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Essai : Ford Ranger 2.0 EcoBlue, la « bête » civilisée

S’il a encore exacerbé son look et ses capacités « bestiales », le pick-up Ford Ranger a aussi réussi à monter sensiblement en gamme pour sa nouvelle vie. Jusqu’à devenir un utilitaire… raffiné ?

  • VROOM  Team VROOM Team
  • 15 novembre 2023
  • Ford
3,6
score VROOM
  • 3,0
    Performance
  • 3,5
    Tenue de route
  • 3,5
    Confort
  • 4,0
    Équipement
  • 4,0
    Sécurité
  • 3,0
    Prix/Qualité
  • 4,0
    Consommation
  • 4,0
    Global
Avantages et inconvénients
  • Aspects pratiques soignés
  • Capacité en tout-terrain
  • Confort / comportement pour le segment
  • Consommation réelle « contenue »
  • Equipement de série
  • Politique de gamme contraignante
  • Encombrement conséquent

Il semble loin, le temps du premier Ford Ranger que l’on découvrait en Europe. Ce modèle commercialisé sur le Vieux Continent au début des années 2000 était alors un pick-up « pur et dur ». La donne a clairement changé avec la précédente génération de Ranger lancée en 2011 et restylée en 2016. S’il conservait ses qualités reconnues pour charger/tracter/crapahuter, le pick-up Ford avait alors aussi clairement glissé vers l’univers du véhicule particulier en soignant sa présentation, son agrément de conduite et son équipement. Un positionnement couronné de succès, le Ford Ranger devenant alors rapidement le pick-up le plus vendu en Europe. Et, visiblement, le nouveau Ranger 2023 entend bien poursuivre dans la même direction !

Look charismatique…

Compte-tenu de ses dimensions, un pick-up, ça « en impose » déjà traditionnellement au premier coup d’œil. Dans le cas du nouveau Ranger, le trait est encore accentué par son look « à l’américaine ». Sa calandre, toujours aussi charismatique, se voit dorénavant encadrée par des feux de jour LED en forme de C. Des optiques qui s’équipent en série d’une fonction d’allumage automatique des feux de route. Une attention qui confirme la montée en gamme du pick-up Ford mais qui rend, aussi, son usage encore plus confortable une fois la nuit tombée.

… lumineux…



Il n’y a d’ailleurs pas uniquement en route que le nouveau Ranger est « lumineux ». Il soigne aussi ses aspects pratiques grâce à son inédite fonction « d’éclairage de zone » pilotée par l’écran tactile (voire par smartphone via l’application Ford Pass) quand il est stationné. Concrètement, en combinant les phares, les feux arrière, les feux de plaque d'immatriculation et l'éclairage de la benne, il est possible d’éclairer des zones spécifiques autour du véhicule (voire toutes les zones d’un coup en cas de besoin). Un « petit plus », vraiment pratique qu’on a apprécié durant notre semaine d’essai.

… et pratique !

A l’usage, on remarque d’ailleurs rapidement que le nouveau Ranger a clairement été étudié pour faciliter la vie de ses utilisateurs tant professionnels que privés. Le petit marchepied intégré dans le bas du pare-chocs à l’arrière permet notamment d’exploiter bien plus facilement la benne qu’avec les autres pick-up.

Tant pour recharger la batterie d’outils portatifs pour les professionnels que pour alimenter une glacière lors des expéditions en famille, les prises 12 volts (180 W) et 230 volts (400 W) intégrées dans la benne tombent également à point nommé. Et pour les « ados connectés », on appréciera aussi les prises USB et 230 volts prévues également aux places arrière.



On notera aussi la présence d’interrupteurs directement intégrés sur le ciel de toit afin de pouvoir commander des accessoires auxiliaires (treuil, rampe de phares, etc.) sans devoir forer dans la planche de bord pour ajouter des boutons supplémentaires. Le genre de pratique « ancestrale » avec les pick-up qui ne colle plus vraiment à cet habitacle clairement moins rustique que par le passé !

Tablette impressionnante

Quand on se glisse aux places avant, on découvre en effet un tableau de bord nettement plus proche de celui d’un SUV haut de gamme que d’un « vulgaire » utilitaire. Du moins dans la présentation. Car, certes, les matériaux utilisés restent globalement plutôt « durs / solides ». Et donc taillés pour durer et résister à un usage professionnel.



Outre l’écran configurable remplaçant les traditionnels compteurs (donnant accès à de très nombreuses informations clairement détaillées), la tablette verticale trônant au centre de la planche constitue le point d’orgue de cet habitacle. En plus de sa taille généreuse (12 pouces), elle se démarque par sa réactivité et sa dotation complète. Le système SYNC4 de Ford qu’elle intègre offre en effet Apple Carplay et Android Auto sans fil, le système de navigation, la caméra de recul et un système audio avec 6 haut-parleurs en série (l’installation audio haut de gamme Bang & Olufsen à 10 haut-parleurs est offerte sur la ligne Platinum). Les sièges chauffants (à réglages électriques pour les conducteurs) ; la climatisation automatique bizone ; le volant chauffant, l’éclairage d’ambiance intérieur LED, etc. renforcent clairement l’impression d’évoluer à bord d’un SUV cossu et non un simple utilitaire.

