Toutes les bonnes choses ont une fin et l’une des gammes les plus importantes de l’histoire récente de McLaren ne fait pas exception… Après les 720S, 765LT et 750S, le constructeur britannique s’apprête à refermer le chapitre de la Super Series avec un ultime modèle particulièrement affûté : la 788HS. À Woking, on la présente tout simplement comme l’évolution ultime de la lignée !
Les lettres HS signifient High Sport, une appellation que McLaren réserve à de très rares occasions ! Elle n’a d’ailleurs été utilisée que trois fois : en 2012 sur la MP4-12C HS, produite à 10 unités, en 2016 sur la MSO HS, limitée à 25 exemplaires et aujourd’hui sur cette 788HS. Avec 200 voitures prévues, cette dernière sera certes plus largement diffusée, mais sa production restera très confidentielle.

Plus extrême que jamais
Sous le capot, on retrouve le V8 biturbo de 4 litres chargé d’entraîner les roues arrière. Pour la 788HS, McLaren a encore poussé le moteur qui développe désormais 788 ch et 800 Nm ! De quoi faire de ce modèle la version de série la plus puissante jamais proposée au sein de la famille Super Series…
La supercar abat le 0 à 100 km/h en moins de 3 secondes (2,8 secondes pour être précis)… et il ne lui faut ensuite que 4,2 secondes supplémentaires pour franchir la barre des 200 km/h ! Et pour ceux qui ont le cœur bien accroché, la vitesse de pointe est annoncée à 330 km/h. Avec son poids à vide limité à 1.265 kg, elle affiche un rapport poids-puissance particulièrement impressionnant de 623 ch par tonne !



Toujours plus d’appui
Placez la 788HS à côté d’une 750S et les différences sautent immédiatement aux yeux. McLaren ne s’est clairement pas contenté de lui offrir quelques chevaux supplémentaires : les ingénieurs ont également profondément revu la carrosserie, désormais habillée de nouveaux éléments en fibre de carbone. Ceux-ci donnent le ton, agressif, mais ne sont pas là pour la frime : ils doivent améliorer le flux d'air, générer plus d'appui et renforcer la stabilité à haute vitesse.
La 788HS reçoit ainsi une aérodynamique entièrement repensée, avec notamment un spectaculaire capot avant doté d’un « S-Duct ». Ce système fait circuler l’air à travers des conduits intégrés à la carrosserie, afin de mieux répartir la pression sur l'avant de la voiture. La supercar gagne également une lame avant plus imposante, un aileron arrière actif rehaussé et un diffuseur dont le dessin s’inspire clairement de la Formule 1 ! Selon McLaren, cet ensemble permet de générer 10 % d’appui supplémentaire par rapport à la 765LT, pourtant déjà extrême !
Le châssis a lui aussi fait l’objet d’un travail spécifique : la suspension Proactive Chassis Control III a été recalibrée pour cette 788HS, tandis que l’avant de la voiture a été abaissé de 5 millimètres par rapport à la 750S. Autre première dans la gamme : l’arrivée d’écrous de roue centraux, associés à de nouvelles jantes forgées ultralégères.



Les freins de la Senna
Pour ralentir cette fusée, McLaren n’a pas lésiné sur les moyens ! Les disques en carbone-céramique sont directement dérivés de ceux de la Senna. Ils sont associés à des étriers à six pistons à l’avant et à un refroidissement amélioré, conçu pour rester performant même lors d’une utilisation intensive sur circuit.
La touche finale est apportée par un nouvel échappement en titane, reconnaissable à ses quatre sorties centrales… Voilà qui promet une bande-son impressionnante ! Combiné à un calibrage revu des supports moteur ainsi qu’à des systèmes d’admission et d’échappement retravaillés, voilà qui doit, selon McLaren, « renforcer la connexion entre le conducteur et le rugissement du V8 », tout en préservant un minimum de confort.
La production de la 788HS sera limitée à 200 exemplaires dans le monde, répartis à parts égales entre 100 Coupés et 100 Spiders.













