Essais

Opel Insignia Grand Sport : « Premium-isée » !

Après une carrière longue de plus de huit années, l’Insignia tire sa révérence... Pour mieux nous revenir revisitée de la cave au plafond ! Opel ne prend cependant pas trop de risques lors de la refonte de ce modèle…

  • Piette François
  • 30 mars 2017
  • None
Avantages et inconvénients
  • Comportement routier
  • Confort de haut niveau
  • Design élégant
  • Equipements de confort
  • Finition de qualité
  • Commande de boîte manuelle
  • Diesel un peu sonore
  • Rapport encombrement/volume de coffre
  • Tarifs élevés
  • Turbo 260 ch efficace mais peu envoûtant

Commercialisée dès 2008, l’Insignia première du nom s’est écoulée à 940.000 exemplaires. Un sacré succès pour une berline, à l’heure où les SUV pullulent et mangent des parts de marché à tout ce qui roule. Il faut dire que la belle avait des atouts, à commencer par un design réussi, d’indéniables qualités dynamiques et, last but not least, un titre de voiture de l’année 2009. La nouvelle venue fera-t-elle aussi bien ?

Trois critères principaux

Le cahier des charges de ce nouveau modèle comprenait trois critères principaux : le design, la dynamique de conduite et la technologie embarquée. Et question style, les designers ont opté pour une sportivité à fleur de carrosserie, avec une calandre très verticale, un immense capot et une ligne de toit calquant celle des coupés.

Cockpit enrichi

Tout cela sent le segment premium à plein nez, me dites-vous ? Et de fait, le spectacle continue dans l’habitacle, avec des matériaux de qualité, une position de conduite surbaissée de 3 cm, des assemblages soignés et une présentation flatteuse orientée vers le conducteur. A ce sujet, précisons que ce dernier aura de la lecture, puisqu’Opel lui plante une instrumentation très enrichie devant les yeux, comprenant même un voltmètre et une température d’huile ! Enfin, les fins inserts lumineux sur la planche de bord sont du plus bel effet la nuit…

De lourds investissements

Non, cette Opel n’est pas une Peugeot déguisée. La plateforme, les moteurs et les technologies sont tous estampillés du « Blitz » et non du lion. Ainsi, la liste des équipements comprend l’affichage tête haute (head-up display), les phares Intellilux LED Matrix de dernière génération, le régulateur de vitesse adaptatif, le freinage automatique en cas de risque de collision, l’assistant au maintien de voie et l’alerte de collision frontale avec détection de piéton. Ces trois derniers équipements sont même livrés de série !

Liste d’équipements longuette !

Pour votre bien-être, Opel propose également des sièges ergonomiques et pouvant, sur demande, être non seulement chauffants (à l’avant et à l’arrière), mais également ventilés et massants (à l’avant) ! La liste continue avec le système multimédia à connexion Apple CarPlay et Android Auto, le point WiFi 4G LTE, le chargeur de smartphone par induction et enfin, le système « On Star », un service de conciergerie enrichi de nouveaux services (la recherche de places de parking et/ou, d’une chambre d’hôtel). Tout y est ? Presque ! Il nous manque toujours l’assistant de conduite dans les embouteillages et sur autoroute.

Motorisations

Conscient du retour en force de la motorisation essence, Opel propose un nouveau bloc 1.5 turbo à 4 cylindres. Il est ici décliné en deux variantes de puissance (140 et 165 ch) et peut s’accoupler à une boîte automatique sur sa version la plus puissante. Pour les clients très exigeants, un haut de gamme est proposé, sous la forme d’un 4 cylindres 2.0 Turbo de 260 ch, exclusivement associé à une boîte automatique à 8 rapports et à une transmission intégrale de type « Twinster » qui remplace le différentiel arrière par deux embrayages. Une transmission qui fait déjà les beaux jours d’une certaine… Ford Focus RS !

En diesel, la palette comprend trois niveaux de puissance : 1.6 CDTi de 110 et 136 chevaux (avec boîte automatique optionnelle dans ce dernier cas) et 2.0 CDTI de 170 chevaux. Exclusivement proposé avec une boîte manuelle sur nos marchés, ce moteur peut néanmoins profiter d’une transmission intégrale.

