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Ford Mustang 2.3 Cabriolet : L’effet Canada Dry ?

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Ford Mustang 2.3 Cabriolet : L’effet Canada Dry ?

Une muscle car aussi racoleuse et historique telle que la Mustang, doit-elle forcément contenir un V8 dans ses entrailles ? Une question à laquelle nous allons tenter de répondre, avec l’essai de cette version à 4 cylindres.

Écrit par François Piette

21 Mars 2016

Design

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Expérience

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Conduite

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Budget

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Une Mustang, pour une grande partie des amateurs, c’est avant tout une gueule, un bruit et des accélérations… Et donc, forcément, un V8 ! Mais des taxes dissuasives et une consommation importante finissent souvent par rappeler l’amateur en question, à la raison. Ford propose donc, en parallèle à sa version V8, un modèle à 4 cylindres bien plus doux avec le portefeuille. Mais quid de l’âme ?

Envoûtante ?

Avec une tronche pareille, il n’est pas facile de passer inaperçu ! D’autant que s’il s’agit d’une « petite » voiture à l’échelle américaine, les dimensions ont de quoi impressionner l’Européen : 4,78 mètres de long et 1,92 mètre de large. Mais l’agressivité naturelle du modèle font que l’engin semble constamment prêt à bondir, même à l’arrêt. C’est sûr, les designers ont réussi leur coup !

Ambiance ‘ricaine ?

Dans l’habitacle, le style ne semble pas aussi réussi. Certes, les rappels nostalgiques sont nombreux, à l’instar des deux « casquettes » du tableau de bord et la qualité est en net progrès face aux précédentes versions. Mais le tout reste malgré tout fort sombre et… la finition marque le pas face aux réalisations européennes !

De la place pour tout le monde ?

Avec de pareilles mensurations, on s’imagine aisément pouvoir caser quatre adultes généreusement alimentés. Mais non : les places arrière n’offrent qu’un maigre espace et l’accès y est franchement compliqué. En revanche, à l’avant, c’est Byzance ! Quant à vos bagages, ils ne profitent pas, eux non plus, d’un espace d’une grande générosité.

Un moteur au palmarès respectable ?

Si quelques errances d’un passé pas si lointain ont valu à la Mustang d’être animée par de roturières mécaniques, aujourd’hui, il en va tout autrement. Un 4 cylindres, d’accord, mais pas n’importe lequel ! Ford a donc opté pour ce qu’il fait de mieux en la matière : une unité de 2,3 litres à injection directe et turbo, développant la bagatelle de 314 chevaux et un couple de 434 Nm. Soit des valeurs un brin supérieures à ce que proposait… la précédente Mustang V8 ! D’ailleurs, la Focus RS fait elle aussi usage de ce moteur, dans une variante retravaillée à 350 chevaux, toutefois…

Quid des sensations ?

Au démarrage, la Mustang prend vie dans un murmure bien banal. Non, en dépit des efforts de Ford pour soigner l’acoustique de ce moteur, ce 4 cylindres ne chante pas sa joie. Et le retour des ronflements du moteur par les haut-parleurs est tout aussi décevant, avec des accents artificiels. En revanche, si nous faisons abstraction du bilan sonore, force est de constater que ce petit moulin exécute un sacré boulot !

Constamment disponible, il offre une belle souplesse sous 4.000 tr/min et une certaine verve au-delà. Ne vous attendez toutefois pas à des accélérations démentielles : la masse générale bride quelque peu la bonne volonté du moulin. Notre modèle d’essai s’en remettait à une boîte manuelle à 6 rapports assez bien étagée. Hélas, l’agrément de la commande est plutôt quelconque : dans les moments chauds, ça « accroche » !

Comportement routier

Jadis, si les Mustang étaient capables d’accélérations fulgurantes en ligne droite, elles se caractérisaient aussi par un comportement flou et désorganisé… Pour ne pas dire fantasque ! Aujourd’hui, la nouvelle venue fait les choses correctement : d’ailleurs, elle s’en remet à une suspension à 4 roues indépendantes ! Une première, pour une Mustang « traditionnelle ».

Avec ce moteur léger sur le train avant, des roues arrière motrices et des suspensions enfin accordées, la Mustang offre un comportement parfaitement à la page. On sent d’ailleurs que la voiture a été conçue autour de mécaniques plus puissantes, car la motricité est excellente ! Ce 2.3 Ecoboost ne semble pas en mesure de venir à bout des limites du châssis. Et lorsque, aides débranchées, le train arrière glisse, il le fait avec une infinie progressivité. Gardez toutefois à l’esprit que la chose prend beaucoup de place sur nos routes… Un regret ? Une direction trop peu communicative.

Confort ?

La Mustang préserve également un toucher de route très confortable, caractéristique des précédents modèles. Absorbant avec tact les ondulations de la route, la Mustang n’offre pas l’inconfort de bien des sportives européennes. D’ailleurs, ce petit moteur reste très silencieux dans l’habitacle. Conduite décapotée, les remous restent assez sensibles à haute vitesse : Ford ne propose pas (encore ?) de filet pare-vent !

Equipement ?

Si les américaines de la grande époque ont toujours été plébiscitées pour l’opulence de leur équipement, les temps ont un peu changé. Certes, cette nouvelle mouture offre le SYNC 2, un système multimédia fort complet. Mais pour le reste, la Mustang marque le pas face aux réalisations du Vieux Continent avec des aides sécuritaires limitées et une capote certes électrique mais à verrouillage manuel et manœuvrable à l’arrêt uniquement.

Budget

Affichée à 37.000 € en prix de base, la Mustang réclame 4.000 € pour offrir à ses occupants les joies de la conduite découverte. La liste d’options est très succincte et les prix, plutôt modérés. Au rayon des taxes, ce 4 cylindres est beaucoup plus doux que le V8, avec des émissions de CO2 de 179 g/km ! A la pompe, le 4 cylindres Ecoboost fait pardonner son manque de lyrisme : avec une moyenne de 10 l/100 km, il se révèle en effet, incomparablement plus sobre que le voluptueux V8 !

Conclusion

Armée de ce 4 cylindres, la Mustang reste toujours éminemment désirable. D’accord, elle ne chante pas vraiment, mais son léger 4 cylindres vous épargnera des notes trop lourdes à la pompe et préserve un très bel équilibre de comportement. Une première pour une Mustang ? Toujours est-il qu’après en avoir fait l’essai, on comprend plus facilement pourquoi elle constitue l’essentiel des ventes en Belgique, en Europe et même… aux Etats-Unis ! Les temps changent, les produits évoluent… Mais à ce prix, on aurait tort de s’en priver !

François
							Piette

François Piette

Photos: François Piette

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