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Essai : Toyota RAV4 (2026), nouvelle gueule mais même esprit ?

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Toyota RAV4 2026 : essai, prix, configuration

Essai : Toyota RAV4 (2026), nouvelle gueule mais même esprit ?

Le RAV4 se renouvelle. Extérieurement, il s’offre une nouvelle gueule et prend du muscle. Mais quelque chose nous dit qu’au fond de lui, il n’a pas vraiment changé d’esprit... On vérifie ça ensemble ?

Écrit par Olivier Maloteaux

7 Avril 2026

Design

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Expérience

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Conduite

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Budget

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Le RAV4 est une institution. Né en 1994, le modèle fait partie des pionniers du SUV. Et depuis sa naissance, il s’est écoulé à 15 millions d’unités dans 180 pays de la planète, dont plus de 2,5 millions d’exemplaires en Europe et 65.000 en Belgique. Le RAV4 était même l’an dernier la Toyota la plus vendue au monde (avec 1,25 million d’exemplaires), devant la Corolla (1,22 million). Le SUV se renouvelle une nouvelle fois et c’est déjà la 6e génération du modèle. Une nouvelle génération qui reste disponible, comme sa devancière, en hybride et en hybride rechargeable.

Design - Toyota RAV4

Même taille mais plus forte carrure

Par rapport à l’ancien RAV4 (né en 2019), le nouveau joue les gros bras et roule des épaules, avec une carrosserie aux flancs très échancrés. Mais derrière cette apparence musclée, le modèle ne grandit pourtant pas d’un centimètre… Le nouveau RAV4 mesure toujours 4,60 m de long, soit le même gabarit que les Citroën C5 Aircross, Ford Kuga ou Opel Grandland, par exemple. Mais il reste plus petit que les Nissan X-Trail, Peugeot 5008 ou Renault Espace.

GR SPORT

Petite touche de fantaisie, le RAV4 peut se couvrir d’une peinture biton. Et il peut aussi se donner un air un peu plus sportif avec la finition GR SPORT. Celle-ci arbore un look dynamisé, avec notamment une calandre en nid d’abeille, un habitacle aux teintes noires avec pédalier en aluminium, et une sellerie spécifique en similicuir et microfibre (qui imite l’Alcantara) avec surpiqûres. Mais cette finition GR SPORT est la plus chère de la gamme et n’est proposée que sur les versions à transmission intégrale.

TNGA GA-K

Sachez aussi que vous pourrez bientôt croiser un RAV4 rebadgé… Suzuki ! Eh oui, comme la génération précédente, le nouveau RAV4 donnera sa carapace et son squelette au nouveau Suzuki Across… Et en parlant de squelette, on précisera que le nouveau RAV4 reprend la base technique de son devancier (à savoir la plate-forme modulaire TNGA GA-K), certes quelque peu revue et rigidifiée pour cette nouvelle génération. Mais jusqu’ici, on voit que sur le fond, il n’y a pas de grands changements…

Deux Toyota RAV4 modernes stationnées devant une maison contemporaine avec palmiers en fond. Toyota RAV4 beige stationné près d'un lac, entouré d'arbres tropicaux. SUV moderne Hyundai sur pavé, arrière-plan terrasse avec tables colorées.
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Expérience - Toyota RAV4

Une ambiance toujours très sombre…

Côté design, le nouveau RAV4 n’évolue pas qu’extérieurement mais change aussi très fort à l’intérieur. La planche de bord a été totalement redessinée. Le style n’est pas spécialement moderne et aurait même plutôt un petit côté vintage, tout comme dans le dernier Land Cruiser. Ce n’est pas désagréable, mais c’est un peu chargé et surtout très sombre… Le mobilier est façonné en matériaux foncés, plutôt ternes. Et l’habitacle se placarde de plastiques basiques, voire même très bas de gamme par endroits. À ce prix-là, c’est un gros défaut. Ceci dit, si la finition n’est pas chic, ce mobilier paraît bien assemblé et nous semble construit pour durer. Et pour insuffler un peu de lumière dans cet univers sombre, un toit panoramique (et ouvrant…) est proposé.

Multimédia tout neuf et plus fluide

À l’avant, on remarque immédiatement que l’écran central a nettement grandi par rapport à l’ancien RAV4 : il passe de 10,5 à 12,9 pouces. Et cette dalle tactile pilote un nouveau système multimédia tournant via un nouveau logiciel (baptisé ARENE). Ce multimédia est plus fluide et plus rapide que l’ancien, avec aussi des menus simplifiés, mais le système n’est toujours pas le plus ergonomique du segment.

