Le Seal U DM-i est le premier véhicule non exclusivement électrique que le constructeur chinois BYD a proposé en Europe. Un SUV familial qui a donc étrenné la technologie hybride rechargeable dite « super hybride » de BYD et siglée DM-i. Une technologie qui est dorénavant aussi proposée sur le break Seal 6 DM-i Touring et le SUV compact Atto 2 DM-i. En se déclinant en DM-i, le SUV Seal U déjà proposé en variante électrique pure s'adresse alors aussi aux acheteurs qui veulent passer au branchement électrique mais sans renoncer totalement à la pompe à essence. Avec un prix catalogue à partir de 37 900 € en Belgique — et même 34 110 € en ce moment grâce à une promotion — il affiche un tarif nettement inférieur à celui de la concurrence établie pour un SUV hybride rechargeable de ce gabarit. Mais un prix plancher suffit-il à convaincre ?
Design - BYD Seal U DM-i
Lignes classiques
Extérieurement, le Seal U DM-i adopte une silhouette lisse, aux lignes tendues et au profil assez classique. Pas de calandre agressive ni de traits de caractère exubérants : BYD a joué la carte de la discrétion. Là où un Peugeot 3008 mise sur un design de concept-car et un Renault Austral E-Tech sur une identité visuelle affirmée, le Seal U préfère se fondre dans le décor. Certains y verront du bon goût. D'autres, un manque de personnalité. D’autant plus que toutes les peintures proposées sont assez ternes ou classiques (gris / noir / bleu / blanc / brun).
Seulement en 5 places
Avec 4 775 mm de long et 1 890 mm de large, ce SUV avance quoiqu’il en soit un gabarit conséquent. On dépasse, par exemple, l’encombrement du Skoda Kodiaq (4 758 mm de long pour 1 864 mm de large) et on flirte avec celui du Peugeot 5008 (4 791 mm / 1 895 mm). Contrairement à ces derniers, le BYD Seal U n’est toutefois proposé qu’en configuration à 5 places. Impossible de jouir de 6ème et 7ème places d’appoint en cas de besoin avec le SUV chinois. Cela dit, en version PHEV, le Skoda Kodiaq iV ne propose plus non plus cette possibilité en raison de sa grande batterie.
Intérieur sobre
À l'intérieur, BYD a aussi opté pour une certaine sobriété. La planche de bord est toutefois dominée par un immense écran tactile rotatif de 15,6 pouces, qui peut basculer du mode paysage au mode portrait. Un gadget, sans doute, mais l'écran lui-même est assez réactif, net et lisible. Le système multimédia intègre Apple CarPlay et Android Auto, et une commande vocale gère les fonctions courantes.
Le levier de vitesse en cristal et la console centrale flottante à double niveau de rangement apportent une petite touche d'originalité bienvenue dans cet habitacle par ailleurs assez conventionnel. Les matériaux sont corrects pour le prix : pas de surfaces franchement bon marché, mais on reste un cran en dessous de ce que proposent des concurrents comme les Volkswagen Tiguan ou Kia Sportage. Dans l'ensemble, la finition proposée tient donc la route pour un véhicule affiché à ce tarif, même si elle ne tutoie pas les standards les plus exigeants du segment.



Expérience - BYD Seal U DM-i
Equipement pléthorique de série
L'équipement de série est clairement l'un des arguments massue du Seal U DM-i. Quelle que soit la finition choisie — Boost, Comfort ou Design — la dotation est identique et très généreuse (ces sont les caractéristiques techniques qui changent entre les trois versions). De série, on retrouve dans tous les cas des sièges chauffants et ventilés, un affichage tête haute, un système audio Infinity (Harman), deux chargeurs sans fil pour smartphones, une caméra 360°, un régulateur adaptatif avec maintien dans la voie, l’alerte de collision avant et arrière et même la technologie V2L (Vehicle-to-Load) qui permet d'alimenter des appareils électriques depuis la voiture.
Une dotation de base aussi complète reste rare sur le marché, surtout à ce niveau de prix. Les concurrentes nécessitent généralement de cocher de nombreuses options pour atteindre un équipement comparable.
Habitabilité et coffre
Côté habitabilité, l'espace aux places avant est généreux, avec une bonne amplitude de réglages du siège conducteur. À l'arrière, même un passager de grande taille dispose d'un espace aux jambes très confortable grâce à l'empattement de 2 765 mm.
Le coffre affiche, de son côté, 425 litres en configuration Boost et Design (450 litres pour la version Comfort), extensibles à 1 440 litres une fois la banquette rabattue. C’est peu au vu des dimensions extérieures, mais disons que cela reste correct compte tenu de la configuration hybride rechargeable de ce SUV. Un Volkswagen Tiguan qui propose 652 à 1 650 l de coffre avec ses motorisations thermiques voit, par exemple, également son coffre diminuer à 490 / 1 486 l en Tiguan eHybrid. Côté pratique, compte tenu de sa silhouette de SUV, le BYD Seal U DM-i impose aussi de composer avec un seuil de chargement assez haut. Ce qui complique l'accès quand on veut charger des objets lourds. Et la modularité est très basique, avec seulement des dossiers rabattables selon la configuration 60/40.




