Le Mazda CX-5 a introduit en 2012 le langage stylistique « Kodo », ainsi que les moteurs SkyActiv. Cette première génération n’a toutefois duré que quatre ans, avant d’être remplacée en 2016 par la deuxième génération, mieux finie et plus confortable. Cette génération a été restylée à plusieurs reprises et aura finalement tenu 10 ans, mais elle est désormais enfin remplacée par la troisième génération du Mazda CX-5. Un modèle entièrement nouveau, mais qui conserve néanmoins de nombreux éléments de son prédécesseur. Il faut dire que plus de 5 millions de CX-5 ont été vendus, dont plus de 860.000 en Europe ! Il valait donc mieux ne pas trop jouer la carte du changement radical…
Design - Mazda CX-5
Ce tout nouveau Mazda CX-5 semble avoir conservé la silhouette de son prédécesseur. À tel point qu’on pourrait (presque) le confondre avec un restylage très poussé ! Mais les apparences sont trompeuses : ce nouveau venu est plus long de 11,5 cm, plus large de 1,5 cm et plus haut de 1,1 cm que son prédécesseur. Et l’intégralité des 11,5 cm supplémentaires a été consacrée à l’empattement, afin d’améliorer l’espace intérieur, que ce soit au niveau des passagers ou du coffre. Si l’on place les deux générations côte à côte, on remarque aussi que la ceinture de caisse a été légèrement abaissée, ce qui permet de profiter de plus grandes surfaces vitrées.
Un Mazda CX-5 plus grand, mais toujours reconnaissable
Le langage stylistique du nouveau CX-5 ressemble donc fort à une évolution. À l’avant, la double signature lumineuse est conservée, mais les phares « enveloppent » un peu plus la calandre. À l’arrière, la différence est un peu plus marquée : les feux adoptent maintenant une forme de crosse de hockey, ce qui rappelle certaines BMW. Mais dans l’ensemble, le CX-5 reste avant tout un CX-5, et vous ne risquez pas de le confondre avec un autre modèle ! Le nom de la marque est d’ailleurs désormais écrit en toutes lettres sur le hayon, comme le veut la tendance actuelle…
Révolution numérique à bord du Mazda CX-5
À l’intérieur, les changements sont bien plus importants. L’ancien CX-5 proposait encore un habitacle assez « classique », avec des compteurs analogiques et de nombreux boutons. La nouvelle génération change complètement de philosophie et s’inspire en partie de la Mazda 6e venue de Chine et du futur CX-6e. En d’autres termes : deux grands écrans regroupent toutes les fonctions, avec un nombre très limité de boutons. Nous verrons ci-dessous comment cela fonctionne... Toutefois, ce SUV japonais impressionne par sa qualité perçue. Non, il ne s’agit pas d’un véhicule « premium », mais la qualité y est, avec dans la finition haut de gamme Homura, du cuir véritable sur les sièges et le tableau de bord.



Expérience - Mazda CX-5
Google à bord
Ces écrans, on en parle ? Mazda fait partie des dernières marques à avoir adopté l’écran tactile. Les Japonais ont en effet longtemps privilégié une molette rotative, comparable au système iDrive de BMW. Mais tout ceci, c’est du passé : derrière le volant, on trouve une instrumentation numérique de 10,25 pouces, éventuellement complétée par un affichage tête haute. Au centre, vous disposez d’un écran tactile de 12,9 pouces ou de 15,6 pouces (Homura). Autrement dit, il s’agit littéralement du même écran que celui d’un ordinateur portable, posé sur la planche de bord ! Le système d’infodivertissement intègre Google Built-In : comprenez que la navigation passe par Google Maps, que l’assistant vocal utilise Google Assistant (et bientôt Gemini) et que vous pouvez installer d’autres applications via le Google Play Store.
Presque plus aucun bouton !
Et en soi, il n’y a rien à reprocher au système d’infodivertissement : il fonctionne assez rapidement, reste bien lisible et le grand écran signifie que votre doigt ne doit pas chercher de minuscules zones pendant la conduite. Mais Mazda semble avoir pris la décision de tout faire passer par le tactile… précisément au moment où d’autres marques (comme Volkswagen) ont compris que des boutons physiques pour certaines fonctions essentielles sont bien plus ergonomiques et donc plus sûrs ! On ne voit même plus de bouton pour le volume !
Heureusement, on trouve encore pas mal de commandes sur le volant, clairement identifiées et utilisables à la fois par simple toucher ou par pression. La plupart des fonctions peuvent donc être utilisées sans retirer les mains du volant ni quitter la route des yeux. L’alerte de vitesse peut aussi être désactivée facilement en appuyant sur le bouton situé à gauche du volant. L’ergonomie n’est donc pas un vain mot et les distractions inutiles sont donc limitées…
Un espace intérieur généreux
Voilà pour la plus grande frustration à bord du Mazda CX-5... Car pour le reste, l’expérience à bord est franchement agréable ! L’empattement allongé offre une généreuse garde aux jambes à l’arrière. C’est même plus spacieux que dans le plus grand (et beaucoup plus cher…) CX-60 ! Le coffre est lui aussi particulièrement pratique, avec un volume variant de 583 à pas moins de 2.019 litres grâce à la banquette arrière rabattable en trois parties. Cela représente des augmentations respectives de 61 et 381 litres ! De plus, les ouvertures de portes ont été agrandies pour faciliter l’accès à bord. Enfin, cerise sur le gâteau : le Mazda CX-5 peut tracter jusqu’à 2 tonnes… même si ce n’est peut-être pas la meilleure idée dans les cotes !



