Le Hyundai Bayon est le crossover thermique d'entrée de gamme de la marque coréenne en Europe, positionné juste sous le Kona dans la hiérarchie des SUV. Lancé initialement en 2021, le Bayon a profité d’un léger restylage au début 2024. Depuis, il emprunte la signature lumineuse « Seamless Horizon » de son grand frère pour moderniser son allure. À qui s'adresse-t-il ? Aux acheteurs à la recherche d'un SUV compact, bien équipé et rationnel. Un profil qui ne manque donc pas de concurrents dans le segment B ! On notera, en plus, que ce Bayon se présente comme une alternative légèrement surélevée à sa soeur plus terre à terre Hyundai i20.
Design - Hyundai Bayon
Il faut avoir l'œil pour reconnaître le nouveau Bayon…
Le changement le plus visible sur le nouveau millésime ? Ce bandeau LED « Seamless Horizon » qui traverse toute la largeur de la face avant. Le petit coréen emprunte cette signature lumineuse au Kona pour affirmer son appartenance à la famille SUV de Hyundai. La calandre et les pare-chocs ont été redessinés, les jantes renouvelées (16 ou 17 pouces en alternative aux jantes en tôle de 15 pouces de série) et quatre nouvelles teintes — dont un Vibrant Blue Pearl plutôt réussi — complètent la mise à jour. Pour les amateurs, il est toujours possible aussi d’opter pour un toit noir (option Phantom Black Bi-Ton).
Avec ses 4,18 m de long et 1,78 m de large, le Bayon reste un gabarit très urbain. Plus court qu'un Renault Captur (4,24 m) et sensiblement plus compact qu’une Peugeot 2008 (4,30 m), il se faufile aisément dans les rues étroites des centres-villes. Sa hauteur de moins d’1,50 m lui confère toutefois une silhouette tirant plus vers l’univers du « crossover surélevé » que d’un véritable SUV. Une honnêteté stylistique qu’on peut éventuellement juger rafraîchissante dans un segment qui aime souvent exagérer ses proportions.
Un intérieur rafraîchi, pas révolutionné
À bord, les changements prévus pour le millésime 2024 sont encore plus subtils. L'éclairage intérieur passe au LED, avec en option un éclairage d'ambiance multicolore à l'avant — une attention que l'on retrouve habituellement dans des segments supérieurs. La planche de bord conserve son agencement hérité de l'i20 également restylée en 2024, avec deux écrans de 10,25 pouces (instrumentation numérique et infodivertissement) sur les versions mieux équipées.
Le dessin reste sobre, fonctionnel. Voire un peu vieillot si on compare avec la toute nouvelle planche de bord développée pour le cousin Kia Stonic sur son millésime 2026. L'ergonomie profite toutefois de commandes logiques, bien placées. Revers de la médaille : les plastiques durs dominent largement l'habitacle. Au toucher, le Bayon accuse un certain retard face au Captur ou au Peugeot 2008, dont les matériaux flattent davantage les doigts. Le Kia Stonic, cousin technique du Bayon construit sur la même base, partage d'ailleurs cette faiblesse.
Correct, sans faire d'étincelles
Cela dit, l'assemblage ne souffre d'aucun défaut visible. Les ajustements sont précis, les portières claquent avec un son rassurant. Hyundai maîtrise son sujet sur ce plan. Simplement, la qualité perçue des matériaux reste en retrait par rapport aux ambitions affichées — un compromis classique dans cette gamme de prix, que la plupart des B-SUV thermiques partagent.



Expérience - Hyundai Bayon
Un multimédia qui joue au-dessus de sa catégorie
L'écran tactile central de 10,25 pouces abrite, en série, un système multimédia complet, compatible Apple CarPlay et Android Auto. La navigation bénéficie désormais de mises à jour cartographiques « over-the-air » via Bluelink, le système connecté de Hyundai. Les menus sont clairs, la réactivité correcte — pas au niveau des systèmes de marques premium, mais largement à la hauteur du segment. Devant ses yeux, le conducteur peut retrouver un second grand écran de 10,25 pouces (Supervision LCD) dès le second niveau d’exécution, en remplacement du petit écran LCD de 4,2 pouces prévu en série.
Ajoutez la possibilité de jouir d’un chargeur sans fil en console centrale, trois ports USB (dont deux USB-C, un à l'avant et un à l'arrière) et l'option d'un système audio Bose à huit haut-parleurs avec caisson de basses mais aussi des sièges chauffants à l’arrière : le Bayon peut se montrer plutôt huppé. Sur ce terrain, il devance sans peine un Opel Frontera nettement plus basique en matière d’équipement et de connectivité.
Des aides à la conduite de « grande »
Le Bayon embarque également un arsenal d'aides à la conduite digne d'une berline familiale du segment supérieur. L'assistance active au suivi de voie (LFA), le freinage d'urgence autonome avec détection de piétons et cyclistes, la surveillance des angles morts avec correction de trajectoire et le régulateur adaptatif basé sur la navigation complètent le package SmartSense. Le système d'alerte de présence de passager à l'arrière (ROA) pourra aussi être pratique pour les jeunes parents étourdis…
Habitabilité et coffre : le bon compromis
C'est l'un des points forts indiscutables du Bayon. Ses 411 litres de coffre se montent généreux compte tenu de l’encombrement extérieur. L'espace aux jambes arrière (882 mm) reste aussi correct pour le segment, même si les grands gabarits préféreront voyager à l'avant. La garde au toit de 977 mm à l'arrière permet de s'installer sans se contorsionner.
La modularité du Bayon, elle, reste en revanche basique — pas de banquette coulissante, par exemple. À ce niveau, le Renault Captur avec sa banquette coulissante se montre plus modulable au quotidien.



