Le programme initialement prévu ayant été modifié en raison d’un problème survenu vendredi durant les essais de VW Fun Cup (fuite de carburant sur une voiture nécessitant un nettoyage complet de la piste), les deux courses de BTCS programmées à Dijon-Prenois ont été disputées le samedi 1er mai. Si le muguet traditionnel a récompensé les leaders du championnat Frédéric Bouvy et Steve Vanbellingen, on soulignera aussi les deux podiums décrochés par les pilotes de la Volvo ainsi que les performances d’ensemble des ténors de
Le brouillard tardant à quitter la cuvette de Prenois, la direction de course décide de donner le départ de la première confrontation derrière la safety-car qui reste en piste durant six tours avant de lâcher la meute sous la conduite de la KIA pilotée par Werner Moonens. Sans doute trop impatient d’en découdre, Frédéric Bouvy (Renault) dépasse Vincent Radermecker (Volvo) avant d’avoir franchi la ligne, ce qui lui vaut un drive through que le champion observe à son 10e passage, perdant du même coup le contact avec Steve Vanbellingen (BMW) qui s’est installé en tête avec autorité.
Menant grand train, le pilote de
Au fil des tours, Philippe Stéveny (KIA) se fait plus pressant et au 25e passage, il s’empare de la 2e place. On note à ce moment la superbe remontée de Kris Wauters (KIA) qui s’est élancé depuis la 17e position sur la grille et pointe au 4e échelon devant son équipier Werner Moonens, Frédéric Bouvy et… Jean-Pierre Van de Wauwer, impérial en T3 aux commandes de
Werner Moonens est le premier des cadors à passer le relais à son ailier, il est suivi par Kris Wauters, Vincent Radermecker, Frédéric Bouvy et les deux meneurs Steve Vanbellingen et Philippe Stéveny qui rentrent ensemble au 33e tour. Au terme de la traditionnelle « valse » des pitstops, le classement est favorable à la BMW de Vanbellingen-Maes qui compte 26 secondes d’avance sur la KIA de Stéveny-Dockerill ; on pointe ensuite la Volvo de Radermecker-van de Poele à 49 secondes, la KIA des frères Wauters à 57 secondes et la Renault de Bouvy-Verbist reléguée à plus d’une minute.
La seconde partie de cette manche initiale est marquée par la remontée en force de
Les frères Wauters s’offrent une médaille d’argent d’autant plus méritée qu’ils ont dû faire leur trace dans le peloton : « Nous aurions préféré un départ arrêté qui nous aurait permis de remonter d’un coup de nombreux concurrents », explique Koen toutefois ravi de ce verdict, comme le sont « Rader » et « VDP » comblés par ce premier podium sur la Volvo.
Derrière Jérôme Thiry handicapé par des coupures moteur, Alain Bader achève parfaitement le travail entamé par Jean-Pierre Van de Wauwer, offrant un premier succès en T3 à la Mitsubishi, tandis qu’une furieuse bataille oppose
Coup de poker gagnant pour François Verbist
Un fin crachin tombe sur Dijon à l’heure où les concurrents sont conviés sur la grille pour une deuxième manche de 90 minutes. Tous les favoris optent pour des pneus pluie… sauf François Verbist qui fait monter des slicks sur la Mégane : « J’ai tenté le pari car je pensais que la météo allait évoluer dans le bon sens… Durant les premiers tours, j’ai roulé sur des œufs mais au bout d’un petit quart d’heure, j’ai compris que j’avais fait le bon choix. »
Effectivement, le début de course est pénible pour la Renault qui se maintient juste devant les T3 tandis que la KIA de
Mais comme il le prévoyait, François Verbist peut hausser le rythme et au 10e passage, il est revenu dans les pare-chocs de Jérôme Thiry et Ruben Maes. Il n’en fait qu’une bouchée puis poursuit sa remontée, tournant 4 secondes plus vite que les autres ténors. Et au terme de la 22e boucle, la Renault prend la tête juste au moment où la Volvo rentre au stand pour y chausser quatre slicks.
Dès lors, la cause est entendue : malgré un drive through (dépassement effectué plus tôt par son équipier sous drapeaux jaunes) puis une intervention de la safety-car en fin de course, Frédéric Bouvy assure aisément une troisième victoire 2010 qui lui permet de consolider son leadership au championnat. La médaille d’argent semble promise à Steve Vanbellingen quand un tête-à-queue lors d’un duel avec Philippe Stéveny lui coûte de précieuses secondes ; malgré un ultime rush, il échoue derrière Vincent Radermecker qui a tout donné pour conquérir une 2e place fêtée comme il se doit par le clan Volvo. Après l’abandon de Thiry-Moonens (courroie d’alternateur) et les soucis des frères Wauters (limiteur de vitesse resté branché après le pit-stop…), le tandem Stéveny-Dockerill sauve la mise pour KIA tandis que les Français Cordelier-Poitevineau décrochent une belle 5e place sur la GC10.
Comme dans la course matinale,
Classement – course 1 : 1. Vanbellingen-Maes (BMW M3 Silhouette), 60 tours ; 2. Wauters-Wauters (KIA Pro_Ceed Silhouette) à 1.02.498 ; 3. Radermecker-van de Poele (Volvo S60 Silhouette) à 1.18.444 ; 4. Stéveny-Dockerill (KIA Pro_Ceed Silhouette) à 1 tour ; 5. Bouvy-Verbist (Renault Mégane) ; 6. Moonens-Thiry (KIA Pro_Ceed Silhouette) à 2 tours ; 7. Bader-Van de Wauwer (Mitsubishi Evo 8), vainqueurs en T3 ; 8. Latinne-Smits (VW Scirocco) ; 9. Franck (SEAT Leon) ; 10. Rosoux-Capocci (SEAT Leon) ; 11. Adriaenssens (SEAT Leon) ; 12. Piron-Minette (SEAT Leon) ; 13. Freebird-Verdonck (BMW 320d) ; 14. Den Boer-Rijnbeek (BMW 320d) à 3 tours ; 15. Raus-Van Rompuy (SEAT Leon)… 19. Viron-Richard (Touring Cup), vainqueurs en S2 ; 20. Bonneel-Léonard (Renault Clio) à 5 tours, vainqueurs en T2… 31. Deridder-Naniot (Toyota Yaris) à 13 tours, vainqueurs en T1 ; etc.
Classement – course 2 : 1. Bouvy-Verbist (Renault Mégane) 55 tours ; 2. Radermecker-van de Poele (Volvo S60 Silhouette) à 26.487 ; 3. Vanbellingen-Maes (BMW M3 Silhouette) à 30.332 ; 4. Stéveny-Dockerill (KIA Pro_Ceed Silhouette) à 1 tour