On apprécie toutefois que Toyota n’ait toujours pas cédé à la mode du tout à l’écran et conserve une série de boutons physiques dédiés et de raccourcis à l’écran pour commander d’un seul geste les fonctions importantes, comme le flux de la climatisation, la température intérieure ou encore le dégivrage du pare-brise et de la lunette arrière. Un bon point aussi pour la belle résolution de l’écran, qui affiche avec netteté les vues de la caméra 360 degrés améliorée. Et la connectivité est à jour, avec notamment selon les versions un double chargeur smartphone à induction.

De l’espace, mais… pas plus qu’avant

Comme le modèle n’a pas grandi du tout, on n’a pas plus de place dedans qu’auparavant. Ceci dit, on profite toujours d’une belle largeur habitable à l’avant et d’un très bon dégagement pour les jambes à l’arrière. Les sièges sont également confortables et offrent un bon maintien latéral. Pour le revêtement, on a le choix entre du tissu, de la microfibre ou même du cuir véritable, ce qui devient de plus en plus rare. On note aussi que toutes les versions disposent d’un siège conducteur électrique.

Un coffre qui rétrécit…

Le hayon est lui aussi électrique de série et le coffre est correct, bien qu’il ait rétréci, avec 514 litres banquette en place aujourd’hui contre 580 litres dans la génération précédente... Et dans la version plug-in, la grosse batterie mange 68 litres d’espace de chargement : il ne reste donc plus que 446 litres disponibles lorsque la banquette est en place. Pas énorme… Mais, quelle que soit la version, le plancher de chargement est parfaitement plan lorsque l’on rabat la banquette. Pratique. On regrette cependant que les parois latérales du coffre soient façonnées en plastique dur, peu agréable à l’œil et qui risque par ailleurs de se griffer à l’usage.

Intérieur moderne d'une Toyota Tacoma avec tableau de bord numérique et volant multifonction. Coffre spacieux d'un Toyota RAV4 hybride, hayon ouvert, prêt pour le chargement. Intérieur arrière spacieux d'une Toyota RAV4 avec sièges en cuir et accoudoir central.
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Conduite - Toyota RAV4

Hybride « tout court » ou…

Fidèle à son image, Toyota propose son nouveau RAV4 en versions hybrides uniquement. Donc, pas d’essence ni de diesel au programme, mais pas non plus de version tout électrique. L’électrification pure est réservée dans ce segment au SUV bZ4X. En entrée de gamme, le RAV4 est proposé en versions hybrides « autorechargeables » : comprenez que la batterie ne peut pas se brancher sur une prise mais se recharge automatiquement, via le moteur à essence et/ou la récupération d’énergie à la décélération. La chaîne hybride associe toujours un bloc 4-cylindres 2.5 litres à essence et un moteur électrique, pour une puissance cumulée de 183 ch dans le cas de la version traction et de 191 ch pour l’AWD à transmission intégrale (qui intègre un deuxième moteur électrique animant le train arrière).

…hybride rechargeable amélioré

Comme l’ancien, le nouveau RAV4 reste aussi disponible en version hybride plug-in (PHEV). Celle-ci n’a plus vraiment d’intérêt fiscal à long terme chez nous, mais elle évolue néanmoins sensiblement et se dédouble : à côté de la version à transmission intégrale (309 ch), on peut désormais aussi opter pour une simple traction moins puissante (272 ch) et moins chère (voir au chapitre « prix »). Ces versions PHEV sont plus performantes que les hybrides classiques (HEV) et offrent aussi bien sûr une meilleure autonomie électrique, d’autant que leur batterie a sensiblement grossi (de 18,1 à 22,7 kWh) : on peut désormais boucler officiellement en électrique de 119 kilomètres (version intégrale à jantes 20 pouces) à 137 kilomètres (variante traction, disponible uniquement avec jantes de 18 pouces), contre environ 65/75 kilomètres pour l’ancienne génération.

Et ces nouveaux hybrides plug-in se rechargent aussi plus vite qu’avant, puisque l’on dispose désormais d’un chargeur triphasé de 11 kW à la place de l’ancien monophasé de 6,6 kW : deux heures suffisent désormais pour une charge complète sur borne AC adéquate. Et si ça vous semble encore trop lent, Toyota propose aussi maintenant (ce n’était pas disponible avant) la possibilité de charger la batterie sur borne rapide DC, jusqu’à 50 kW : il suffit alors de 30 minutes pour passer de 10 à 80% de batterie.

