L'année 2026 débute en demi-teinte pour le secteur automobile en Europe. On enregistre en effet un recul de presque 4 % en termes d'immatriculations par rapport à la même période l'année dernière. En Belgique, les chiffres sont même moroses malgré un Brussels Motor Show généralement synonyme de fête. Les ventes de véhicules neufs ont en effet dégringolé de 18,7 % par rapport à la même période en 2025 ! Il faut cependant préciser qu'on attend en réalité encore les retombées du Salon. Si les carnets de commandes se sont bien remplis durant le Brussels Motor Show, les voitures vendues n'ont pour la plupart pas encore été immatriculées. Ces chiffres ne sont donc pas forcément synonymes d'un marché en mauvaise santé.

En Europe, près d'une nouvelle voiture sur cinq est 100 % électrique
Malgré ce début d'année en demi-teinte, il y a tout de même certaines tendances intéressantes à épingler, à commencer par les immatriculations de nouvelles voitures électriques. En janvier 2026, la part de marché de ces véhicules était de 19,3 %, contre 14,9 % un an plus tôt. La tendance que l'on a observée fin 2025 semble donc se poursuivre. Pour rappel, l'année dernière, presque une nouvelle voiture vendue sur cinq en Europe était un véhicule électrique. Et ce fut encore le cas en janvier 2026. Certaines marques ont également bien tiré leur épingle du jeu en ce début d'année, alors que d'autres voient malheureusement leurs ventes dégringoler…

Les Chinois progressent et Dacia régresse…
Parmi les marques, constructeurs et groupes ayant progressé en janvier 2026, Stellantis est étonnamment parvenu à vendre 9,1 % de voitures en plus qu'en 2025 ! Une progression que le groupe doit en réalité uniquement à Fiat et Opel. Mais ce n'est rien à côté du bond de géant qu'ont fait les acteurs chinois en janvier 2026 en Europe : BYD et Omoda ont presque triplé leurs ventes, alors que Jaecoo et Leapmotor les ont quasiment quintuplées ! De l'autre côté du spectre, Dacia a vu ses ventes plonger de 35 % en ce début d'année 2026. Pourquoi ? Difficile à dire, mais une chose est sûre : le marché européen est en pleine mutation…
















