Essais

Essai : DS 4, à la hauteur de ses ambitions ?

Depuis sa déclaration d’indépendance, DS Automobiles n’a de cesse de tenter de justifier son positionnement de marque « premium à la française ». Pour sa deuxième vie, la DS 4 possède-t-elle dorénavant assez d’armes pour bousculer les valeurs établies ?

  • Christiaens  Jean-Francois Christiaens Jean-Francois
  • 31 janvier 2022
  • DS Automobiles
  • 13 818 vues
3,9
score VROOM
  • 3,5
    Performance
  • 3,5
    Tenue de route
  • 4,0
    Confort
  • 4,5
    Équipement
  • 4,5
    Sécurité
  • 3,5
    Prix/Qualité
  • 3,5
    Consommation
  • 4,0
    Global
Avantages et inconvénients
  • Présentation / style
  • Finition soignée
  • Equipement disponible complet
  • Compromis confort / dynamisme
  • Ergonomie complexe à appréhender
  • Aspects pratiques (accès du coffre; visibilité périphérique...)
  • Tarif final, options comprises

Il faut bien le reconnaitre : la première DS 4 du nom a quitté le catalogue, en 2018, dans la plus grande indifférence… Il faut dire que ce modèle né initialement dans le catalogue Citroën justifiait difficilement le positionnement premium imaginé par DS Automobiles lors de sa déclaration d’indépendance. Pour sa deuxième vie, la DS 4 nous revient néanmoins sensiblement mieux armée pour tailler des croupières aux BMW Série 1, Audi A3 et Mercedes Classe A.

Posture charismatique

Pour convaincre, cette DS 4 mise d’abord sur un style charismatique mêlant les univers du coupé et du crossover. Une allure qui semble plaire, compte tenu du « Grand Prix de la plus belle voiture 2022 » dont vient d’être auréolée la DS 4 lors du dernier Festival Automobile International. Mais également au vu des regards intrigués des badauds croisés durant notre essai. Il faut dire qu’avec ses lignes tendues, sa signature lumineuse expressive et son assiette surélevée, la DS 4 ne passe pas inaperçue.

Cette Française stylée soigne aussi son côté premium avec quelques détails originaux : une animation lumineuse d’accueil ; des poignées escamotables ou encore des sérigraphies en émail.

Style personnel

A bord, aussi, la DS 4 possède une personnalité esthétique propre. On pointera notamment ses contre-portes originales intégrant les boutons lève-vitres en forme de diamant ou encore les aérateurs « cachés » sur la planche de bord. Bon point aussi pour le soin apporté à la finition globale et au confort des sièges.

La DS 4 n’a, en outre, plus à rougir de ses concurrentes premium allemandes côté équipement optionnel : amortissement actif piloté par caméra, système de vision nocturne, large affichage tête haute en couleur, vision 360°, éclairage LED matriciel, sièges massants chauffants/ventilés, airbag central avant, etc.

« Smart » Touch ?

Sur le plan de l’info-divertissement, la DS 4 gomme aussi une bonne partie du retard de DS Automobiles par rapport aux blasons allemands grâce à la nouvelle interface DS Iris System. L’ensemble s’articule autour d’un grand écran tactile de 10 pouces. Le système se veut réactif, connecté et complet. Son ergonomie typée tablette, gommant la majorité des touches physiques au profit de « widgets » personnalisables, demandera toutefois un petit temps d’adaptation. On restera également sur sa faim au sujet de l’originale zone tactile baptisée DS Smart Touch trônant sur la console centrale. Joliment intégrée, elle déçoit à l’usage en raison de capacités trop limitées (on ne peut pas l’utiliser comme on le souhaiterait dans tous les menus) et d’un fonctionnement parfois capricieux (y dessiner des lettres pour encoder l’adresse souhaitée dans le système de navigation ne donne pas toujours le résultat escompté…).

Sacrifices sur l’autel du style…

Côté pratique, la DS 4 s’étire sur 4,40 m (contre, à titre d’ordre de grandeur, 4,32 m pour une BMW Série 1). Pour ce gabarit, elle offre une habitabilité assez moyenne aux places arrière. Deux adultes pourront s’y glisser. Mais il faudra composer avec une garde au toit plutôt réduite et une atmosphère assez confinée en raison de la haute ceinture de caisse et de la poupe tirant vers l’univers du coupé. Style qui induit, en outre, une visibilité ¾ arrière plutôt moyenne.

