Mais d’abord, un bref rappel de ses caractéristiques : produite de 1993 à 1998, la McLaren F1 était la voiture la plus rapide de son époque. Animée par un V12 BMW de 6,1 litres développant de 630 à près de 700 ch selon la version, elle était capable d’atteindre plus de 380 km/h et d’expédier le 0 à 100 km/h en 3,2 secondes seulement. Son habitacle accueille trois passagers, avec le conducteur au centre. Un rappel à la compétition qui n’est pas innocent : des modèles très proches des voitures de série se sont imposés aux 24 heures du Mans, dominant largement l’épreuve !
1. Elle devait avoir un moteur Honda !
Honda étant le partenaire de McLaren en F1 au début des années 90, il était logique que la firme britannique se tourne vers le motoriste nippon. Mais ce dernier a décliné l’offre. Isuzu, ayant eu vent du projet de McLaren, a alors proposé son moteur maison, taillé pour la compétition. Mais McLaren a finalement préféré choisir BMW comme fournisseur. Pour une meilleure isolation thermique de l’habitacle, les ingénieurs ont opté pour un film d’or recouvrant le compartiment moteur. Une technique inspirée par les… satellites !

2. Rowan Atkinson et Elon Musk ont chacun explosé leur exemplaire !
Rowan Atkinson, alias Mr Bean, a acheté sa McLaren F1 en 1997. Il l’a accidentée une première fois en 1999, puis beaucoup plus sévèrement en 2011, après avoir percuté un arbre. La voiture fut réparée pour un million d’euros, puis vendue pour… 8 millions d’euros !
Le patron de Tesla, Elon Musk, s’est lui aussi offert une McLaren F1. Après avoir parcouru près de 18.000 km avec, il a connu un grave accident, alors qu’il voulait en montrer le potentiel à un collègue. Fait improbable et pourtant réel : la voiture n’était pas assurée ! Elon Musk a alors décidé de revendre sa supercar thermique.


3. Elle détient toujours un record de vitesse
Avec une vitesse de pointe annoncée à 380 km/h et mesurée à plus de… 390 km/h, la McLaren F1 détient toujours le titre de voiture à moteur atmosphérique la plus rapide de tous les temps, plus de vingt-cinq ans après la fin de sa production !

4. Gordon Murray la trouve ratée sur certains points !
Oui, son géniteur est volontiers critique envers elle et lui trouve de gros défauts : des phares et une climatisation inefficaces, un arrière trop plat, manquant de relief et une prise d’air moteur trop épaisse…

5. Un invraisemblable cérémonial de démarrage pour l’époque
Ron Dennis et Gordon Murray voulaient un cérémonial de démarrage qui rappelle au quidam le prestige de la bête. La mise à feu du V12 était donc volontairement retardée, les aiguilles balayaient l’entièreté des cadrans (un principe repris ensuite par de nombreux constructeurs) et le bouton de démarrage était caché par un petit clapet, à l’instar des avions de chasse de la Seconde Guerre mondiale…














