Si ce Toyota bZ4X Touring existe, c’est grâce à… Subaru ! Au départ, Toyota comptait uniquement lancer le bZ4X « classique », avec le Subaru Solterra comme frère jumeau. Mais lorsque l’autre marque japonaise a vu un vrai potentiel dans une version électrique de l’Outback, donnant ainsi naissance à l’E-Outback, Toyota a décidé de développer sa propre version. Le bZ4X Touring reprend donc cette recette qui allie la praticité d’un grand break et l’esprit aventureux d’un SUV ! Cette recette, Subaru la maîtrise à la perfection et l’exploite depuis plus de 30 ans. Toyota promet pour sa part de ne pas sacrifier l’efficience... À nous de vérifier ces promesses !
Design - Toyota bZ4x Touring
De face, il est difficile de distinguer le Toyota bZ4X de cette nouvelle version Touring : seules les barres de toit plus imposantes de cette dernière la trahissent ! La vraie différence se trouve plutôt à l’arrière, où la ligne de toit a été prolongée et la poupe étirée de 140 mm. Avec ses 4,83 m de long, le bZ4X Touring n’est pas vraiment un petit gabarit, même si son empattement de 2,85 m reste identique à celui du bZ4X « classique ». Tout l’espace supplémentaire profite donc à la garde au toit des passagers arrière et au coffre.
Une allure plutôt robuste !
Cette partie arrière allongée adopte un style légèrement différent de celui du bZ4X traditionnel. Les blocs optiques en forme de X de ce dernier cèdent ici la place à une simple ligne horizontale : cela donne au bZ4X Touring une allure un peu plus conventionnelle, ce qui n’est peut-être pas une mauvaise idée pour séduire la clientèle ! Pour le reste, Toyota a misé sur un look aventureux, avec des boucliers d’apparence robuste et de généreuses protections de passages de roue, en plastique noir mat. Enfin, les grandes barres de toit complètent l’ensemble. Malgré une silhouette moins favorable sur le plan aérodynamique, Toyota affirme avoir porté une attention particulière à l’écoulement de l’air, surtout au niveau du soubassement, ce qui permettrait à la version Touring d’être à peine moins efficiente que le bZ4X classique.
Côté couleurs, le choix n’est pas très vaste, mais la teinte de lancement Brilliant Bronze Metallic lui va très bien ! Les autres possibilités sont le bleu, le blanc, deux nuances de gris et le noir. En ce qui concerne les jantes, Toyota livre de série des montes en 18 pouces avec enjoliveurs, tandis que la finition haut de gamme Executive peut recevoir des 20 pouces en option.
Un habitacle connu, avec du cuir kaki réservé au sommet de la gamme
À bord, le Toyota bZ4X Touring ne s’éloigne logiquement pas beaucoup du bZ4X restylé que nous avions découvert l’an dernier. On retrouve donc un petit volant, une instrumentation numérique placée en hauteur et, au centre, un très grand écran tactile. Sur la console centrale on retrouve une double recharge par induction, la commande de transmission et quelques boutons physiques dédiés aux fonctions de conduite.
La version de base Business reçoit des sièges en tissu. Pour avoir du cuir, ou plutôt du similicuir, il faut obligatoirement passer à la finition Executive, ce qui représente un sérieux investissement ! Nous y reviendrons… Avec cette finition Executive, vous avez en effet le choix entre un cuir noir ou… kaki. Notre préférence va à cette dernière option, qui apporte un cachet supplémentaire. Comme souvent chez Toyota, tous les matériaux paraissent peu qualitatifs de premier abord, mais l’ensemble paraît solidement assemblé et semble conçu pour durer.



Expérience - Toyota bZ4x Touring
Un coffre gigantesque
Les 14 cm supplémentaires à l’arrière du Toyota bZ4X Touring profitent évidemment au volume de chargement. Avec la banquette arrière en place, le coffre affiche 669 litres ! Une fois celle-ci rabattue (ce qui ne peut malheureusement se fait qu’en deux parties), le volume grimpe à pas moins de 1.718 litres. L’espace de chargement se montre en outre particulièrement pratique, avec un accès très aisé, des éclairages intégrés et des crochets pour suspendre vos sacs. Le cache-bagages peut par ailleurs se ranger sous le plancher.