Le typage crossover, avec notamment de grandes roues de 720 mm de diamètre, impose de son côté de composer avec un seuil de chargement plutôt haut perché. Mais le volume de coffre de 430 l (1.240 l avec la banquette repliée) s’avère suffisant pour un usage quotidien.

Confort dynamique

En route, la DS 4 séduit dès les premiers mètres grâce à son confort soigné. Il faut dire que le modèle mis à notre disposition profitait tant des vitres latérales feuilletées optionnelles (garantes d’une excellente insonorisation) que de l’amortissement piloté DS Active Scan Suspension. En mode confort, la DS 4 survole alors les irrégularités, mais sans tomber dans un excès de mollesse. Les mouvements de caisse, certes amples, restent en effet efficacement freinés. La DS 4 se profile alors comme un excellent compagnon de voyage pour avaler des longues distances.

Si on le souhaite, la DS 4 peut également sauter efficacement d’un virage à l’autre en mode Sport. Dans ce cas, l’amortissement gagne en raideur (mais sans en devenir inconfortable) et la direction offre, surtout, une meilleure consistance.

Palette complète

Afin de séduire les clients professionnels qu’elle vise clairement, cette DS 4 est disponible en version hybride rechargeable siglée E-Tense. Cette motorisation s’appuie sur le 4 cylindres 1.6 l PureTech de 180 ch et l’épaule d’une machine électrique de 110 ch au travers d’une batterie de 12,4 kWh. De quoi lui permettre de revendiquer 55 km d’autonomie électrique en cycle combiné WLTP et une homologation CO2 de +- 30 g/km en fonction de l’équipement. Notons également que la DS 4 sera déclinée en version électrique pure comme l’autorise sa plateforme EMP2 qu’elle partage notamment avec les nouvelles Peugeot 308 et Opel Astra. Mais il faudra attendre 2024 afin de pouvoir jouir d’une nouvelle génération de batterie/moteur annonce DS Automobiles.

La DS 4 est également proposée avec large palette de motorisations thermiques : trois cylindres 1.2 PureTech 130, quatre cylindres 1.6 l PureTech 180 et PureTech 225 ainsi qu’une offre Diesel BlueHDi 130. On notera que la DS 4 n’accueille pas de boîte manuelle sous son capot. Dans tous les cas, on jouira d’une boîte automatique.

Le modèle mis à notre disposition disposait du 1.6 PureTech développant 181 ch / 250 Nm couplé à une boîte automatique à 8 rapports. En route, le duo fonctionne parfaitement. On jouit de relances efficaces ainsi que d’une belle allonge en cas de besoin (8 s pour le 0 à 100 km/h). Même si la consommation variera forcément en fonction de son style de conduite, on peut tabler sur un appétit moyen réel inférieur à 8l/100 km.

Combien ça coûte ?

DS Automobiles propose sa DS 4 de justesse sous la barre des 30.000 € en version PureTech 130 et en ligne d’appel Bastille. Comptez toutefois plutôt sur un budget oscillant entre 40.000 et 50.000 € pour une version plus cossue et équipée des options les plus technologiques proposées par DS Automobiles. Le modèle mis à notre disposition (DS 4 PureTech 180 Performance Line +), disponible à partir de 39.100 €, voyait ainsi son tarif final, options comprises, glisser à 47.450 €. Mais pour ce prix, on disposait d’une dotation très complète…

Notre verdict

La DS 4 n’a pas à rougir de ses concurrentes premium allemandes. Elle peut, elle aussi, jouir d’une dotation de pointe et présenter une finition soignée. Mais attention à la note finale si on se laisse tenter par toutes ses « chères attentions »… En route, on appréciera également son excellent rapport confort/dynamisme. Mais ses partis-pris esthétiques imposent toutefois quelques concessions sur le plan pratique (visibilité périphérique, accès du coffre, etc.), même s’ils permettent aussi à cette DS 4 de disposer d’une personnalité esthétique indéniable.

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Christiaens  Jean-Francois
À propos de l'auteur : Christiaens Jean-Francois Jean-François Christiaens est journaliste automobile depuis 2005. Passionné par tout ce qui roule, il prend autant de plaisir à découvrir une voiture électrique que de rouler dans une hypercar. Mais son cœur penche tout de même plutôt vers l’univers des petites bombinettes héritières de l’ère GTI. Quoique dorénavant, un bon break confortable ne le laisserait pas indifférent. C’est ça, vieillir ?

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