Essais

Essai : Volkswagen Polo GTI, la bonne copine sportive

La nouvelle Volkswagen Polo est en tout point plus mature et plus grande que la version précédente. La Polo GTI dernière du nom est d’ailleurs plus puissante et reçoit un moteur plus gros. Nous nous demandons ce que cela donne sur la route....

  • Bervoets Wim
  • 19 octobre 2018
  • Volkswagen
3,8
score VROOM
  • 4,0
    Performance
  • 3,5
    Tenue de route
  • 4,0
    Confort
  • 4,0
    Équipement
  • 4,0
    Sécurité
  • 3,5
    Prix/Qualité
  • 3,5
    Consommation
  • 3,5
    Global
Avantages et inconvénients
  • Ensemble moteur/boîte performant et raffiné
  • Finition de qualité
  • Polyvalence à l'usage
  • Pas encore de boîte manuelle
  • Pas vraiment ludique
  • Problèmes de motricité (conduite sportive)

La Polo GTI a toujours été dans l'ombre de sa grande sœur. Alors que la Golf GTI était bombardée d'éloges pour son caractère sportif et sa facilité d'utilisation au quotidien, la brave Polo GTI a reçu beaucoup moins d'attention du grand public. Mais maintenant, c'est différent : la Polo d'aujourd'hui s’assimile très fort à une petite Golf. Pour preuve, même la Polo GTI reçoit le 2.0 l de la Golf GTI sous le capot. Pour la première fois dans une Polo, la barre des 200 ch est atteinte.

Concept

Cette maturité se reflète également dans la décoration : pas d’éléments exubérants mais quelques traits discrets qu'un connaisseur remarquera : une bande rouge horizontale à travers la calandre avec un motif en nid d'abeille, un logo GTI et un pare-chocs avant légèrement plus sportif, des accents noirs, un double échappement à l'arrière et des jantes spécifiques de 17 pouces avec des étriers de frein rouges. Des jantes de 18 pouces sont optionnelles. Combinez cela à une couleur discrète et cette Polo GTI ressemble finalement assez fort à une Golf GTI.

L'intérieur prend quelques couleurs : en option, vous pouvez ajouter au tableau de bord une couleur rouge contrastée, des surpiqûres rouges sur le volant à méplat et le levier de vitesses. Sachez également que le motif à carreaux des sièges typiques de la GTI, égayera encore davantage les choses. Tout comme sur la Polo classique, vous pouvez remplacer le tableau de bord par un affichage digital.

Pour la suspension, Volkswagen offre le choix entre la suspension sport de série avec amortisseurs passifs. La Polo est alors de 15 millimètres plus près du sol. Vous également opter pour une suspension Sport Select, qui comprend des amortisseurs actifs à deux positions : Normal et Sport. Ceux-ci sont liés aux modes de conduite et ici aussi, la Polo se voit surbaissée de 15 millimètres.

Le banc d'essai

Mais revenons à ce moteur. Il s’agit du 4 cylindres 2 l turbo essence également utilisé par les Golf GTI et Golf R. La Polo a donc plus de coffre qu'auparavant : 200 ch et 320 Nm de couple. La puissance est transmise aux roues avant par l'intermédiaire d'une boîte DSG à double embrayage et 6 rapports (une boîte manuelle à six rapports suivra en 2019), ce qui lui permet d’accélérer à 100 km/h en 6,7 secondes et de monter jusqu'à 237 km/h.

Ceux qui s'attendent à un moteur rageur et musical qui grésille à travers son échappement, seront peut-être déçus : la Polo GTI est du genre civilisé, avec une bande son un peu plus grave que sur la Polo. Le 2.0 reprend facilement à bas régimes et pousse fermement aux moyennes rotations, mais il n'a pas le punch pour continuer avec verve jusqu'au limiteur. La boîte DSG change en douceur et parfois avec un zèle excessif. Bien sûr, vous pouvez changer de vitesse vous-même avec les palettes au volant.

Si vous êtes du genre enthousiaste, les roues avant chercheront parfois l'adhérence, même sur route sèche. Mais la Polo GTI est aussi une machine efficace qu’il n'est pas facile de faire déboiter. Elle reste stable et maintient bien les mouvements de carrosserie. La Volkswagen n'est donc pas une GTI aussi ludique que les Peugeot 308 GTI et Ford Fiesta ST. Le confort de conduite est exempt de critiques : la suspension réagit fermement sans paraître vraiment rigide.

Les assistances de conduite

Il n'y a pas de différentiel mécanique entre les roues avant : la Volkswagen Polo GTI utilise des freins pour maintenir les roues avant en ligne. De plus, la GTI dispose de toutes les aides à la conduite des Polo classiques : avertissement d'angle mort et de trafic derrière la voiture, alerte de fatigue, régulateur de vitesse adaptatif, assistance au freinage d'urgence et aides au stationnement.

Les gadgets

Le tableau de bord digital est optionnel. La Polo GTI est équipée de série d'un écran multimédia de 6,5 pouces, qui peut être étendu en option à 8 pouces. Il peut également être complété par la navigation. Dans sa forme la plus complète, il y a bien sûr l'indispensable intégration du smartphone, avec Apple CarPlay et Android Auto. La recharge par induction figure également sur la liste des options.

L’addition

La Volkswagen Polo GTI est affichée au catalogue à partir de 27.670 €. Si vous cochez les options nécessaires, vous vous retrouverez juste au-dessus de 31.000 €. La différence face au prix de départ de la Golf GTI est heureusement suffisamment grande. En revanche, la Polo est également de plusieurs milliers d'euros, plus chère que sa plus grosse concurrente : la Ford Fiesta ST. Celle-ci ne dispose certes pas du même niveau d'équipements que la Polo GTI.

Volkswagen annonce une consommation moyenne de 5,9 l/100 km selon l'ancien cycle NEDC. Nous avons consommé un petit litre de plus : 6,8 l/100 km.

Le verdict

La nouvelle Volkswagen Polo GTI s'inscrit dans la lignée de la Golf : elle allie un caractère plus sportif à une grande facilité d'utilisation au quotidien et à une tenue de route hyper efficace. Il ne s’agit toutefois pas d’une machine extravertie… En bonne Allemande, elle est donc plutôt rationnelle, raisonnée et cela montre que la Polo est maintenant vraiment mature. Les plus sportifs ne trouveront peut-être pas ce qu'ils cherchent, mais pour la plupart des conducteurs et des fans de la marque, il s'agit d’une sportive idéale.

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À propos de l'auteur : Bervoets Wim Wim Bervoets est rédacteur chez Vroom depuis 2016. Il s'intéresse à tout, depuis les citadines jusqu'aux voitures de sport, et garde un esprit ouvert sur la mobilité et les carburants du futur.
Mais il rêve encore et toujours d'une Lotus Elise...

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