Le tour du propriétaire

On l’a dit, l’Insignia soigne son habitacle avec une finition qui ne supporte pas vraiment la critique. Les passagers sont d’autant mieux accueillis que l’espace à bord s’est encore accru, avec notamment une meilleure habitabilité arrière. Les plus grands frotteront toujours légèrement le ciel de toit, mais quelle que soit la taille des occupants, les jambes seront toujours confortablement posées. Du côté du coffre, on tire un peu plus la langue : avec une longueur de 4,9 mètres, on s’attendait à mieux que les 490 litres offerts par le coffre. La faute aux suspensions arrière sophistiquées, paraît-il…

En route ?

Lors de cette première prise en main, Opel nous proposait trois motorisations : 1.5 turbo essence de 165 ch (boîte manuelle 6), 2.0 turbo essence de 260 ch (boîte auto 8) et 2.0 turbo diesel de 170 chevaux (boîte manuelle 6). Et c’est la plus modeste de ces trois motorisations que nous avons préférée : d’un silence parfait, le moteur fait preuve d’un allant largement suffisant et sa disponibilité à tous les régimes lui permet d’oublier la boîte de vitesses. A ce dernier sujet, nous émettrons plus de réserves : la commande manque de précision et souffre de débattements trop longs. Non, Opel ne calibre pas ses commandes aussi finement que le groupe VW…

Comportement sain, confortable et agile

En revanche, côté comportement routier, le constructeur allemand a fait d’indéniables progrès, en partie grâce à la cure d’amaigrissement atteignant près de 175 kg : la voiture est saine en toutes circonstances, se montre agile quand il le faut, profite d’un train avant incisif et se révèle parfaitement amortie. A ce dernier sujet, notons que le châssis adaptatif FlexRide n’apporte pas grand-chose, si ce n’est un peu de souplesse en mode « Tour » et de la fermeté en mode « Sport ». Mais le compromis du réglage de base nous semble déjà satisfaisant en toutes circonstances. Dans tous les cas, le confort est garanti, grâce aussi à l’excellente insonorisation.

Version haut de gamme manquant de charisme

Le moteur 2.0 Turbo essence avance évidemment des performances nettement plus percutantes. Toutefois, il n’a pas le charisme d’un V6 et sa voix distillée par les haut-parleurs manque de naturel. La boîte auto, pour sa part, a un peu de mal à suivre la verve mécanique sur un tempo sportif. En mode manuel, elle souffre de plus, d’un temps de retard pour le moins gênant. Enfin, la transmission intégrale de cette version ajoute plus de rigueur que de frivolité. Une machine froidement efficace donc, mais qui ne charme pas vraiment l’équipage… Dommage, d’autant que la version OPC ne devrait pas être reconduite.

Diesel convaincant

Enfin, le 2.0 Turbo diesel 170 se fait remarquer sensiblement plus que les autres moteurs. Un peu plus sonore, il arrive toutefois à gronder en sourdine à régime stabilisé. Un moteur très souple et linéaire, mais qui souffre de rapports de boîte un brin trop longs.

Budget

Opel demande 26.900 € pour sa Insignia en version « Comfort » et armée du 1.5 Turbo de 140 ch. En diesel, les tarifs démarrent à 29.200 € (Edition 1.6 CDTI 110). Des tarifs finalement élevés si on les compare aux autres généralistes. Mais Opel précise que la montée en gamme de ce modèle le rapproche des pointures premium et qu’à ce moment, l’Insignia est de 32 à 42 % moins chers que les Mercedes, BMW et autres Audi, à équipement comparable. Enfin, sachez que les émissions de CO2 sont comprises entre 105 et 197 g CO2/km.

Conclusion

Les atouts de la dernière Insignia sont encore renforcés : design élancé, qualité de finition, comportement dynamique et équipements de confort sont désormais au sommet de la catégorie. Avec ce modèle, Opel entreprend une montée en gamme, ce qui se perçoit également au niveau des tarifs… Pour notre part, nous attendons avec impatience l’essai de la version Sports Tourer (break) qui devrait lisser l’un des principaux défauts de ce modèle, à savoir le rapport encombrement/volume de coffre.

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À propos de l'auteur : Piette François

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