Conduite - Mazda CX-5
Un moteur essence plus gros mais moins puissant !
Pourquoi donc ? Le Mazda CX-5 est uniquement disponible avec un moteur essence atmosphérique. Celui-ci a gagné un bon demi-litre par rapport à son prédécesseur, avec désormais 2.488 cc à disposition, mais afin de respecter les normes européennes d’émissions, Mazda a dû réduire la puissance maximale à seulement 104 kW (141 ch, soit 24 ch de moins). Le couple maximal de 238 Nm est en revanche supérieur de 25 Nm à celui de l’ancien quatre cylindres de 2 litres, mais il n’est toujours disponible qu’à partir de 3.500 tr/min. Autrefois, cela ne nous aurait pas semblé étrange, mais aujourd’hui nous sommes habitués aux moteurs turbo qui délivrent leur puissance dès 1.500 tr/min… Et nous ne parlons même pas des groupes électrifiés qui donnent immédiatement tout leur couple !
Un comportement proche d’une CVT
Lors d’une conduite calme sur des routes principalement plates, il n’y a aucun problème. La combinaison moteur/boîte automatique à 6 rapports (de série) fonctionne de manière fluide et souple. Toutefois, en montée, ou lorsque vous souhaitez relancer la voiture, le moteur doit monter dans les tours, ce qu’il fait en donnant franchement de la voix... C’est à se demander s’il n’est pas associé à une boîte CVT ! Le 2.5 E-SkyActiv G est également couplé à un système mild-hybride en 24 V, avec un système brake-by-wire pour régler en douceur la récupération d’énergie au freinage. Mais sur la route, nous n’en avons pas vraiment ressenti les effets…
Les performances sont correctes, mais pas vraiment stupéfiantes, avec un 0 à 100 km/h en 10,5 secondes et une vitesse maximale de 187 km/h. Le Mazda CX-5 2026 est également disponible avec la transmission intégrale (AWD). Avec celle-ci, le 0-100 km/h réclame 0,4 seconde de plus et le SUV familial est limité à 185 km/h.
Une consommation élevée sur papier, mais réaliste
Entraîner deux roues supplémentaires demande aussi un peu plus de carburant : entre 7,4 et 7,5 l/100 km (168-169 g CO₂/km), contre 7,0 litres pour le CX-5 FWD (157-159 g/km). Ces valeurs sont également légèrement plus élevées que celles de la concurrence équipée de moteurs turbo, mais Mazda promet que les différences restent limitées en pratique. Lors de notre essai, nous avons effectivement réalisé une moyenne de 7,4 l/100 km sur un parcours mixte. Avec un réservoir d’essence de 56 litres, cela permet une autonomie d’environ 750 km. Vous trouvez cela encore trop gourmand ? Mazda annonce une version hybride auto-rechargeable vers la fin de l’année prochaine, mais les détails manquent encore pour le moment…
Un SUV au comportement assez sage
Sur la route, le Mazda CX-5 se comporte comme un bon SUV familial. La direction est légère mais suffisamment précise et la suspension filtre bien la plupart des trous et des bosses. Seules les petites irrégularités peuvent parfois mettre les amortisseurs en difficulté. Dans les virages, la carrosserie reste bien stable et ne prend pas trop de roulis. Arrivé à ses limites, le CX-5 adopte un léger sous-virage, mais il n’incite jamais vraiment à la conduite sportive, contrairement à certaines autres Mazda, qui sont réglées de manière plus dynamique. Il s’agit avant tout d’une voiture familiale pratique, qui invite à un style de conduite assez posé.



Budget - Mazda CX-5
Combien coûte le Mazda CX-5 2026 en Belgique ?
Côté prix, Mazda frappe fort avec une offre très compétitive pour le CX-5. Ce SUV spacieux débute à seulement 32.690 euros, soit à peu près le prix d’une VW Golf ! Dans cette version de base, vous bénéficiez déjà d’un grand système d’infodivertissement avec Google intégré, d’une caméra de recul, de la climatisation automatique, d’un système de surveillance des angles morts, de capteurs de stationnement à l’avant et à l’arrière, de 8 haut-parleurs et de nombreux autres équipements.
Les prix montent jusqu’à 41.790 euros pour la version haut de gamme Homura, ou 43.790 euros pour la Homura avec transmission intégrale. Ensuite, il ne reste plus qu’à ajouter une belle couleur (jusqu’à 1.000 euros) et le toit ouvrant panoramique (1.500 euros). Mazda propose également toute une série d’accessoires pour personnaliser davantage le CX-5, y compris un pack « Offroad-Looks ».
Surtout intéressant pour les particuliers
Attention : vu l’absence de toute électrification, le Mazda CX-5 2026 est surtout intéressant pour les particuliers. Grâce à sa puissance de 104 kW (141 ch), l’impact de la cylindrée plus importante reste également limité par rapport à l’ancien 2 litres. Pour des SUV Mazda fiscalement déductibles, il faudra plutôt se tourner vers le CX-60 plug-in hybride ou vers le CX-6e entièrement électrique, qui arrivera sur le marché belge à partir du mois de septembre.
Verdict - Mazda CX-5
Le Mazda CX-5 2026 fait un pas en avant par rapport à son prédécesseur, mais pas dans tous les domaines ! Nous avons apprécié les améliorations pratiques : le SUV familial est plus spacieux et plus pratique que jamais, et sur ce point il fait même mieux que certains modèles plus grands (et surtout beaucoup plus chers) ! En revanche, en matière d’ergonomie, le nouveau CX-5 fait un pas en arrière en faisant tout passer par son écran tactile. De plus, le moteur essence atmosphérique manque de punch et devient bruyant lorsqu’il est sollicité ! Une version hybride pourrait constituer la solution... Et espérons que les boutons physiques feront un jour leur retour lors d’une mise à jour ou d’un facelift !














