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{"fr":"Voiture Alpine bleue sur route sinueuse avec paysage montagneux en arrière-plan.","nl":"Blauwe Alpine auto op kronkelende weg met berglandschap op de achtergrond."}
{"fr":"Alpine GT X-Over électrique bleu sur route sinueuse, paysage montagneux lointain.","nl":"Elektrische blauwe Alpine GT X-Over op bochtige weg, heuvelachtig landschap op de achtergrond."}
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Alpine A390 GT (2025) : quels sont ses qualités et défauts ?

Multipliant les « grosses » premières pour Alpine, l’A390 électrique conserve-t-elle tout de même l’ADN de la marque de Dieppe sous sa robe de SUV Fastback ?

Écrit par Jean-Francois Christiaens

16 Avril 2026

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Comme le Cayenne l’a fait pour Porsche au début des années 2000, l’A390 permet à Alpine de s’adresser à un autre public. Signe des temps : ce modèle au format plus familial qui vient étoffer le catalogue français se présente, en plus, exclusivement en versions électriques (la GT de 400 ch et la GTS de 470 ch), comme sa petite sœur A290 avant elle. Mais toujours avec trois moteurs à la clé ici : un pour les roues avant et un pour chaque roue arrière. Ce qui en fait à la fois la première Alpine SUV, la première Alpine à quatre roues motrices et, aussi, accessoirement la première Alpine dépassant la barre des 2 tonnes.

Quelles sont les qualités de l’Alpine A390 GT ?

1. Un comportement routier de référence

Mais la bonne nouvelle, c’est que cette A390 affiche tout de même un comportement dynamique de référence. On sent la patte Alpine, avec un train avant précis et tranchant à l’inscription. Et la répartition vectorielle de couple offerte par les deux moteurs arrière indépendants permet de sortir avec efficacité des courbes en gommant l’impression de poids. Globalement, l’A390 GT reste toutefois assez centrée et neutre. Elle devient un peu plus joueuse avec le mode « Track » qui accentue la répartition vectorielle de couple à l’arrière. Mais sans forcer inutilement le trait. Avec les modes Sport ou Track, les vitesses de passage dans les courbes sont en tous les cas impressionnantes. La voiture donne toujours l’impression de virer à plat tout en retardant très fortement l’apparition de sous-virage.

Alpine GT X-Over électrique bleu sur route sinueuse, paysage montagneux lointain. Alpine électrique bleu sur route de campagne avec montagnes en arrière-plan, ciel partiellement nuageux. Alpine A290 bleu sur route sinueuse entourée d'arbres, ciel bleu dégagé.
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2. Un compromis confort / efficacité

L’autre bonne nouvelle, c’est que ce comportement dynamique de haut vol ne se paie pas trop sur l’autel du confort. Et ce même si Alpine ne propose pas d’amortissement piloté pour son SUV électrique. En revanche, on retrouve des butées hydrauliques progressives qui évitent à la voiture de « taper » sèchement sur les grosses compressions. Pour un SUV électrique sportif de cette trempe, le filtrage global reste alors très bon. En fait, plus la vitesse augmente, plus le confort est soigné. Il faudra, en effet, composer avec un amortissement tout de même assez figé aux basses vitesses. Ce qui impose parfois aux passagers d’être ballotés sur les mauvais revêtements quand on évolue au pas.

Peugeot 408 bleue sur route sinueuse, paysage montagneux en arrière-plan.
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3. Son Alpine Telemetrics

Les esprits chagrins pourraient reprocher à l’Alpine de reprendre en partie la planche de bord de son cousin Renault Scenic électrique. Notamment sa tablette tactile centrale. Cela dit, il y avait pire comme organe à récupérer, car cette tablette verticale de 12 pouces fonctionnant sous Android Automotive se montre ergonomique, complète et agréable à l’usage. Mais en plus, ici, on peut y retrouver la fonction Alpine Telemetrics qui donne de très nombreuses informations sur son véhicule via la fonction Live Data. Notamment les températures des freins, des pneus, des trois moteurs, de la batterie, etc. Des données intéressantes à surveiller du coin de l’œil en conduite sportive.

Intérieur de la Renault Austral avec écran tactile et volant moderne. Tableau de bord numérique d'une voiture électrique Toyota avec afficheur de vitesse et niveaux de charge. Tableau de bord Alpine avec écran télémétrique, affichant des modes de conduite et d'assistance.
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Quels sont les défauts de l’Alpine A390 GT ?

1. Son architecture 400 volts

Pas de chance pour elle : l’arrivée conjointe des BMW iX3, Volvo EX60 et Mercedes GLC électrique articulées des entrailles 800 volts « de pointe » donne un petit coup de vieux à la base 400 volts de l’Alpine A390 reprise du Renault Scenic électrique. Cela se ressent au niveau de l’autonomie WLTP promise (avec maximum 555 km ici) et de la consommation réelle de l’Alpine. Mais surtout au niveau des puissances maximales digérées lors des recharges rapides. L’A390 GT ne peut, en effet, accepter que 150 kW maximum en courant continu, contre plus de 300 kW pour les Volvo et Mercedes voire même 400 kW pour la BMW. Cela rendra les longs périples un peu plus contraignants avec l’Alpine.

Peugeot 408 bleu sous une pergola moderne avec palmiers en arrière-plan.
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2. Visibilité périphérique

Si le style de Sport Fastback retenu pour cette Alpine familiale lui confère un charisme indéniable, il montre aussi ses limites au niveau pratique. La visibilité ¾ avant est, en effet, parfois problématique dans certains virages en raison des montants A plongeants. Mais, surtout, la petite lunette très inclinée (et sans essuie-glace) n’offre pas une très bonne visibilité vers l’arrière. Aux places postérieures, il faudra aussi composer avec une certaine sensation de confinement en raison des faibles surfaces vitrées et de la présence des (beaux mais encombrants) sièges baquets avant.

Peugeot 408 bleu électrique roulant sur une route côtière ensoleillée avec palmiers. Intérieur d'une Alpine avec des sièges en fibre de carbone et rétroviseur bleu.
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3. Pas de palettes au volant

Enfin, on regrettera de ne pas pouvoir jongler entre les modes de régénération d’énergie via des palettes au volant. Pour passer du mode One Pedal à la roue libre, il faut actionner plusieurs fois la petite molette bleue située en bas à gauche. Elle est certes jolie, mais elle n’est pas très ergonomique à l’usage en conduite sportive. En revanche, le bouton « OV » rouge qui permet de disposer de toute la cavalerie disponible d’un claquement de pouce est agréable lors des dépassements ou pour accélérer à fond un court instant entre deux virages serrés.

Volant de voiture de sport avec sélecteur de mode bleu, design intérieur moderne et élégant. Paddle shifter rouge OV dans une voiture de sport moderne avec volant en cuir. Volant Alpine moderne avec tableau de bord numérique, design sportif et boutons multifonctions.
Jean-Francois
							Christiaens

Jean-Francois Christiaens

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