L’habitacle est tout aussi spacieux ! Le Toyota bZ4X était déjà assez généreux à l’arrière, mais la garde au toit supplémentaire de la version Touring renforce encore ce sentiment d’espace ! La modularité reste en revanche limitée : les sièges arrière ne coulissent pas et leur dossier n’est pas inclinable. Et si vous souhaitez tracter une remorque, mieux vaut opter pour la version AWD qui peut tirer jusqu’à 1.500 kg, contre seulement 750 kg pour la traction avant.
Une position de conduite assez particulière…
Sur le plan de l’ergonomie, il n’y a pas grand-chose à lui reprocher. Toyota a trouvé un bon équilibre entre commandes physiques et interface tactile, avec une multitude de boutons sur le volant qui permettent de piloter de nombreuses fonctions. Mais c’est justement la position de ce volant qui peut poser problème : à l’instar de certaines Peugeot, tout le monde ne trouvera pas facilement une position de conduite idéale où le volant ne masque pas les compteurs... Heureusement, les sièges eux-mêmes sont extrêmement confortables : ils vous enveloppent comme de véritables fauteuils et devraient donc se montrer parfaitement adaptés aux longs trajets.
Le système d’infodivertissement est connu des autres Toyota modernes. Dans sa dernière version, il propose heureusement un raccourci pour désactiver l’alerte de vitesse, mais son agencement reste globalement le même. Malgré la grande taille de l’écran, il n’est pas possible d’afficher plusieurs applications simultanément… La connexion à Android Auto et Apple CarPlay se fait en revanche sans fil. En outre, grâce au double chargeur à induction, le téléphone de votre passager peut lui aussi rester chargé !



Conduite - Toyota bZ4x Touring
La Toyota non GR la plus rapide !
Peut-on vraiment parcourir de longues distances avec le Toyota bZ4X Touring ? Pour préserver une certaine simplicité dans la gamme, Toyota ne propose que deux motorisations : une FWD avec un seul moteur de 165 kW (224 ch) et une AWD à deux moteurs développant 280 kW (380 ch). Les performances de la version FWD sont déjà très correctes : de 0 à 100 km/h en 7,3 secondes et une vitesse de pointe de 160 km/h. Le bZ4X Touring AWD est même la Toyota la plus rapide, du moins si l’on oublie les modèle « GR » : 0 à 100 km/h en à peine 4,5 secondes et une vitesse de pointe à 180 km/h !
Toujours avec la « grande » batterie
Il n’y a pas de « batterie de base » : la Touring reçoit toujours le plus grand pack de 74,7 kWh. Ce n’est pas énorme face à certaines rivales, mais le bZ4X Touring se montre particulièrement sobre pour son gabarit. Avec une consommation officielle de 14 à 16,6 kWh/100 km, ce modèle devrait pouvoir atteindre jusqu’à 591 km d’autonomie dans le meilleur des cas avec la FWD. L’AWD annonce jusqu’à 528 km, ou 479 km avec les jantes de 20 pouces. Cette sobriété, cette Toyota ne la doit pas seulement à son aérodynamique optimisée déjà évoquée plus haut, mais aussi à son poids relativement contenu : de 1.900 à 1.990 kg pour la FWD et de 2.000 à 2.100 kg pour l’AWD. Pour un SUV électrique de plus de 4,8 m de long, c’est loin d’être mauvais !
Un toucher de route très naturel
Cela se traduit aussi par un comportement routier agréable : le Toyota bZ4X Touring semble très « naturel » à conduire. La direction et les pédales sont bien calibrées, ce qui donne un excellent ressenti de la route. Les grandes surfaces vitrées offrent en outre une belle visibilité, permettant de bien appréhender les dimensions de cette grande voiture. La vaste lunette arrière, surtout, devient rare à l’heure des SUV coupés ! Associée aux sièges confortables, elle participe largement au confort à bord de ce bZ4X Touring. En outre, rappelons que personne ne manque d’espace et que tous les bagages peuvent suivre sans difficulté !
