Le Mercedes Classe V actuel, lancé en 2014 et modernisé à plusieurs occasions depuis, reste le monospace haut de gamme par excellence. Il se destine aux familles nombreuses, aux professionnels du transport VIP ou simplement à tous ceux qui refusent de sacrifier le luxe au profit de l'espace. Ce grand van à l'étoile arrive toutefois doucement en fin de carrière, puisqu’il cédera le témoin à une nouvelle génération baptisée VLE dans le courant 2026. Voici tout ce qu’il faut savoir à propos du Classe V actuel, millésime 2024, avant de craquer pour un modèle d’occasion voire un modèle de stock ou en promotion.
Design - Mercedes Classe V
Extérieur raffiné
Le facelift 2024 du Classe V ne se limite pas à un rapide coup de pinceau. Mercedes a entièrement redessiné la face avant. Enfin, « les » faces avant devrait-on écrire puisqu’elles sont dorénavant bien différentes en fonction du niveau d’exécution retenu. En haut de gamme, le capot de la version supérieure baptisée « Exclusive » est, par exemple, orné de la prestigieuse étoile verticale de Mercedes. Mais, dans tous les cas, les nouveaux visages sont plus affûtés et affichent des proues plus cohérentes avec le reste de la famille Mercedes.
À l'arrière, l'évolution est plus discrète. On note tout de même l’arrivée de nouveaux feux à signature LED affinée ainsi que l’inscription « Mercedes-Benz » en toutes lettres sur le hayon. Avec ce dernier millésime en date, le Classe V a encore gagné en prestance. Malgré son « grand âge », le Classe V reste ainsi plus chic que les Volkswagen Multivan ou Ford Tourneo Custom, plus récents.
Chère qualité
C'est toutefois à l'intérieur que les changements offerts au millésime 2024 sont encore les plus spectaculaires. La planche de bord a été entièrement repensée et reprend désormais les codes des autres Mercedes pour « particuliers ». Le double écran de 12,3 pouces domine le tableau de bord, et la qualité des assemblages a encore sensiblement progressé. Les matériaux sont soignés, les ajustements précis. En finition Avantgarde ou Exclusive, l'habitacle peut accueillir du cuir, des inserts en bois ou en aluminium brossé, et des sièges à réglage électrique, etc. Le sentiment de pénétrer à bord d’un véhicule premium est ici bien réel. Les concurrentes principales masquent nettement moins efficacement leur origine utilitaire. Attention toutefois : en version de base, le Classe V jette moins de poudre aux yeux avec ses sièges en tissu et ses jantes en acier. Le luxe, chez Mercedes, se mérite et se paie… Mais si on y met le prix, on ne sera pas déçu.



Expérience - Mercedes Classe V
MBUX en série
Le cockpit « Widescreen » du Classe V, couplant donc deux écrans de 12,3 pouces sous la même glace, fonctionne avec le système MBUX bien connu de Mercedes. Son interface est fluide et les menus logiquement organisés. La navigation intègre la réalité augmentée, les services de streaming musical sont disponibles, et la connexion smartphone sans fil (Apple CarPlay et Android Auto) fonctionne sans accroc. Le pavé tactile central et les boutons physiques dédiés à la climatisation facilitent aussi l'usage au quotidien. En plus, positionnés sur la console centrale, ils tombent parfaitement en main. En revanche, les commandes haptiques sur le volant se montrent moins convaincantes. Leur fonctionnement par effleurement manque souvent de précision une fois en route.
Aides à la conduite efficaces
On s’en doute, le Classe V n’a rien d’une « camionnette basique affublée de sièges ». C’est une Mercedes. On s’en rend compte aussi quand on étudie sa batterie d’aides à la conduite. Le Classe V 2024 propose un éventail moderne d'assistances couplant freinage d'urgence, maintien de voie, régulateur adaptatif, etc. Certes, cela n’a plus rien de révolutionnaire pour ce segment de minibus haut de gamme à l’heure actuelle. Mais l'ensemble fonctionne ici de manière fluide et efficace. On pointera aussi la possibilité d’opter pour un rétroviseur central numérique. Une option intéressante, puisqu’on peut alors conserver une vue dégagée vers l’arrière même lorsque le véhicule est chargé jusqu'au toit ou rempli de passagers qui auraient oublié d’arrêter de grandir.
Habitabilité et coffre XXL
C'est, bien sûr, pour ces situations que le Classe V excelle. Proposé en trois longueurs — L1 (4,90 m), L2 (5,14 m) ou L3 (5,37 m) — il accueille jusqu'à huit passagers adultes dans un confort remarquable. L'espace aux jambes est généreux à toutes les rangées, et la hauteur sous toit permet de se sentir à l'aise même sur de longs trajets. On peut aussi jouir de sièges chauffants ou ventilés, même à l’arrière, en option. Et, bien sûr, plusieurs configurations de sièges sont possibles.
Le volume de coffre varie de 610 litres à plus de 5 000 litres sur la version L3 une fois les sièges retirés. Car oui, toutes les assises sont amovibles (mais elles ne sont pas légères…), libérant un plancher parfaitement plat. Détail appréciable : la lunette arrière s'ouvre indépendamment du hayon, ce qui permet d'accéder au coffre même dans un espace réduit.
A l’usage, peu importe que l’on doive insérer poussettes, vélos, bagages ou caisses, ce volume offert reste un argument de poids. En parlant de poids, justement, rappelons que le Classe V peut aussi tracter jusqu'à 2 500 kg. Un atout pour ceux qui tirent régulièrement une caravane ou une lourde remorque freinée.