Douceur et sobriété

Il est maintenant temps de prendre le volant de ce nouveau RAV4. Nous nous concentrons ici sur la version hybride autorechargeable (HEV), qui fera le gros des ventes chez nous. Et nous avons choisi sa variante traction (à roues avant motrices), moins chère et plus sobre que l’intégrale (AWD).

Au démarrage, on remarque que l’ancien levier de transmission a été remplacé par un petit « shifter », qui prend moins de place sur la console centrale et permet de gagner de l’espace de rangement. Comme l’ancien, le nouveau RAV4 tente le plus souvent de démarrer en mode électrique, le moteur à essence venant à la rescousse dès que nécessaire. Le mode électrique n’autorise qu’un à deux kilomètre(s) d’autonomie d’affilée, mais la « pile » se recharge très vite.

Dans les bouchons, on apprécie la douceur de la boîte-pont chère à Toyota, qui distille les mêmes sensations qu’une transmission à variation continue (comme celle d’un scooter). On se laisse alors glisser sans à-coups, ce qui est très apaisant, d’autant que la suspension est douce. Ce SUV incite donc à une conduite coulée, à l’américaine.

Lorsque l’on a besoin de puissance, les performances de cette version de base de 183 ch sont très correctes (0-100 km/h en 8,0 secondes) mais le 2.5 à essence est alors constamment sollicité et s’emballe trop rapidement, la transmission créant un décalage entre le niveau sonore et la sensation d’accélération. Le tout dans un râle lancinant peu agréable. Décidément, de génération en génération, les Toyota hybrides perpétuent les qualités mais aussi les défauts de leur boîte-pont fétiche…

Consommation réelle Toyota RAV4 2026

Une chose qui ne change pas non plus, c’est la grande sobriété des propulseurs hybrides de la marque. Notre essai, mené sur différents types de route mais globalement à rythme coulé, s’est soldé par une consommation d’essence variant entre 5,5 l/100 km sur parcours périurbain et 6,4 l/100 km sur les grands axes, ce qui est très raisonnable pour un SUV familial.

SUV Toyota Rouge sur route de terre, style robuste et moderne dans la nature. Toyota RAV4 rouge sur chemin de terre, paysage montagneux en arrière-plan. Toyota SUV gris clair roulant sur une route sinueuse bordée de pelouse.
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Budget - Toyota RAV4

Prix Toyota RAV4 HEV et PHEV 2026

En Belgique, ce nouveau RAV4 débute à 49.160 € dans sa version hybride autorechargeable (HEV) de 183 ch. C’est plus cher que les Ford Kuga, Nissan X-Trail et Renault Espace hybrides autorechargeables ou même que certains concurrents plug-in, comme les Citroën C5 Aircross, Opel Grandland ou encore que le Peugeot 5008, plus grand et pourtant pas réputé pour être bon marché. Et si on lorgne vers la version hybride rechargeable de ce nouveau RAV4, son prix de départ s’envole à minimum 55.710 €.

Qualité à prix élevé…

Bref, le RAV4 reste très cher. Il est heureusement bien équipé dès le premier niveau de finition (Dynamic), avec notamment le hayon électrique, la caméra de recul, le GPS intégré ou encore le siège conducteur électrique. Mais plusieurs équipements restent facturés en option ou présents uniquement sur les niveaux de finition plus élevés, comme le chargeur à induction ou les sièges avant chauffants, par exemple. Toyota fait donc payer plutôt cher sa qualité notoire et sa très large garantie (10 ans/185.000 kilomètres).

Verdict - Toyota RAV4

Au terme de cet essai, on confirme que le nouveau Toyota RAV4 conserve l’esprit de son devancier. C’est logique, puisque la base technique n’a pratiquement pas changé… C’est essentiellement sur le plan du design (selon nous assez réussi, d’ailleurs…) et du multimédia que cette nouvelle génération évolue. Pour le reste, on évolue en terrain connu : on retrouve un SUV sérieux (même un peu terne côté ambiance intérieure…) et typé confort. L’ensemble moteur/transmission n’est toujours pas fait pour adopter un rythme dynamique et le RAV4 s’apprécie surtout en conduite douce, avec alors une grande sobriété. Et cette Toyota rassure aussi par la fiabilité notoire du constructeur, soulignée d’ailleurs par une garantie très généreuse (10 ans ou 185.000 kilomètres). Mais le prix reste salé face aux nombreux concurrents…  

Olivier
							Maloteaux

Olivier Maloteaux

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