Encombrement conséquent…

Reste, bien sûr, à composer au quotidien avec un « beau bestiau ». Avec 5,35 m de long ; 2,21 m de large (rétroviseurs compris) et 1,89 m de haut, le Ranger se montre forcément plutôt encombrant. C’est d’ailleurs finalement, à l’usage, le « petit détail » qui rappelle le plus souvent son ADN de pick-up taillé pour déplacer des montagnes. Mais à nouveau, son équipement moderne vient aussi en aide pour tenter de le faire oublier. Son système de caméra périphérique offrant une vue très claire à 360° autour du véhicule rend en tous les cas les manœuvres plus aisées. Proposé en option dans le Pack Technology (ou en série sur Platinum), cet équipement est en outre couplé au système de parking automatisé Active Park Assist pour les allergiques aux créneaux.

… et volume disponible en conséquence !

Ce gabarit de géant offre, bien sûr, aussi son lot d’avantages. Déjà, le Ranger « double cabine » (seule silhouette proposée en Belgique) libère un habitacle spacieux pour 5 personnes. Mais on dispose aussi d’une benne particulièrement pratique. L’empreinte au sol du nouveau Ranger a, en effet, été légèrement étirée pour magnifier tant son comportement routier qu’élargir sa benne (voies et empattement étirés de 5 cm). On peut dorénavant poser des plaques de construction allant jusqu’à 1.224 mm entre ses passages de roue. Ce qui signifie, également, qu’une euro-palette standard rentre sans problème. Et pour les expéditions familiales, on peut sans problème déposer valises, petits-vélos, jeux de plage et autres objets encombrants qui composent le set du parfait vacancier. On appréciera alors que le store cache-bagage proposé en option (1.600 €) par Ford soit du genre « costaud » mais également verrouillable.

Moteur de « base » suffisant

En attendant sa future motorisation hybride rechargeable, et si on excepte sa version sportive Raptor qui peut également être catapultée avec un V6 essence EcoBoost de 292 ch, le Ranger est disponible avec deux blocs diesel. Le V6 3.0 EcoBlue de 240 ch / 600 Nm chapeaute la gamme. Un moteur « rond » qu’on avait apprécié lors de notre première prise en mains du Ranger 2023. Pour cet essai plus approfondi, on a opté pour le bloc diesel d’accès 2.0 EcoBlue. Il s’agit d’un quatre cylindres développant 205 ch ainsi qu’un impressionnant couple de 500 Nm grâce à sa double suralimentation (contre 600 Nm pour le V6 3.0 EcoBlue).



Dans la pratique, ce moteur s’avère déjà largement suffisant pour animer vaillamment le Ranger. Et ce tant à vide qu’en charge. D’ailleurs, on notera que le Ranger peut toujours tracter jusqu’à 3.500 kg même avec ce 2.0 EcoBlue. Bien insonorisé, ce quatre cylindres se montre également plutôt discret dans l’effort. De plus, on jouit aussi déjà en série de l’excellente boîte automatique à 10 rapports et de la transmission intégrale « intelligente » de Ford. Elle permet d’évoluer aussi en quatre roues motrices sur la route grâce à son différentiel central piloté. Voilà qui est plus rassurant qu’avec les pick-up « obligeant » de rouler en propulsion sur la route. Surtout quand les conditions climatiques ne sont pas optimales.
 Côté consommation, on notera également qu’il est possible de conserver un appétit réel sous la barre des 9l/100 km avec cette version 2.0 EcoBlue en conduite coulée.

Précis et confortable

En route, le Ranger fait également oublier ses entrailles de bête de somme. Il fait, en tous les cas, preuve d’un confort de marche surprenant pour un pick-up taillé pour digérer de lourdes charges. Le filtrage reste appréciable et le train arrière ne « sautille pas », même à vide, ce qui est rare pour le segment. Même si, bien sûr, le constat est encore meilleur lorsque quelques kilos supplémentaires sont chargés dans la benne. Bon point aussi pour la précision de sa direction. Elle est clairement plus proche du rendu d’une voiture particulière que d’un véhicule tout-terrain de cette trempe.

Prix Ford Ranger 2023

Compte tenu du succès rencontré par son nouveau Ranger, Ford a simplifié (au moins temporairement) sa gamme. Concrètement, le moteur 2.0 EcoBlue est proposé uniquement avec la ligne Wildtrak tandis que le bloc 3.0 EcoBlue n’est commandable qu’avec la version haut de gamme Platinum. Côté tarif, cela met le Ranger 2.0 EcoBlue Wildtrak disponible à partir du prix catalogue de 45 415 HTVA (54 952 € TVAC) contre 51 115 € HTVA (61 849 € TVAC) pour le Ranger 3.0 EcoBlue Platinum. Dans les deux cas, l’équipement de série est toutefois déjà pléthorique. Sur le Ranger Wildtrak, on ajoutera éventuellement aussi le pack Technology (750 €) qui combine notamment la vision 360°, le régulateur de vitesse adaptatif, la surveillance des angles morts, etc.

Notre verdict

Le Ranger 2023 nous avait déjà laissé une excellente première impression. Elle se confirme après un test plus approfondi, même avec son moteur d’accès à quatre cylindres. Au quotidien, son double positionnement tant utilitaire que familial se confirme. Voilà qui devrait plaire aux clients à la recherche d’un véhicule à usage mixte : professionnel et privé.

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