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Essai : KGM Musso (2026), la valeur sûre

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KGM Musso et Grand Musso 2026 : essai, prix et configurations

Essai : KGM Musso (2026), la valeur sûre

Après le lancement de son pick-up électrique Musso EV, KGM revient à ses fondamentaux en modernisant son « vrai » pick-up diesel : le Musso. Il nous revient transfiguré pour 2026, tant en version courte qu’en variante longue Grand Musso.

Écrit par Jean-Francois Christiaens

28 Mai 2026

Design

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Expérience

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Conduite

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Budget

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Pour rappel, KGM est le nouveau nom de SsangYong. Ce n’est donc pas une énième marque chinoise créée récemment. C’est une marque coréenne dont la genèse remonte à plus de 70 ans. La marque a toutefois profité de son récent changement de nom (et de propriétaire, mais qui reste coréen) pour monter en gamme et électrifier son catalogue. Notamment avec le récent Musso EV. Un modèle qui a l’apparence d’un pick-up et qui capitalise sur le nom du premier pick-up proposé par SsangYong (le Musso Sport). Mais qui se présente plutôt techniquement comme un SUV électrique équipé d’une benne. Pour les professionnels ou puristes à la recherche d’un « bon vieux pick-up diesel », KGM ne pouvait alors que proposer le vieux Musso lancé en 2018, encore affublé du logo (et du style) de Ssangyong. Avec ce Musso 2026, on retrouve la base technique éprouvée de ce modèle mais modernisée avec le nouveau style maison plus charismatique de KGM.

Design

Musso ou Grand Musso 2026

On peut donc considérer ce KGM Musso 2026 comme un solide facelift du SsangYong Musso. Car si le style extérieur du modèle évolue sensiblement, la base technique reste la même. On retrouve donc ici un châssis échelle séparé et non une monocoque autoportante comme celle du Musso EV. Et le pick-up coréen reste décliné en deux configurations : Musso ou Grand Musso. Techniquement, opter pour l’un ou l’autre a toujours une incidence sur la configuration du train arrière. Et donc la capacité de charge de la benne, on y reviendra. Mais esthétiquement, cela ajoute surtout une trentaine de centimètres de plus au profil. L’habitacle reste strictement identique. Mais on dispose d’un plateau arrière 31 cm plus long. Et d’un modèle encore plus encombrant à garer… D’autant plus que les nouveaux pare-chocs dessinés pour ce facelift étirent encore les Musso de quelques centimètres : 5,11 m ou 5,46 m.

Look plus baroudeur

Sur le plan stylistique, l’évolution est sensible. Avec son nouveau blason KGM, le Musso s’offre une face avant plus agressive, avec un petit look de pick-up américain. Mais les nouveaux pare-chocs n’améliorent toutefois pas que le look. KGM en a profité pour optimiser légèrement les angles d’attaque (30,9° en Musso et 30,6° en Grand Musso) et de sortie (27,8° et 24,5°) pour rendre le Musso plus à l’aise en tout-terrain. A titre de comparaison, le Ford Ranger, la référence du segment, avance respectivement 28° et 22°. La garde au sol s’élève aussi un peu pour la même raison : 245 mm en Musso et 248 mm en Grand Musso. C’est, ici aussi, un peu mieux que le Ford Ranger (219 mm).

Deux nouvelles teintes

Enfin, notons que les Musso profitent de leur restylage pour ajouter deux teintes dans leur garde-robe : un bleu vif (Ultramarine) et un brun-taupe (Smoke Taupe). Au total, 7 teintes sont disponibles (750 €).

Pick-up électrique vert foncé sur allée gravillonnée avec ciel nuageux. Pickup Maxus T90EV vert olive garé sur une allée gravillonnée, ciel partiellement nuageux. Pick-up Ssangyong Musso vert devant hangar en verre, vue arrière avec plaque belge.
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Expérience

Marchepieds intégrés

KGM n’a pas changé le style du Musso que pour le rendre plus agressif et aventurier. On retrouve aussi dorénavant des marchepieds intégrés dans le bas du bouclier arrière. C’est nettement plus pratique que de devoir mettre son pied sur le pneu pour aller chercher des objets ayant glissé au fond de la benne. Autre bon point : la ridelle est ralentie, mécaniquement, dans sa course quand on l’ouvre. C’est nettement moins brutal ou lourd à manipuler qu’avec une ridelle qui tombe d’un coup. Enfin, on retrouve aussi un petit interrupteur étanche qui permet d’allumer une lampe LED à l’intérieur de la benne. C’est aussi plutôt pratique pour y voir clair une fois la nuit tombée.

