La mise au point de cette version GTS annoncée dès la présentation de l’A390 a un peu « traîné », mais elle est terminée. Après son lancement uniquement en version A390 GT, avançant déjà de nombreuses qualités dynamiques indéniables, le Sport Fastback électrique d’Alpine est donc enfin prêt à débouler dans sa version de pointe GTS sur le marché.
1. Une batterie française hautes performances
Dans cette nouvelle version de pointe, le SUV (c’est plus court que « Sport Fastback », vous nous excuserez finalement) électrique d’Alpine renforce encore son étiquette made in France. Elle remplace, en effet, la batterie aux cellules LG d’origine sud-coréennes de l’A390 GT par une nouvelle batterie « hautes performances » assemblée à Douai, dans le nord de la France, à partir de cellules produites, en France, par la société française Verkor.

2. Pas plus de stockage, mais une meilleure « décharge »
Sur papier, cette batterie ne semble toutefois pas bien différente de celle de la GT. Elle avance, notamment, exactement la même capacité de stockage avec ses 89 kWh utiles et fonctionne toujours aussi « seulement » en 400 volts. Elle a toutefois été étudiée spécifiquement pour offrir une plus grande capacité de décharge (jusqu’à 1 200 A), afin de permettre aux moteurs électriques de développer plus de puissance. En outre, son refroidissement a été profondément retravaillé afin d’assurer une meilleure stabilité des performances en conduite sportive.
3. Plus de puissance et une répartition vectorielle plus efficace
Résultat : en conservant la même architecture à trois moteurs de l’A390 GT (un pour l’essieu avant et un pour chaque roue arrière afin de créer un effet de lacet à la demande), l’A390 GTS peut développer jusqu’à 345 kW / 470 ch et surtout 824 Nm de couple. De quoi baisser son sprint de 0 à 100 km/h sous la barre des 4 secondes (3,9 s). Mais c’est surtout en distillant plus de couple à chaque moteur arrière que la GTS se démarque en magnifiant son système de répartition vectorielle de couple. Chaque moteur arrière peut développer jusqu’à 262 Nm afin de faire « pivoter » encore plus efficacement le SUV Alpine.



4. Charges rapides (un peu) meilleures
Dans le même temps, cette batterie mieux refroidie peut aussi tolérer une puissance de charge en pic un peu plus élevée (190 kW contre 150 kW pour la batterie LG). Mais elle offre, surtout, une puissance moyenne plus élevée durant le processus de charge (avec une moyenne annoncée autour des 135 kW). Cela réduit le temps d’immobilisation de l’A390 pour récupérer de 15 à 80 % de près de 30 minutes à moins de 25 minutes. Certes, cela reste loin des nouvelles références du segment du SUV électrique, affichés pourtant au même tarif, qui digèrent dorénavant les ions en 800 volts (comme la BMW iX3, par exemple). Mais cela permet tout de même d’un peu lisser un des défauts de l’A390…


5. Prix (beaucoup) plus élevé
Revers de la médaille : l’Alpine A390 GTS coûte sensiblement plus cher que l’A390 GT : + 10.500 € en l’occurrence. Soit un prix catalogue qui bondit de 67.500 € à 78.000 €. Certes, la GTS profite bien sûr aussi d’un équipement de série bien plus étoffé, justifiant son statut de version de pointe. Mais en flirtant avec la barre des 80.000 €, le SUV électrique Alpine devra batailler avec les déclinaisons les plus huppées des SUV électriques premium récents tournant en 800 volts (et généralement, bien mieux « accueillis » par les fleet managers) : Volvo EX60, Mercedes GLC Electric, BMW iX3, Audi Q6 e-tron, etc.














