Nous avons récemment effectué un aller-retour vers la région de Gérone, en Espagne, depuis la Belgique, avec la version 100 % électrique 250+ du Mercedes GLB. Théoriquement, cette dernière est capable de parcourir jusqu’à 631 km par plein d’ions grâce à sa batterie de 85 kWh. Mais sa véritable force, c’est sa nouvelle architecture 800 V, capable d’encaisser jusqu’à 320 kW afin de passer de 10 à 80 % de niveau de charge en un minimum de 22 minutes ! Mais, en pratique, le Mercedes GLB 250+ peut-il vraiment parcourir rapidement de longues distances ?



Chargé à bloc, il est temps de partir !
7h40, non loin de Bruxelles, nous prenons la route direction la région de Gérone, en Espagne, avec un Mercedes GLB 250+ à la batterie chargée et au coffre (bien) rempli. Un exercice qui s’est avéré on ne peut plus facile grâce au format du SUV électrique allemand. Les kilomètres défilent et, après 383 km et 3 h 33 de route, il nous faut faire un premier arrêt. Nous nous branchons sans devoir attendre à une borne rapide à l’aire de Châteauvillain Val Marnay, sur l’A5, avec seulement 4 % et 16 km d’autonomie restante. On n’aurait pas pu aller plus loin. Après 28 minutes de charge, le niveau de batterie du Mercedes GLB est déjà remonté à 83 %. Il est temps de reprendre la route.

Combien d’arrêts ont été nécessaires pour arriver en Espagne ?
337 km plus tard, il nous faut marquer un second arrêt sur l’aire de Roussillon. À nouveau, on se branche sans devoir attendre, avec cette fois 5 % et 26 km d’autonomie restante. La borne nous indique qu’une attente de 24 min est nécessaire pour atteindre 80 %. Nous perdons un peu de temps sur place et repartons avec 95 % et 425 km d’autonomie après 37 minutes de charge. Après 361 km, un troisième arrêt est nécessaire. Nous branchons cette fois le GLB sur l’aire de Gasparets, aux abords de l’A9, avec 5 % et 21 km d’autonomie restante. 34 minutes plus tard, la batterie du SUV électrique allemand est pleine à 88 %.



Difficile de faire (beaucoup) mieux
Finalement, un peu avant 20 h et après un total de 1.194 km, en ayant consommé une moyenne de 21,8 kWh/100 km, nous arrivons à destination avec 58 % et 233 km d’autonomie restants. Au total, nous avons passé un peu plus de 12 h sur la route, dont 10 h 30 derrière le volant et une heure et demie à charger sur des bornes délivrant au moins 300 kW. Difficile de faire (beaucoup) mieux. La preuve en est : le retour s’est un peu moins bien passé…



Un trajet retour moins optimal dès le départ
7h52, nous quittons le Nord de la Costa Brava après plusieurs jours passés à sillonner la région. Notre fidèle Mercedes GLB affiche 69 % et 339 km d’autonomie restante au moment du départ, faute de borne directement accessible depuis notre logement. Résultat, notre premier arrêt advient après « seulement » 247 km et 2h13 de roulage. Nous nous branchons encore et toujours immédiatement avec 8 % de batterie restant sur l’aire d'Ambrussum Sud, mais malheureusement sur une borne limitée à 150 kW. 37 minutes ont donc été nécessaires pour atteindre 82 % de niveau de batterie et repartir avec 345 km d’autonomie.



Problème de compatibilité ?
332 km plus tard, nous nous arrêtons pour la seconde fois avec à nouveau 8 % et 38 km d’autonomie restants. Notre GLB s’est montré particulièrement frugal durant cette portion du trajet avec une consommation de 19,7 kWh/100 km et ce malgré une vitesse moyenne de 108 km/h. Pas mal. Encore et toujours sans devoir attendre, nous nous branchons, mais cette fois à une borne 350 kW ! Malheureusement, cette dernière fonctionne sans doute encore en 400 V… Résultat, à cause de la plateforme 800 V particulière du GLB, la puissance de charge se limite à 84 kW constant. Après une demi-heure d’attente pour le moins frustrante, nous décidons de repartir avec 56 % et 257 km d’autonomie affichés sur le tableau de bord.



Le Mercedes GLB est un champion de la charge…
Notre troisième arrêt arrive donc plus rapidement qu’initialement escompté après « seulement » 203 km. Malgré des bornes bien occupées, toujours pas besoin d’attendre pour disposer d’une prise. Nous la connectons au GLB, qui n’affiche plus que 4 % et 20 km d’autonomie restants. Bonne nouvelle, il s’agit cette fois bel et bien d’une borne 800 V, qui nous a donné une moyenne de 170 kW. En 27 minutes, nous atteignons 83 % de niveau de batterie ! Malheureusement, les 337 km d’autonomie correspondant à ce pourcentage ne sont tout juste pas suffisants pour rentrer à la maison…



… quand toutes les bonnes conditions sont réunies
Un quatrième et dernier arrêt sur l’aire des Ardennes Woinic est donc nécessaire et, encore une fois, nous sommes malchanceux. Notre charge de 25 min est restée figée à 58 kW et ne nous a permis que de regagner 25 kWh et 29 % de niveau de batterie… Heureusement, les 172 km d’autonomie auxquels les 42 % avec lesquels nous repartons correspondent sont suffisants pour nous ramener à la maison. 138 km plus tard et pile 1.200 km après notre départ d’Espagne, nous arrivons en bon port à 20 h 55 avec 11 % et 51 km d’autonomie affichés sur le tableau de bord de notre GLB. Sur le retour, ce dernier a été en mouvement pendant 10 h 47 et a chargé un peu plus de 2 h, ce qui reste raisonnable au vu des quelques pépins de charge que nous avons rencontrés. Il a également consommé 21 kWh/100 km à une vitesse moyenne de 111 km/h.

C’est l’heure du bilan
Après 3.000 km passés au volant du Mercedes GLB électrique, il est grand temps de faire le bilan de notre voyage. Au total, nous avons consommé 20,5 kWh/100 km, une valeur certes plus importante que les 15,9 kWh/100 km officiellement annoncés par Mercedes, mais à une vitesse moyenne de 90 km/h ! Une (très) grande partie de notre périple a en effet été autoroutière. En dehors de celle-ci, le GLB a consommé bien moins d’électricité. Nous avons même observé une moyenne minimale de seulement 14,2 kWh/100 km !



Le Mercedes GLB est un excellent SUV familial disposant de qualités ô combien importantes, même s’il n’est pas exempt de petits défauts. Nous avons par exemple appris à nos dépens qu’il n’était pas en mesure de charger sur certains Superchargeurs Tesla. Heureusement, nous n’avions pas un besoin indispensable d’ions à ce moment précis. Même sans charger, nous avons pu repartir et arriver à destination. En dehors de cette petite déconvenue spécifique à la nouvelle plateforme 800 V de Mercedes, une chose est claire : il est plus facile que jamais de traverser la France en voiture électrique, surtout si cette dernière est un GLB 250+.