Conduite - Hyundai Bayon
En ville, dans son élément naturel
Le Hyundai Bayon se révèle dans son biotope favori : le trafic urbain. Sa direction légère et son gabarit compact facilitent les manœuvres dans les villes. Sa position de conduite légèrement surélevée offre, quant à elle, une visibilité panoramique qui rassure.
Plus globalement, son comportement routier se montre sain, avec des suspensions suffisamment fermes pour maintenir le cap sans (trop) sacrifier le confort quotidien. Ce n’est pas le SUV compact le plus grisant du marché, il ne viendra pas faire trembler une Ford Puma ou un Opel Mokka côté dynamisme pur. Mais le Bayon ne prétend pas jouer sur ce terrain — et cette honnêteté lui va plutôt bien. D’autant plus que la gamme mécanique prévue sous son capot n’a rien de très
Rond, sans plus
Dorénavant, le Bayon n’est plus disponible qu’avec un seul moteur de 90 ch. Ce petit trois cylindres 1.0 l turbo de 998 cc (qui développait 100 ch avant son récent remaniement) assure toutefois des performances suffisantes, mais sans plus. Le 0 à 100 km/h est couvert en 11,3 s. Du moins si l’on s’oriente vers la boîte manuelle à 6 rapports. La seule alternative mécanique encore proposée sous le capot du Bayon en 2026 est de troquer cette dernière contre un module robotisé à 7 rapports. Les performances perdent encore un peu des plumes dans l’opération (0 à 100 km/h en 13,3 s). Mais cette boîte à double embrayage 7DCT se montre tout de même fluide dans ses changements de rapports et agréable en conduite coulée. Le précédent moteur d'entrée de gamme atmosphérique 1.2 MPi de 79 ch n’est, quant à lui, plus proposé au catalogue.



Budget - Hyundai Bayon
Prix Hyundai Bayon en 2026
Cette disparition du bloc d’accès induit une augmentation du prix de base du Bayon. Il ne démarre dorénavant plus sous la barre psychologique des 20 000 € comme au début de sa carrière. En 2026, le Bayon affiche un prix catalogue de départ à 24 299 € dans sa version Twist. Un tarif assez élevé si on compare avec les prix de départ des Seat Arona, Citroën C3 Aircross ou encore Dacia Sandero Stepway. Mais ce prix de départ peut descendre actuellement à 21 300 € en Belgique (prix promotionnel). Cela devient plus compétitif pour le segment, d’autant plus que l’équipement de série du Bayon est déjà intéressant. Mais on préférera tout de même lorgner vers sa ligne Techno (à partir de 26 299 € ou 24 049 € en promotion) pour jouir de quelques attentions supplémentaires, comme la climatisation automatique, le grand écran Supervision de 10,24 pouces ou encore l’accès / démarrage mains libres (Smart Key). La version Sky, la mieux équipée, culmine de son côté à 28 649 € (26 399 € en promotion). Elle offre alors des attentions dignes du segment supérieur, comme le volant chauffant, des sièges chauffants à l’avant et à l’arrière, le régulateur adaptatif, le système audio Bose ou encore la surveillance des angles morts. Si on souhaite jouir des services de la boîte à double embrayage 7DCT, notons que c’est possible sur les trois niveaux d’exécutions. Il faut alors tabler sur un supplément de 1 750 €.
Coûts d'utilisation : rien à cacher
Avec des émissions de CO₂ comprises entre 123 et 126 g/km selon la version, la taxe de mise en circulation reste modérée en Belgique. Côté consommation réelle, comptez autour de 6 l/100 km en usage mixte. Honnête pour un SUV à essence.
La garantie de 5 ans sans limite de kilométrage offerte par Hyundai constitue aussi un atout sérieux face aux 2 ou 3 ans proposés par les constructeurs européens. Pour un acheteur qui prévoit de garder son véhicule longtemps — et en Belgique, l'âge moyen d'une occasion atteint désormais près de 10 ans —, c'est un argument de poids.
Verdict - Hyundai Bayon
Le Hyundai Bayon 2024 n'a pas la prétention de révolutionner le segment des petits SUV. Sa force réside dans un équilibre pragmatique : technologie moderne, habitabilité généreuse et rapport prix / équipement contenu. Pour un acheteur qui cherche un premier crossover urbain fiable et bien équipé, le Bayon coche beaucoup de cases. Ceux qui privilégient le plaisir de conduite ou une ambiance intérieure soignée regarderont plutôt du côté du Ford Puma, du Renault Captur ou du Peugeot 2008. Mais pour le rapport prestations-prix — surtout avec cette garantie de 5 ans —, le petit coréen de l’ombre reste une alternative intéressante aux Seat Arona, Dacia Sandero Stepway ou Citroën C3 Aircross. A peine plus cher et entièrement renouvelé, son cousin Kia Stonic 2026 offre toutefois une garantie allant jusqu’à 7 ans.












