Mazda a retenu le Salon de Bruxelles, en janvier dernier, comme écrin pour la grande première sortie officielle de son nouveau SUV électrique CX-6e et en ouvre les commandes officiellement cet été. Mais il faudra encore attendre le mois de septembre prochain pour que ce grand frère de la récente berline électrique 6e célèbre son intronisation officielle dans le réseau Mazda et qu’on puisse en prendre le volant. En attendant, on a toutefois eu l’occasion de l’étudier dans le détail, statiquement.
Style charismatique et « européen »
On ne va pas se le cacher : techniquement, cette Mazda CX-6e est, comme sa berline de sœur, un produit « mixte ». Sa base technique provient, en effet, du partenaire chinois de Mazda (Changang). Mais en ce qui concerne la mise au point du châssis (une spécialité reconnue de Mazda) et le design du modèle, la marque d’Hiroshima jure sur l’honneur que c’est du « fait maison ». En fait, ces deux domaines sont mêmes plutôt européens : la mise au point du châssis a été peaufinée en Allemagne. Et c’est le studio de design européen (dirigé par le Belge Jo Stenuit) qui a remporté le petit concours interne avec les studios californien et japonais de Mazda pour le dessin final de ce SUV. Au-delà de l’anecdote, on remarquera surtout que ce CX-6e affiche une présence charismatique avec ses arêtes franches, sa signature lumineuse originale (la forme en « wing » du LED change un peu de la grosse barre droite qui traverse maintenant de nombreuses calandres), sa lunette arrière façon coupé et son logo Mazda éclairé.



Rétroviseurs caméras et teintes « originales »
Pour renforcer son côté « technologique », le SUV électrique de Mazda peut disposer de rétroviseurs latéraux de type caméra. Et pour l’aider à ne pas se fondre dans la masse des SUV électriques qui pullulent sur le marché, Mazda lui permet de se parer de deux nouvelles teintes plutôt originales pour les amateurs d’excentricité : Air Stream Blue (un bleu ciel) et Nightfall Violet (ce mauve foncé). Mais des teintes « neutres » classiques sont bien sûr aussi prévues pour respecter la consigne traditionnelle des « car-policies ».



Poignées rétractables et vitres sans encadrement
Au niveau des détails qui pourraient (potentiellement) se montrer un peu moins convaincants à l’usage, notons la présence de poignées rétractables à l’extérieur (une solution aérodynamique, mais parfois assez fastidieuse au quotidien) et d’une ouverture des portes via un bouton électronique à l’intérieur (une solution interdite dès 2027 en Chine pour des raisons de sécurité). Autre petit point d’attention à surveiller : les vitres des portes sont sans encadrement, comme sur un coupé. Cela affine indiscutablement le style de ce SUV au look plutôt sportif. Mais cette solution engendre parfois aussi des bruits aérodynamiques plus marqués sur les grands axes, surtout à bord d’une voiture électrique. A surveiller, donc.


Habitabilité généreuse
En revanche, côté habitabilité, la CX-6e ne souffrira pas la critique à l’usage ! Elle est certes un chouia plus petite que sa sœur berline 6e (4,85 m contre 4,92 m) en raison d’une poupe plus ramassée. Mais elle affiche quasiment le même empattement très généreux (2,90 m) et, bien sûr, voit son pavillon culminer bien plus haut. Résultat : l’espace disponible à bord reste très généreux. En outre, notons qu’on peut facilement glisser ses pieds sous les sièges avant, ce qui rend la position d’assise confortable sur la banquette.
Côté coffre, enfin « coffres », le SUV électrique de Mazda se montre aussi pratique même si, au vu de son gabarit, il ne bat aucun record : on dispose de 468 l à l’arrière (1.434 l avec les dossiers repliés) et de 83 l dans le « frunk », à l’avant.



Format Mercedes GLC électrique
Pour se donner un ordre de grandeur, du long de ses 4,85 m, ce CX-6e joue dans la même cour que le Mercedes GLC électrique (4,85 m) et est un peu plus grand que les Volvo EX60 (4,80 m) et BMW iX3 (4,78 m) du côté des blasons premium 800 volts. Si on lorgne vers les modèles généralistes en 400 volts comme lui, ce Mazda CX-6e fait donc figure de « grand de la bande », puisqu’il est même plus étiré que le Peugeot e-5008 (4,79 m) et bien plus long que les Kia EV5 (4,61 m) ou Skoda Enyaq (4,66 m).

Ecran (XXL) omnipotent et… duo obligatoire « surprenant »
En étudiant la présentation intérieure, on remarque une finition globalement soignée, mais tirant plutôt vers l’univers généraliste que premium. Ce qui divisera néanmoins le plus, c’est à la fois la présence d’une énorme tablette tactile horizontale (26 pouces) omnisciente et omnipotente mais également l’obligation d’opter pour un intérieur mauve / beige sur la version haut de gamme. Chacun jugera ces deux critères selon ses goûts personnels. Mais signalons que la grande dalle remplace non seulement les compteurs traditionnels (l’affichage tête haute est néanmoins offert en série) mais centralise aussi absolument toutes les commandes (climatisation, la radio, sièges chauffants, etc). Si on lorgne vers la ligne Takumi Plus (qui est la seule à pouvoir jouir des rétroviseurs extérieurs caméras et des sièges arrière ventilés), on repartira donc obligatoirement avec l’intérieur façon maillot RSC Anderlecht. La possibilité d’opter pour un noir plus classique (comme en Takumi) aurait certainement mieux convenu à la clientèle fleet ciblée par ce SUV électrique…



Charge rapide en 200 kW
Techniquement, ce SUV électrique est, pour rappel, lancé en une seule version équipée d’une batterie LFP de 78 kWh (assurant une autonomie WLTP de 484 km) et d’un unique moteur de 190 kW (258 ch) entrainant ses roues arrière. Mais sa capacité de charge rapide est meilleure que celle proposée sur sa petite sœur berline 6e, puisqu’elle atteint finalement ici même 200 kW en pic contre 195 kW annoncé en début d’année (de quoi récupérer de 10 à 80 % de charge en 24 minutes). La berline électrique de Mazda ne digère « que » 90 kW ou 165 kW en fonction de la batterie retenue.

Prix et lancement Mazda CX-6e 2026
Mazda propose son SUV CX-6e en deux niveaux d’exécution : Takumi et Takumi Plus. Le premier est disponible dès 46.290 € et offre déjà un équipement complet. La version de pointe, qui se démarque donc notamment par ses jantes de 21 pouces en série (19 pouces sur Takumi), ses rétroviseurs caméras, sa banquette arrière chauffante et ventilée (et donc son intérieur mauve / beige obligatoire…) reste sous la barre des 50.000 € : 49.290 €.
