Grand volume…

Contrairement à son frère électrique Musso EV, ce pick-up reste élaboré sur un solide châssis séparé. En fonction de la longueur retenue, on retrouve toutefois un essieu arrière différent : un multibras avec ressorts hélicoïdaux sur le Musso à la benne plutôt petite pour le segment (1,30 m x 1,57 m). Et un essieu rigide avec lames de ressorts pour le Grand Musso qui s’offre une benne plus profonde (1,61 m x 1,57 m). A titre de comparaison, le Ford Ranger présente une benne de 1,64 m x 1,58 m. On notera tout de même que le pick-up de KGM se démarque par des flancs assez hauts (57 cm) pour le segment (contre 53 cm pour le Ranger, par exemple et souvent moins de 50 cm pour les autres). Ce qui permet au Grand Musso d’avancer un « volume » de référence pour le segment, avec une benne de 1.262 l VDA.

… mais petit poids !

En revanche, les Musso se montrent moins convaincants quand il est question de poids chargeable dans la benne. Malgré ses lames plus « utilitaires », le Grand Musso ne peut, en effet, encaisser « que » 700 kg au maximum dans sa benne. Et le Musso « court », avec son multibras plus confortable, n’avance plus que… 400 kg de charge utile dans sa benne. C’est peu pour un pick-up diesel campé sur un châssis échelle (les références montent vers les 1.000 kg). En fait, c’est même encore moins que le Musso EV, avec sa structure monocoque, qui peut encaisser jusqu’à 500 kg.

Intérieur « particulier »

Côté habitabilité, en revanche, le Musso n’a pas à rougir de la concurrence. Uniquement proposé en « double cabine », il se montre très habitable pour quatre voire cinq personnes. Et les passagers arrière profitent ici d’un dossier assez confortable contrairement à de nombreux pick-up qui s’équipent d’un dossier très droit.

Même constat aux places avant : l’espace ne manque pas. Et la finition est globalement assez soignée pour un pick-up. On s’éloigne du l’univers du véhicule utilitaire pur et dur.

Athena 3.0

A l’instar de son look extérieur, le Musso profite de ce gros restylage pour sensiblement moderniser son tableau de bord. La partie basse du tableau de bord évolue peu. On retrouve toujours le gros levier de la boîte de vitesses à l’ancienne et une zone séparée pour la commande du combiné chauffage / climatisation (ce qui est plutôt une excellente nouvelle). En revanche, la partie supérieure intègre dorénavant un grand écran de 12,3 pouces reprenant l'interface Athena découverte sur les autres récents SUV de KGM. Mais ici dans une version « 3.0 » qui se montre un peu plus convaincante. La réactivité semble, notamment, meilleure. Mais ce qui est surtout intéressant, c’est de pouvoir dupliquer (avec ou sans fil) son smartphone via Apple CarPlay ou Android Auto. On peut donc se retrouver avec un infodivertissement au graphisme plus moderne que celui prévu de série si on le souhaite. Devant ses yeux, le conducteur retrouve aussi un grand cockpit digital (12,3 pouces également) assez facilement configurable via les touches au volant.

Intérieur d'un véhicule KIA moderne avec tableau de bord numérique et volant ergonomique. Intérieur luxueux avec sièges arrière en cuir noir d'une voiture moderne. Coffre ouvert d'un pick-up moderne, mettant en valeur l'espace de chargement spacieux. Écran d'affichage de navigation dans une voiture avec carte et services radio.
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Conduite

Cœur vaillant

La gamme 2026 du Musso s’articule toujours autour du bloc quatre cylindres 2.2 l turbo diesel de son prédécesseur. Baptisé « 2.2 e-XDI diesel », ce moteur de 2.157 cc développe 202 ch à 3.800 tr/min. Il peut être combiné, au choix, avec une boîte manuelle ou avec une boîte automatique, à 6 rapports dans les deux cas. Avec la boîte manuelle, le moteur développe 400 Nm. La boîte automatique digère, quant à elle, jusqu’à 441 Nm. A l’usage, on appréciera la force tranquille de ce bloc. Il assure des performances assez toniques. Mais, surtout, se montre bien insonorisé pour le segment. Voilà qui renforce le côté « confort » de ce KGM Musso à l’usage par rapport à d’autres pick-up plus utilitaires. Surtout avec la boîte automatique qui assure des passages assez doux. La boîte de vitesses manuelle induit, forcément, une impression de conduite plus mécanique / rustique. Mais elle n’est pas désagréable à manier pour autant. Au niveau consommation, on a relevé un appétit moyen de l’ordre de 10l/100 km durant notre boucle d’essai. Ce qui correspond, du reste, à l’homologation WLTP annoncée : entre 9,1 et 9,9 l/100 km en fonction de la configuration retenue.

4X4 non permanent

Pour évoluer sur la route, le Musso roule exclusivement en propulsion, « à l’ancienne ». Mais en cas de besoin, on peut bloquer son différentiel central pour jouir d’une transmission intégrale sur des revêtements meubles ou glissants. Pour se sortir d’un mauvais pas, il est aussi possible de sélectionner une gamme de rapports courts, tant en boîte automatique que manuelle.