Conduite - BYD Seal U DM-i
Jusqu’à 26,6 kWh ou 324 ch
On l’a écrit, la différence entre les trois exécutions proposées tient de l’ordre technique. Les versions Boost et Comfort reprennent le même groupe motopropulseur hybride articulé autour d’un bloc quatre cylindres 1.5 l atmosphérique et d’un moteur électrique envoyant 160 kW (218 ch) et 300 Nm aux roues avant. Elles se démarquent par l’usage d’une batterie de 18,3 kWh pour la première et de 26,6 kWh pour la seconde. De quoi jouir d’une autonomie en mode électrique de respectivement 80 et 125 km WLTP. La variante haut de gamme Design reprend quant à elle la « petite batterie », mais la couple à un groupe motopropulseur plus puissant et à quatre roues motrices. On retrouve ici un moteur 1.5 l turbo sous le capot ainsi qu’un moteur électrique en sus pour animer les roues postérieures. La BYD Seal U DM-i Design développe alors jusqu’à 238 kW (324 ch) et 500 Nm pour une autonomie électrique WLTP de 70 km.
Recharge en AC ou DC
Côté recharge, notons que le SUV Seal U DM-i est compatible avec la recharge rapide en courant continu. Il accepte toutefois seulement 18 kW au maximum en DC. Passer de 30 à 80 % sur une borne rapide prend alors environ 35 minutes avec la petite batterie de 18,3 kWh contre quasiment une heure (50 minutes) avec la grande. Au quotidien, la recharge sur une wallbox est possible en courant alternatif triphasé jusqu’à 11 kW. Il faudra environ 2 ou 3,5 heures pour une charge complète selon la taille de la batterie retenue.
Silence et confort de marche, mais…
En route, l'insonorisation de la BYD Seal U DM-i s’apprécie. Le moteur thermique, lorsqu'il s'active, reste étonnamment discret. Les bruits de vent restent aussi globalement assez contenus, même si un léger sifflement au niveau des rétroviseurs se fait entendre sur autoroute. Seuls les bruits de roulement auraient pu être un peu plus soignés. Les suspensions très souples se montrent, quant à elles, très confortables. En revanche, elles engendrent aussi un roulis prononcé en virage et un tangage désagréable en conduite plus active. En outre, la direction est très légère et ne renvoie que peu d’information. Les amateurs de conduite gagneront à opter plutôt pour un Ford Kuga PHEV, par exemple.
Conduite coulée
C'est en milieu urbain ou en conduite coulée que le Seal U DM-i donne sa meilleure impression. Sa motorisation hybride fonctionne la plupart du temps en mode électrique, offrant une conduite silencieuse et souple. Le moteur 1,5 litre, qu’il soit atmosphérique (Boost/Comfort) ou turbo (Design) ne se manifeste quasiment pas en utilisation quotidienne. La direction très légère et les suspensions douces se montrent également agréables dans le trafic. Sur les longs trajets autoroutiers, le SUV hybride chinois reste agréable et l'autonomie totale annoncée peut flirter avec les 1 200 km en Comfort (batterie de 26,6 kWh).
Consommation réelle BYD Seal U DM-i
Si les chiffres WLTP sont impressionnants sur le papier, il faut compter plutôt 60 km d'autonomie électrique réelle avec la petite batterie et une centaine avec la grande batterie. En fonction de la version commandée et du style de conduite adopté, on pourra tabler sur +- 6,0 l/100 km de consommation d’essence en moyenne. Le réservoir d’essence embarque 60 litres dans tous les cas.



Budget - BYD Seal U DM-i
Quel prix pour le BYD Seal U DM-i en 2026 ?
On l’a écrit, le prix reste l'atout majeur de la BYD Seal U DM-i. Proposée à partir de 37 900 € catalogue (voire actuellement 34 110 € durant la promotion de février 2026) pour la version Boost, il se positionne bien en dessous des Peugeot 5008 Hybrid, Volkswagen Tiguan eHybrid ou Kia Sportage PHEV. Même la version Comfort avec sa grosse batterie reste compétitive, à 40 400 € catalogue (35 350 € en promo). La variante Design à 45 500 € (39 813 € en promo) reste aussi intéressante, vu son rapport équipement / puissance / prix, pour ceux qui veulent jouir d’une transmission intégrale.
Garantie généreuse
Dans tous les cas, le prix de ce SUV hybride rechargeable est d’autant plus alléchant que BYD a récemment élargi sa couverture de garantie. On jouit dorénavant d’une garantie générale de 6 ans ou 150 000 km sur le véhicule et de 8 ans ou 150 000 km sur le groupe motopropulseur. La batterie haute tension est couverte, quant à elle, durant 8 ans ou 250 000 km.
Côté fiscalité, les faibles émissions de CO₂ (à partir de 35 g/km ou 50 g/km WLTP en fonction de la batterie avec le nouveau protocole d’homologation) offrent aussi un avantage significatif tant en voiture de société que pour les particuliers.
Verdict - BYD Seal U DM-i
La BYD Seal U DM-i s'adresse aux familles qui cherchent un SUV spacieux, bien équipé et confortable, sans trop se soucier du plaisir de conduite. Son groupe motopropulseur hybride, silencieux et économique, reste son meilleur atout. Surtout compte tenu des prix pratiqués, qui défient toute concurrence dans le segment malgré une dotation de série très généreuse.














