Pour cette 9e génération, le Hilux se décline donc désormais aussi en version tout électrique. Mais c’est toujours la variante diesel qui fera le gros des ventes mondiales. Ce pick-up japonais est commercialisé sur tous les marchés et est produit dans deux lieux différents : Thaïlande pour la version électrique et Afrique du Sud pour le diesel qui nous occupe ici.
Design - Toyota Hilux
Nouveau look plus « urbain »…
Chez nous, cette nouvelle génération n’est plus disponible qu’en double cabine à 5 places, la configuration la plus recherchée sur notre marché. D’une génération à l’autre, le gabarit n’a pratiquement pas changé : le Hilux 2026 mesure 5,30 m de long, 1,85 m de large (ou 1,88 m pour les finitions hautes avec élargisseurs d’ailes) et 1,86 m de haut. Un gabarit standard dans le monde du pick-up, mais plutôt encombrant pour les habitués des SUV et voitures ordinaires.
… mais moins costaud ?
Côté look, le nouvel Hilux arbore des traits plus fins que ceux de l’ancien. La face avant est totalement redessinée, avec des feux effilés et une calandre en nid d’abeilles. Certains trouveront que ces feux affinés donnent une allure moins costaude au Hilux, d’autres apprécieront son air plus urbain et tendance ; à chacun ses goûts...



Expérience - Toyota Hilux
Un habitacle plus raffiné
Le Hilux 2026 reçoit une toute nouvelle planche de bord, inspirée de celle du dernier Land Cruiser. Un mobilier carré, fort plastifié, mais robuste et qui semble construit pour durer. L’ergonomie est soignée, avec un pavé de boutons dédiés à la climatisation et un autre à la gestion de la transmission et des aides à la conduite tout terrain. Les rangements sont suffisants avec notamment un pratique bac réfrigéré au-dessus de la boîte à gants.
Tous les équipements modernes et de confort sont présents, avec, selon le niveau de finition, des sièges avant et un volant chauffants, un siège électrique pour le conducteur (mais pas pour le passager…) ou, pour la première fois, un frein de parking électrique.
Un espace correct à l’arrière
Les places arrière sont suffisamment spacieuses, même si les plus grands assis au milieu se frotteront les jambes contre la console centrale envahissante. Le dossier est suffisamment incliné et on dispose d’un accoudoir central. On peut aussi relever les assises sur le dossier pour charger des objets à bord.
Cockpit digital
Derrière le volant, ce nouvel Hilux s’offre un combiné digital multifonction, avec toujours la possibilité d’afficher des cadrans à aiguilles. L’écran central tactile (de 9 ou 12,3 pouces) n’est désormais plus intégré mais surplombe la console centrale. Le multimédia est correct, sans plus. On trouve le nécessaire, avec une connexion smartphone Apple CarPlay/Android Auto efficace et un chargeur sans fil en haut de gamme.
Jusqu’à 1 tonne dans la benne
Mais, bien sûr, le plus important dans un pick-up se trouve à l’arrière. La benne mesure 1,56 m de long, 1,54 de large et 48 cm de haut. Pour grimper plus facilement dedans, ce nouvel Hilux s’offre pour la première fois des marchepieds latéraux, en plus du marchepied central.
Ce pick-up reste un vrai costaud, avec une charge utile dépassant la tonne (de 1.035 à 1.065 kg). Avec le chauffeur seul à bord, la totalité de cette masse peut être chargée dans la benne (contrairement au nouveau KGM Musso, par exemple). Mais si la cabine est remplie, il faut théoriquement décompter le poids des passagers du chargement arrière, pour arriver à un total embarqué de 1.035 à 1.065 kg maxi.




Conduite - Toyota Hilux
Gazole coupé à l’électricité
Sous le capot, rien de neuf pour cette version thermique : on retrouve le propulseur microhybride découvert dans le précédent Hilux, associant le 4-cylindres 2.8 diesel de 204 ch/500 Nm et un petit moteur électrique alimenté par une batterie 48V qui se recharge à la décélération et donne un coup de boost (max. 12 ch/65 Nm) au bloc diesel à l’accélération.
Ce bouilleur à mazout est assez bruyant et vibrant, mais suffisamment performant.
La microhybridation (désormais imposée et non plus optionnelle) réduirait théoriquement la consommation de 0,5 l/100 km, mais ce pick-up diesel consomme toujours plus qu’un SUV, avec entre 10 et 15 l/100 km selon l’effort demandé et la charge tractée (jusqu’à 3,5 tonnes).
Le moteur diesel est associé d’office à une boîte automatique à 6 vitesses, douce mais qui « patine » toujours plus que celle d’un SUV, afin d’évoluer avec plus de fluidité en conduite tout terrain ou avec attelage.
Un vrai tout-terrain
Sur route, le nouvel Hilux se débrouille plutôt bien, mais, comme tous les pick-up, son architecture de petit camion (châssis-échelle et pont arrière rigide suspendu par ressorts à lames) le rend moins confortable et précis qu’un SUV.
Et, contrairement au Hilux électrique, la transmission intégrale n’est ici pas permanente : on doit rouler en mode propulsion sur route sèche, sous peine de riper en virage et d’endommager la transmission. Heureusement, les aides électroniques contiennent les ruades éventuelles du train arrière...
Le Hilux épate surtout en tout-terrain : à son volant, on se sent invulnérable, bien aidé par une garde au sol élevée, d’épaisses protections de soubassement, une gamme de vitesses courtes pour grimper aux arbres et un blocage de différentiel arrière pour sortir de la gadoue.



Budget - Toyota Hilux
Prix du Toyota Hilux MHEV 2026
Selon le niveau de finition, le tarif du Hilux diesel microhybride varie de 51.090 € TVAC (42.223 HTVA) à 63.390 € TVAC (52.388 HTVA). On notera que c’est… 18.000 € TVAC de moins que le Hilux électrique à équipement similaire !
Mais, pour les particuliers, cette version diesel est flinguée côté taxe de mise en circulation, avec… 13.000 € en Flandre, plus de 8.000 € en Wallonie et 3.000 € à Bruxelles. Sur ce point, la version électrique est nettement moins coûteuse.
Les professionnels, eux, profitent de la fiscalité douce d’un utilitaire léger... Et tous les Hilux sont couverts par une garantie de 10 ans/185.000 km.
Verdict - Toyota Hilux
Bien qu’embourgeoisé, le nouveau Toyota Hilux reste bien un vrai dur à cuire, du moins dans cette version diesel microhybride, qui peut embarquer 1 tonne dans sa benne, tracter 3,5 tonnes et tracer sa voie dans n’importe quel sous-bois. Et l’image en béton armé qui lui colle à la tôle lui assurera une belle valeur de revente. La légende reste toujours bien vivante…