De vraies capacités en tout-terrain
Le Toyota bZ4X Touring est également étonnement polyvalent ! Il ne rechigne pas devant une petite route sinueuse où l’on peut maintenir un rythme soutenu avant que le châssis et les systèmes électroniques ne fassent clairement comprendre qu’il est temps de lever le pied… Mais c’est surtout la version AWD qui se montre épatante, hors des sentiers bitumés : le système X-Mode, emprunté à Subaru, permet d’aborder des montées ou des descentes abruptes en toute sécurité, avec une vision caméra complète sur l’écran central. Grâce à sa garde au sol relevée, il n’y a pas non plus de quoi s’inquiéter des pierres ou des ornières. Le bZ4X Touring peut même franchir des gués jusqu’à 500 mm de profondeur ! Les aventuriers devraient donc y trouver leur compte…
Sobre dans la pratique
Et que reste-t-il de l’autonomie en usage quotidien ? Nous avons pu essayer les versions FWD et AWD du Toyota bZ4X Touring. La traction avant, plus efficiente, nous a impressionnés : après un trajet sur un parcours mixte, vallonné mais sans autoroute, notre consommation s’est établie à 14,7 kWh/100 km. Avec une batterie de 71 kWh nets, cela donne un bon 480 km d’autonomie réelle ! Nous avons aussi pu tester l’AWD sur autoroute, où la consommation tournait plutôt autour de 18 kWh/100 km. Il faut alors compter sur un petit 400 km en pratique.
Côté recharge, le Toyota bZ4X Touring se situe dans la norme, sans vraiment impressionner. Le chargeur embarqué accepte 11 kW de série et même 22 kW sur la version Executive ! La recharge rapide en courant continu peut grimper jusqu’à 150 kW, permettant de passer de 10 à 80 % en 29 minutes. Une pompe à chaleur est en outre livrée de série et Toyota promet donc des vitesses de charge constantes, que les températures soient basses ou élevées. Il est aussi possible de préconditionner la batterie via la navigation ou manuellement, afin d’atteindre directement la puissance de charge maximale au moment du branchement.



Budget - Toyota bZ4x Touring
Combien coûte le Toyota bZ4X Touring en Belgique ?
Garder une gamme simple présente des avantages… Mais aussi des inconvénients ! Le Toyota bZ4X Touring est disponible en trois versions : Business FWD ou AWD, ou Executive, qui impose obligatoirement la transmission AWD. Les prix s’élèvent à respectivement 52.335 euros, 55.700 euros et 60.340 euros. La version Touring est donc environ 7.500 euros plus chère que le bZ4X classique, ou environ 3.000 euros plus chère à équipement équivalent, le bZ4X étant aussi disponible avec une batterie plus petite sur la version d’accès Pure. Au moment d’écrire ces lignes, Toyota offre toutefois jusqu’à 4.000 euros de remise sur tous ses modèles électriques, y compris ce bZ4X Touring.
L’équipement de série du Toyota bZ4X Touring est déjà plutôt complet : accès et démarrage sans clé, hayon électrique, sièges et volant chauffants, climatisation automatique, siège conducteur électrique, grand écran d’infodivertissement avec navigation, double chargeur à induction et un arsenal complet de systèmes de sécurité. L’Executive y ajoute des sièges en cuir, un toit panoramique, un chargeur embarqué de 22 kW, un siège passager électrique, des sièges avant ventilés, des sièges arrière chauffants et un système audio JBL.
Pas d’options à la carte
Mais l’Executive impose donc obligatoirement l’AWD ! Si vous désirez la version la plus sobre du bZ4X Touring tout en souhaitant des sièges en cuir ou un toit panoramique, ce ne sera donc pas possible. C’est l’inconvénient de la politique d’options des marques asiatiques. Heureusement, elles ont aussi leurs forces : Toyota propose comme toujours jusqu’à 10 ans de garantie, à condition de passer chaque année par l’entretien, avec même jusqu’à un million de km de garantie sur la batterie ! Il est également possible de contrôler soi-même l’état de santé de la batterie via l’ordinateur de bord.
Verdict - Toyota bZ4x Touring
À nos yeux, le Toyota bZ4X Touring est la voiture électrique la plus aboutie de la gamme du constructeur japonais. Elle combine l’efficience et l’agrément de conduite du bZ4X avec une allure plus robuste et, surtout, bien plus d’espace, notamment dans le coffre. Nous restons toutefois un peu déçus par le fait que la version Executive, mieux équipée, ne soit disponible qu’avec la coûteuse transmission AWD… Mais à l’usage, cette voiture se révèle être une vraie bonne compagne du quotidien, aussi bien pour les familles que pour les aventuriers. Et quand on pense qu’elle a bien failli ne jamais exister, on ne peut que dire… merci Subaru !















