C’est le quatrième larron. Après les Insignia Grand Sport, Insignia Sports Tourer et Insignia Cross Tourer, ce Crossland X est le quatrième modèle de l’offensive « 7 in 17 » d’Opel. On l’a testé pour vous. 

Wim Bervoets
18/05/2017
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Dans la liste, nous en sommes donc au numéro quatre : trois variantes de l’Insignia et ce Crossland X. Cette année, nous attendons donc encore trois modèles : le Grandland X, le Vivaro restylé et l’Ampera-e. Mais l’importateur nous a glissé que ce dernier modèle ne devrait pas arriver chez nous avant l’année prochaine, Opel donnant la priorité aux marchés très « électrisés », comme la Norvège, les Pays-Bas ou l’Allemagne.

C’est quoi exactement comme modèle ?

Le Crossland X est le remplaçant du Meriva et c’est le plus petit SUV de la gamme “X”, qui désigne les modèles baroudeurs d’Opel. Mais le constructeur préfère que l’on parle ici d’un « crossover » : un modèle moins viril et plus pratique qu’un SUV. Bref, une sorte de mélange entre un monospace et un SUV. Le Crossland X se place donc dans la gamme sous le Mokka X, bien qu’il ne soit que 6 centimètres plus court que ce dernier.

Quelles différences par rapport au Mokka X ?

C’est tout l’esprit qui change : le Crossland X est davantage axé vers les familles et l’habitabilité que le Mokka X. Le coffre gagne d’ailleurs du volume : il affiche 410 litres banquette en place, contre 356 litres pour le Mokka X. Et le volume peut même être porté à 520 litres grâce à la banquette coulissante (qui se déplace sur 15 centimètres). Enfin, ce Crossland X est privé de transmission intégrale et son offre de moteurs est plus limitée, comme on le verra plus loin.

Est-ce un premier produit issu de la reprise par Peugeot et Citroën ?

Non. Certes, la base technique du Crossland X est bien une nouvelle évolution d’une plate-forme de chez PSA (celle qui servira aussi bientôt au nouveau Citroën C-Aircross), mais Opel souligne que le développement de ce modèle a commencé bien avant le rachat de la marque par PSA. Ce Crossland X utilise toutzfois aussi des moteurs provenant du groupe français, en l’occurrence le tricylindre 1.2 en essence et le 1.6 turbo diesel.  

Quelles sont les caractéristiques des moteurs ?

Le 1.2 est disponible en version atmosphérique, affichant 81 ch et 118 Nm de couple. En variante turbo, il est proposé en deux variantes : 110 ch et 205 Nm ou 130 ch et 230 Nm. Le 1.6 CDTI est lui aussi disponible en deux puissances : 99 ch et 254 Nm ou 116 ch et 300 Nm. Le 1.2 de base est associé à une boîte manuelle à 5 vitesses ou à une unité automatique à 6 rapports. Seule la variante 130 ch a droit à une boîte manuelle à 6 rapports. Idem en diesel : la version de 99 ch reçoit une boîte manuelle à 5 rapports et celle de 116 ch en compte un de plus. On soulignera que l’importateur estime que le modèle sera vendu à environ 90% en essence, le diesel ne devrait donc compter que pour moins de 10% des ventes.   

Que valent les moteurs ?

Nous avons pu tester trois moteurs : d’abord un 1.2 de 110 ch, associé à la boîte automatique à 6 vitesses. Ce tricylindre est correctement insonorisé, mais, associé à la boîte automatique, il incite à un style coulé. Il n’a pas particulièrement performant, avec un temps de 11,8 secondes pour passer de 0 à 100 km/h. Le paysage défile plus vite avec la version 130 ch : ce moteur est non seulement plus rapide (0 à 100 km/h en 9,1 secondes), mais il monte aussi plus joyeusement dans les tours et l’association avec la boîte manuelle à 6 vitesses est plus agréable. Quant au diesel de 116 ch, il met surtout en valeur son couple généreux. 

Et la tenue de route ?

Sur ce point, le Crossland X pâtit de commandes trop légères : la pédale de freins manque de ressenti, le levier de boîte est peu précis et l’amortissement est trop mou pour être dynamique en courbe. Cette Opel mise surtout sur le confort de conduite, bien que la suspension réagisse parfois sèchement sur les petites irrégularités du revêtement. Mais à plus haute allure, le Crossland X se sent à l’aise. Un bon point également pour les sièges confortables, comme Opel sait les faire. 

Que faut-il encore savoir ?

Que l’impression d’espace à bord de ce Crossland X est bien réelle, notamment grâce au pare-brise incliné et au grand toit panoramique optionnel. Opel a aussi dessiné sobrement le tableau de bord, ce qui n’est pas le cas dans le Mokka X, où l’ergonomie laisse à désirer. Enfin, le Crossland X peut aussi se parer de teintes extérieures « funky », avec éventuellement un toit de couleur contrastée.

Combien coûte-t-il ?

Le 1.2 atmosphérique est proposé à partir de 17.900 €. Les versions à essence suralimentées débutent quant à elles à 19.500 € pour le 1.2 turbo de 110 ch à boîte 5 manuelle et montent jusqu’à 22.300 € pour le même moteur associé à la boîte 6 automatique. En diesel, les prix débutent à 20.350 € en 99 ch et grimpent jusqu’à 23.300 € pour la version 116 ch dans son exécution la plus luxueuse. On précisera que tous les Crossland X reçoivent notamment de série la climatisation manuelle, le régulateur de vitesse, l’assistant de sortie involontaire de voie et le détecteur de panneaux routiers, le système multimédia avec écran tactile de 7 pouces et l’intégration du smartphone, ainsi que le service de conciergerie Opel OnStar. 

Conclusion ?

L’Opel Crossland X est un crossover spacieux et pratique, qui saura surtout séduire les familles ou les clients qui cherchent un véhicule moins viril que le Mokka X. Ils apprécieront son équipement décent et son prix attractif. Ce nouveau modèle risque même de pousser le Mokka X dans l’ombre, lui qui est moins spacieux mais joue dans le même segment et la même gamme de prix.

 

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