Conduite - Mercedes Classe V
Uniquement avec 4 cylindres
Ne cherchez pas de V6 : sous le capot du Classe V, on ne retrouve que des blocs 2.0 l turbo à 4 cylindres. La majorité de l’offre s’articule autour de variantes sirotant du diesel : 220 d, 250 d et 300 d. Elles développent respectivement 163 ch, 190 ch et 237 ch. Une variante baptisée 300 et forte de 231 ch peut, tout de même, être alimentée en essence si on le souhaite. Tous ces moteurs animent de série le train arrière via une boîte automatique à 9 rapports. Les variantes diesel peuvent tout de même être commandées avec une transmission intégrale en option. Enfin, pour rappel, le grand van allemand existe aussi dans une variante 100 % électrique rebaptisée EQV.
Gabarit imposant
Compte tenu de son gabarit imposant — près de deux mètres de large et jusqu'à 5,37 m de long pour rappel — le Classe V demande une certaine habitude pour être manœuvré dans les endroits exigus… Et le garer dans les places de parking étroites réclame clairement de l’adresse ! Mieux vaut lorgner vers les variantes L1 ou L2 si on peut s’en contenter. Néanmoins, ce grand minibus se conduit avec une relative aisance en agglomération. La direction est légère, la visibilité correcte depuis le poste de conduite surélevé, et la caméra 360° optionnelle facilite aussi grandement les manœuvres.
Impérial sur autoroutes
C'est clairement sur les autoroutes que le Classe V donne le meilleur de lui-même. Sa stabilité est exemplaire et ses bruits de vent remarquablement contenus pour un véhicule de cette taille. Peu importe le niveau de puissance choisi pour son quatre cylindres diesel, le Classe V affiche des performances suffisantes pour adopter un train de sénateur. Si on peut se le permettre, le V 250 d de 190 ch est tout de même plus tonique que le V 220 d d’accès de 163 ch. Et, bien sûr, le V 300 d de pointe, avec ses 237 ch, offre des reprises plus explosives pour doubler sereinement quand on est lourdement chargé. On déplorera tout de même que le 2.0 l quatre cylindres diesel se montre assez sonore et claquant en charge dans tous les cas. Cela détonne un peu avec l'ambiance premium de l'habitacle.
Confort royal
Si l’on souhaite jouir d’un confort de limousine, on lorgnera vers la suspension pneumatique AIRMATIC proposée en option (2 560 €) sur certaines exécutions. Le Classe V atteint alors un niveau de confort référentiel pour sa catégorie. Les irrégularités de la route sont gommées avec brio. Et on peut également surélever légèrement la garde au sol en cas de besoin pour se sortir d’un mauvais pas. Sans cette option, la suspension reste néanmoins correcte, mais tout de même moins moelleuse. Dans tous les cas, le Classe V se montre moins à l’aise en conduite dynamique dans les virages serrés. Le roulis devient vite perceptible et le train avant montre rapidement ses limites. Mais le Classe V incite davantage à adopter une conduite coulée.



Budget - Mercedes Classe V
Prix du Mercedes Classe V en 2026
Le Mercedes Classe V est proposé actuellement en Belgique à partir de 67 183 € pour la version V 220 d de 163 ch, avec sa carrosserie la plus courte (L1) et en ligne de base. De l’autre côté du spectre, le tarif grimpe au-delà de la barre symbolique des 100 000 € (107 400 €) en V 300 d Exclusive L3 et en quatre roues motrices. Entre ces extrêmes, notons qu’une configuration idéale « moyenne » coûte environ 80 000 €. Comptez, en effet, sur un prix catalogue de 82 115 € pour une V 250 d L2 en Avantgarde. Cela reste un budget conséquent, mais cohérent avec le positionnement premium du modèle.
Équipement de série et options
Si la version de base inclut déjà certains équipements appréciables, comme le système MBUX avec double écran 12,3 pouces, la boîte automatique à 9 rapports et le freinage d'urgence, la finition Avantgarde correspond mieux au typage luxueux du modèle. On hérite, notamment, du cuir, de jantes en alliage et d’une belle calandre étoilée. Parmi les options recommandées, on pointera donc la suspension pneumatique AIRMATIC (2 560 €), l'Easy Pack avec portes coulissantes et hayon électriques (3 398 €), les deux sièges avant confort (3 274 €) et le crochet de remorquage amovible (1 465 €). Un Classe V « idéalement équipé » tournera donc autour des 90 000 €.
Mais comme on le notait en début d’article, le Classe V approche doucement de sa fin de carrière. Mercedes propose ainsi actuellement des modèles en stock avec des remises intéressantes ou une série spéciale (Classe V Experience Edition) bien équipée. Si le Classe V vous intéresse, c'est donc le moment d'en profiter avant qu’il ne soit remplacé par le futur VLE.
Verdict - Mercedes Classe V
Le Mercedes Classe V millésime 2024 s'adresse à ceux qui veulent transporter famille ou clients dans un confort et un luxe que ses concurrents ne peuvent toujours pas égaler. C'est toujours le choix évident pour les acheteurs qui privilégient le raffinement, la modularité et l'image de marque avant tout. Mais compte tenu des tarifs élitistes pratiqués, il ne conviendra pas à ceux qui cherchent un monospace spacieux au rapport prix-équipement serré…