Jusqu’à 3,5 tonnes

Heureusement pour le Musso, un pick-up ne se résume pas qu’au seul poids chargeable dans sa benne. C’est aussi souvent une solution retenue pour tracter de lourdes charges, comme un van avec des chevaux ou un plateau avec des engins de chantier. Et là, le « Rhinocéros » (Musso en coréen) ne déçoit pas ! Si on commande sa boîte automatique, on peut tracter jusqu’à 3,5 tonnes. Soit le poids de référence pour le segment. Avec la boîte manuelle, la capacité de remorquage est toutefois moindre, autant le savoir avant de signer un bon de commande : 2.800 kg en Musso et 2.600 kg en Grand Musso.

Confort convaincant

Au volant du Musso « court », le typage confortable du modèle, pour un pick-up, est encore renforcé par la présence de l’essieu arrière multibras. On n’égale pas le toucher de route d’un SUV conventionnel, bien sûr. Mais on ne doit plus composer, non plus, avec un train arrière sautillant quand on évolue à vide. La direction fortement démultipliée, le comportement routier et les commandes en général rappellent toutefois assez rapidement qu’on évolue davantage à bord d’une bête de somme qu’un pur-sang. Mais le Musso se profile tout de même comme une alternative convaincante pour les clients qui ont besoin de tracter ou de charger des objets encombrants (mais pas trop lourds…) sans vouloir rouler à bord d’un utilitaire trop rustique.

Aides modernes, mais stridentes…

Enfin, on notera que le KGM Musso dispose d’une batterie d’aides à la conduite modernes. Certaines sont appréciables, comme les caméras 360 ° qui permettent de voir « à travers le capot » en tout-terrain. Et d’autres moins, comme le surveillant d’attention ou de dépassement de la vitesse maximale. En fait, ce sont surtout les alarmes exaspérantes retenues qui fatiguent vite. Heureusement, il suffit de « swaper » la tablette vers le bas pour trouver tous les raccourcis rapidement pour les faire taire…

Pickup moderne roulant sur une route de campagne, ciel nuageux en arrière-plan. Pick-up Maxus T90 vert, roulant sur un chemin de terre près d'arbres verdoyants. Pick-up Musso roulant sur une route de campagne sinueuse entourée de verdure.
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Budget

Prix KGM Musso 2026

Face au rouleau compresseur Ford Ranger, qui s’accapare l’immense part du marché des pick-up en Europe, le KGM Musso veut clairement jouer la carte du prix. Si le Ford Ranger réclame, ainsi, pour le moment plus de 50.000 € HTVA (il n’est actuellement plus proposé qu’avec son V6 diesel ou sa motorisation hybride rechargeable), le KGM Musso affiche un prix catalogue HTVA de seulement 34.702 € en boîte manuelle, version courte et ligne plus « dépouillée » Platinium. Mais ce prix de départ est même carrément descendu temporairement à 32 223 € HTVA durant la période de lancement.

Mais même en lorgnant vers la version plus huppée (Titanium) avec la boîte automatique, le Musso reste toutefois très compétitif : 40.487,60 € HTVA. Et si on souhaite jouir de sa version longue à la benne plus pratique, la fourchette de prix est à peine plus élevée et oscille entre 35 735,54 € HTVA et 41 520,66 € HTVA. Mais le prix d’attaque du Grand Musso est aussi diminué à seulement 33 256 € HTVA durant la période de lancement… Le tout en offrant une confortable garantie de 5 ans / 150.000 km, c’est alléchant.

Taxes intéressantes… ou dissuasives

Rappelons toutefois qu’il faudra « prouver » son besoin professionnel d’utiliser un pick-up pour jouir d’une fiscalité intéressante de « camionnette » (0 € de TMC et moins de 200 € de taxe annuelle). Les particuliers devront s’acquitter de taxes nettement plus dissuasives. A titre d’information, le Grand Musso en boîte automatique réclamera, par exemple, une taxe de mise en circulation pour un particulier de près de 14.000 € en Flandre ; de +- 8.500 € en Wallonie et d’environ 3.000 € à Bruxelles. Dans ce cas-là, mieux vaut lorgner vers le frère électrique Musso EV…

Verdict

Les KGM Musso et Grand Musso modernisent efficacement les présentations intérieures et extérieures de leurs aïeules siglées SsangYong. Mais sans diminuer leur qualités « techniques » indéniables et l’efficacité de leur vaillant moteur diesel. Le tout en conservant une grille tarifaire agressive plutôt alléchante compte tenu de la dotation et de la couverture de garantie offertes. Mais le poids chargeable limité dans la benne réduira tout de même l’intérêt du KGM Musso pour certains professionnels. Sauf ceux qui cherchent avant tout un modèle pour tracter gros…

Jean-Francois
							Christiaens

Jean-Francois Christiaens

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