La capacité de conduite entièrement autonome, ou « Full Self-Driving », proposée aux États-Unis depuis plusieurs années déjà par Tesla, a enfin atterri en Europe. Elle a d’abord été introduite aux Pays-Bas avant de s’étendre à la Belgique. Elle permet de rouler en ville, de négocier les intersections et même d’effectuer des changements de voie sans avoir à toucher le volant. Uniquement grâce à leurs caméras extérieures et intérieure, les véhicules de la marque disposant de cette fonctionnalité peuvent donc aller « presque partout par eux-mêmes, sous la supervision active du conducteur ». Tesla rappelle en effet que « dans sa forme actuelle, le FSD (supervisé) exige une surveillance active de la part du conducteur et ne rend pas le véhicule autonome. » D’accord, mais qu’en est-il en pratique ?

Le FSD de Tesla est-il réellement convainquant ?
La réponse à la question ci-dessus est un grand oui ! Il est en effet indéniable que la conduite entièrement automatique (supervisée) de Tesla est épatante et fonctionne (très) bien. Sa manière de conduire est confortable, jamais hésitante et sans le moindre à-coup. Elle ralentit parfaitement aux feux rouges, laisse passer les piétons, les ambulances, fait attention aux vélos et gère même les travaux à la perfection. Le système est même capable de prendre un itinéraire alternatif s’il rencontre une route bloquée. Il fonctionne même sans indiquer une destination finale dans le système de navigation ! Dans ce cas, il continue alors simplement tout droit. Et si une destination finale est bel et bien précisée, il essaie véritablement d’aller jusqu’au bout, et même de se garer sur une place de parking une fois arrivé à destination. C’est cependant dans cette situation que le système révèle ses plus grandes failles, faiblesses, défauts et limites.



Encore quelques progrès à faire…
Malheureusement pour le FSD de Tesla, se garer, ce n’est pas encore ça… Si on le laisse faire, le système laisse dépasser le véhicule de manière excessive, ne se parque pas droit, pas au milieu et parfois même pas sur une place autorisée ! Lors de notre essai, il a en effet essayé de se garer sur une place réservée aux personnes en situation de handicap… Et si sa conduite est étonnamment douce et confortable, elle est également particulièrement défensive. Résultat, le système met parfois longtemps à s’insérer dans le trafic s’il rencontre une intersection fréquentée et délicate. Il roule également de temps en temps en dessous de la vitesse maximale autorisée, ce qui peut s’avérer frustrant. Si c’est une bonne chose en termes de sécurité, ça l’est moins en termes de rapidité et d’efficacité… Le FSD de Tesla peut vous faire arriver moins rapidement à destination que si vous aviez conduit vous-même.



Un cher gadget efficace... mais qui reste un gadget ?
Après une semaine à utiliser la conduite entièrement automatique (supervisée) de Tesla, cette dernière nous a convaincus, mais l’on se pose tout de même une question : pourquoi ? Le système nécessite en effet la supervision constante du conducteur, qui ne peut rien faire d’autre ! La caméra positionnée au-dessus du rétroviseur central y veille d’ailleurs scrupuleusement. Le simple fait de porter des lunettes de soleil peut parfois déclencher une alerte sur l’écran central. En conclusion, la conduite entièrement automatique (supervisée), ou « Full Self-Driving » (FSD), de Tesla reste aujourd’hui un gadget, aussi impressionnant soit-il. Et à 99 €/mois, c’est un gadget (trop) cher ! Il s’agit tout de même de la meilleure tentative et de ce qui se rapproche le plus de la conduite autonome à l’heure actuelle, mais sans l’être.















