Le plan de croissance ambitieux de SsangYong

SsangYong, la marque coréenne qui était quasiment déclarée comme « cliniquement morte » au début de cette décennie, ressuscite de ses cendres avec l'aide des indiens de Mahindra et ce, depuis plusieurs années déjà. Bien que les Indiens soient devenus les principaux prêteurs, la marque coréenne peut continuer à suivre sa propre voie. Mais le soutien de l'Inde est toujours nécessaire…

  • Bervoets Wim
  • 03 avril 2017
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La première injection de fonds des investisseurs indiens dans SsangYong était donc vitale. Mais cela a tout de suite porté ses fruits : la marque coréenne a lancé le Tivoli en 2016 et le XLV plus tard dans l’année, des modèles qui ont été favorablement accueillis et qui ont marqué le début d'une véritable offensive produits.

Chiffres doubles

SsangYong a un plan clair : « trois modèles en trois ans ». Cette année, c’est au tour du Rexton. Il vient d’être dévoilé au Salon de Séoul. L'année prochaine, ce sera la nouvelle Actyon Sports qui sera renouvelée. En 2019, le Korando sera remplacé, lui aussi. Une stratégie qui porte ses fruits : les nouveaux modèles de la marque coréenne ont produit une « croissance à deux chiffres » depuis 2015. Et les investisseurs indiens prévoient une nouvelle injection d'un milliard de dollars dans le capital pour les années à venir.

Ambitieux

Ce soutien continu de Mahindra est le bienvenu. L'ambition coréenne est en effet de poursuivre la croissance à deux chiffres durant les années à venir. SsangYong mise cette année, sur une production mondiale de 100.000 voitures et sur pas moins de 250.000 voitures en 2022.

Petit constructeur

Pas évident, pour une entreprise qui emploie 5.000 personnes en ce moment. De plus, il y a encore un grand écart entre SsangYong et les plus grands fabricants coréens, comme Hyundai et Kia. Par exemple, SsangYong n'est pas présent en Amérique du Nord, un marché important pour les SUV, bien que les propriétaires Mahindra étudient sérieusement la possibilité de pénétrer ce marché en 2019. À l'heure actuelle, l'Europe occidentale est le marché le plus stable pour la marque, et les problèmes des autres marchés (comme la crise économique en Russie d’il y a quelques années) se font grandement sentir dans les chiffres.

SUV seulement

De plus, Ssangyong se profile comme un spécialiste du SUV et nous ne nous attendons pas à voir des modèles d'autres genres débarquer dans la gamme. La plus petite marque coréenne n’a pas nécessairement les moyens d’investir dans des modèles spécifiquement développés pour l’Europe. Tous les modèles proposés dans les concessions de Corée du Sud le sont aussi chez nous. Voilà donc une différence par rapport à Hyundai ou Kia, qui ont respectivement développé leur i30 et Cee’d sur le Vieux Continent.

Électrique

Et puis, il y a les normes d'émissions de plus en plus strictes qui poussent au développement de modèles hybrides et entièrement électriques. Cette évolution est particulièrement difficile pour SsangYong lui-même, parce qu'il n'a pas d'expérience en ces domaines. Les Coréens se rendent compte qu'ils ne devraient pas manquer le train, mais, selon leurs propres mots, ils sont actuellement dans une « phase d'étude » et espèrent venir avec un premier résultat en 2019. Heureusement, le propriétaire Mahindra a de l'expérience en matière de véhicules électriques : les Indiens comptent par exemple, parmi les pionniers de la Formule E.

Connectivité

Pour les Coréens, il est également crucial de ne pas rater le train de la connectivité, à l’instar d’autres constructeurs automobiles (lire notre entretien avec Seat). Le nouveau Rexton semble déjà aller dans ce sens: il propose des assistances à la conduite ainsi que des services connectés, comme par exemple, Android Auto et Apple CarPlay. SsangYong peut également compter sur la section connectée de Mahindra, Mahindra Tech, le bras technologique du groupe indien, et le géant de la technologie coréenne LG.

Traduction

Le plan de croissance de ce petit fabricant coréen est donc ambitieux. Les fondations pour mettre en œuvre ces plans sont déjà en place, avec l'offensive produits. En outre, la confiance de Mahindra semble être solide comme le roc. Maintenant, il est question d’aller à la recherche de nouveaux marchés et de miser sur les nouvelles technologies, ainsi que sur la connectivité pour séduire l’exigeant client européen. Espérons que cela se traduise rapidement par de nouveaux produits.

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À propos de l'auteur : Bervoets Wim Wim Bervoets est rédacteur chez Vroom depuis 2016. Il s'intéresse à tout, depuis les citadines jusqu'aux voitures de sport, et garde un esprit ouvert sur la mobilité et les carburants du futur.
Mais il rêve encore et toujours d'une Lotus Elise...

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