Après ses déboires en France, c’est désormais aux États-Unis que Polestar est interdite de vente ! Cette fois, c’est pour des raisons de cybersécurité, la faute à son propriétaire, le géant chinois Geely. Malheureusement, du fait des origines de ce dernier, la marque ne respecte pas le Connected Vehicle Rule récemment imaginé par le Bureau de l’industrie et de la sécurité (BIS) américain. Ce règlement vise tout simplement à interdire la vente sur le sol américain de tout véhicule connecté dont les logiciels seraient originaires de pays jugés « à risque ». Et, évidemment, sa cible principale, on vous la donne en mille, c’est la Chine.



Contre mauvaise fortune bon cœur…
Au premier trimestre 2026, le marché américain ne représentait que 6 % des ventes mondiales de Polestar. C’est peu, mais la marque espérait sans doute voir ses parts de marché croître au pays de l’Oncle Sam. Rappelons qu’elle a décidé de produire son SUV 3 à Ridgeville, en Caroline du Sud, pour alimenter directement le marché nord-américain. Désormais tous les exemplaires assemblés aux États-Unis feront le voyage jusqu’en Europe. Les Polestar 3 vendus sur le Vieux Continent traverseront donc l’Atlantique et ne seront plus importés de Chengdu. Grâce à cette pirouette, le constructeur fait contre mauvaise fortune bon cœur et contourne les taxes compensatoires récemment imposées par Bruxelles sur les véhicules produits en Chine.



Polestar ne quitte pas les États-Unis pour autant, tout comme Volvo
Polestar ne peut certes plus vendre de nouvelles voitures aux États-Unis, mais la marque ne quitte pas le pays pour autant. Ou du moins pas encore. Elle a d’abord des modèles de stock déjà produits à écouler. Elle doit également assurer l’après-vente de tous les véhicules qu’elle a déjà vendus depuis son arrivée aux États-Unis il y a plusieurs années déjà ! À noter que Volvo, sa marque « sœur », qui est pourtant elle aussi sous la coupe du géant chinois Geely, a obtenu un traitement de faveur afin de rester au pays de l’Oncle Sam. Pour ce faire, elle a tout de même dû accepter de revoir la gestion de ses données, une opportunité qui n’aurait cependant pas été proposée à Polestar. Une sacrée cohérence qui va certainement « Rendre sa grandeur à l'Amérique ».

















