’à 335 kW (456 ch) et 670 Nm, ainsi qu’une batterie de 106 kWh. Malgré ses 200 kg supplémentaires sur la balance, cette configuration de la Volvo ES90 affiche une autonomie WLTP maximale de 702 km et un 0 à 100 km/h chronométré en 5,4 s. Finalement, la variante Performance du crossover électrique scandinave dispose de la même batterie de 106 kWh, mais voit la puissance de ses deux moteurs grimper jusqu’à 500 kW (680 ch) et 870 Nm ! De quoi abattre le 0 à 100 km/h en un minimum de 4,0 s, tout en conservant un rayon d’action maximal de 692 km. Toutes les configurations de la Volvo ES90 sont limitées à un maximum de 180 km/h. Elles reposent également toutes sur une plateforme 800 V lui permettant d’encaisser jusqu’à 350 kW afin de passer de 10 à 80 % de niveau de batterie en un minimum de 22 min.

Paquebot à l’appétit de (plus) petit bateau

En théorie, grâce à son autonomie généreuse et sa puissance de charge élevée, la Volvo ES90 est idéale pour couvrir de longues distances. Eh bien, bonne nouvelle, ce constat se confirme (presque) en pratique. Lors de notre essai de sa motorisation d’entrée de gamme, nous avons consommé une moyenne de 19 kWh/100 km par une météo clémente. Nous sommes également parvenus à consommer 16 kWh/100 km lors de notre dernier trajet d’une cinquantaine de kilomètres. Dans les deux cas, c’est certes un peu plus que les 15,6 kWh/100 km officiellement annoncés par Volvo. Mais ces valeurs permettent tout de même de parcourir entre 480 et 575 km par pleins d’ions. Pas mal pour un véhicule de ce gabarit et qui est loin d’être un poids plume.

Calme et sérénité

La Volvo ES90 est d’ailleurs véritablement taillée pour enchaîner confortablement les kilomètres. Sa position de conduite typée crossover plutôt que berline, ses sièges, sa suspension, son insonorisation : tout n’est que confort à bord de ce cocon électrique scandinave. Calme et sérénité semblent d’ailleurs être les maîtres mots à bord de la Volvo ES90. Il faut dire que l’ensemble des montants de son habitacle sont particulièrement imposants. On se croirait presque au volant d’un véhicule blindé ! Un bon point pour la sécurité, mais un peu moins pour la visibilité… Plus basse sur ses appuis, la Volvo ES90 est certes (un peu) plus dynamique que l’EX90, mais elle n’est pas dynamique pour autant. Il s’agit en effet toujours d’un bateau de 5 m de long, environ 2,5 tonnes sur la balance !

Voiture Polestar 2 grise se dirigeant vers le coucher de soleil, avec vue sur la mer. Voiture Volvo S90 grise roulant sur une route bordée d'arbres au crépuscule. Volvo électrique roulant sur une route sinueuse de montagne, entourée de paysages pittoresques.
Publicité

Budget - Volvo ES90

Quel est le prix d’une Volvo ES90 en 2026 en Belgique ?

La Volvo ES90 débute au prix de 72.490 € en Belgique, soit tout de même 12.000 € de moins que son grand frère, l’EX90. Elle s’intègre également tout juste entre les Audi A6 Sportback e-tron, Mercedes EQE et BMW i5 en termes de tarif. Autant dire que Volvo a bien positionné son crossover électrique aussi bien par rapport à ses concurrents plus ou moins directs ainsi qu’au sein de sa gamme, à une exception près… L’au moins tout aussi endurant et alléchant EX60 est en effet encore 9.500 € moins cher !

Verdict - Volvo ES90

Après une semaine passée au volant de la Volvo ES90, on peine malheureusement à comprendre sa simple existence. À cause de son gabarit davantage proche du crossover et de son comportement confortable, on la voit mal convaincre les amateurs de berlines plus dynamiques. Et si c’est du confort ou de l’espace que l’on recherche, son grand frère, l’EX90 est tout simplement meilleur dans ces deux domaines. L’ES90 est certes meilleur marché que ce dernier, mais pas autant que le plus endurant et technologique EX60, qui arbore en prime une plus populaire robe de SUV… Dommage, car il s’agit indéniablement d’une bonne voiture ainsi que d’une bonne électrique.

Sébastien
							Vanhouche

Sébastien Vanhouche

Publicité